Rafiki Saïd se sent déjà comme chez lui, au Standard. Le Comorien a été séduit par l’accueil du vestiaire et se montre ambitieux avec les Rouches.
Le Standard a envoyé un signal fort cette semaine en limogeant Mircea Rednic après cinq journées de championnat seulement pour introniser Vincent Euvrard sur le banc. Les Rouches ne veulent pas perdre de temps et, voyant que l’entraîneur roumain n’allait pas être en mesure d’améliorer considérablement la situation, ont directement insufflé un nouveau souffle pour ne pas perdre trop de terrain sur les candidats au top 6.
« Collectivement, on sait qu’on veut jouer le haut de tableau. Avec le travail et l’exigence, on peut le faire. Le championnat est d’un très bon niveau. Ça fait cinq matchs que je joue, je suis content. C’est plus intense que ce que j’ai connu, il y a plus de rythme en attaque », a commenté Rafiki Saïd cette semaine dans un entretien accordé à Standard TV.
Le Standard était une évidence pour Rafiki Saïd
Arrivé durant le stage de préparation au Touquet après une belle saison à l’ESTAC Troyes, le Comorien aurait pu signer ailleurs qu’à Sclessin. Le projet proposé par Marc Wilmots l’a cependant convaincu.
« Quand t’es un attaquant et que tu as marqué, tu as toujours plusieurs choix. Il faut faire le bon, et surtout assumer son choix. Ne pas se demander pourquoi on est là. Quand Marc m’a appelé, je n’ai pas hésité. Il m’a expliqué la situation, et voilà. »
« Quand j’étais petit et que je faisais les tournois, on voyait le Standard arriver avec leurs cars, on les regardait. On se disait ‘ah oui, c’est costaud’. C’est pour ça que quand les gens me demandaient ‘tu connaissais le Standard avant ?’, bien sûr que je le connaissais. Encore heureux. Quand on venait en tournoi, on savait qu’ils étaient bons. Les jeunes ici font beaucoup de tournois en France, et ils les gagnent en plus. Ou alors ils vont loin. »
Un bande de potes dans le vestiaire, ce qu’il faut pour obtenir des résultats
Retrouver l’ADN du Standard, le slogan vendu par Marc Wilmots en début de saison, passe aussi par une solide cohésion de vestiaire. Rafiki Saïd l’assure : l’ambiance est optimale dans le groupe, et les autres recrues estivales du Standard ont toujours affirmé la même chose lors de leurs passages devant la presse.
« Après une semaine au stage, j’avais l’impression d’avoir toujours été là. Les joueurs m’ont très bien accueilli, comme si on s’était toujours connus. Depuis que je suis là, ils m’ont pris comme une famille. Il y a beaucoup de joueurs que je connaissais de nom, je les connais personnellement et je suis heureux d’être ici avec eux. »
« Souvent, la première fois dans un vestiaire, on ne t’accueille pas comme ça. Les joueurs, comme ils m’ont dit bonjour, tu le sens. C’est normal d’avoir plus d’affinités avec l’un ou l’autre, mais tout le monde se respecte. C’est pour ça que je suis confiant, on a les joueurs. »
Rafiki Saïd attend encore son premier but en match officiel
« Intéressant, mais peut mieux faire » serait un avis correct sur le début de saison de Rafiki Saïd chez les Rouches. Très virevoltant sur le côté, le joueur de 25 ans a été testé en pointe pour remplacer Thomas Henry et les blessés, sans succès. Après une première passe décisive contre Dender et deux sorties à la pause face à Genk et l’Union, Rafiki Saïd entend prochainement inscrire son premier but en match officiel pour le Standard.
« Généralement, les gens pensent que je vais être énervé parce que je suis sorti à la mi-temps. Mais je suis quelqu’un de joyeux, avec des ambitions. Je me dis que je suis en bonne santé, ma famille aussi, c’est l’important. Quand tout va bien, il faut avoir le sourire. Et quand tout va mal aussi, car il y a toujours pire dans la vie. Une saison, c’est très long, et ceux qui commencent ne sont pas toujours ceux qui finissent. »