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L’attaque du Standard se cherche toujours son patron

Les matchs contre les Rangers et Bruges ont rappelé la difficulté des attaquants rouches à marquer. Tant Oulare, Avenatti que Muleka.

Toujours très diplomate à propos des difficultés de son attaque à marquer, Philippe Montanier est sorti de la réserve, après la défaite face aux Rangers. «On ne peut pas se reposer tout le temps sur notre défense. Pour gagner un match il faut mettre un but de plus que l’adversaire, et donc, marquer. Et en deuxième mi-temps, le gardien des Rangers n’a pas eu un arrêt à faire.» Un constat direct, mais correct. Quatre pauvres petits tirs contre les Écossais, dont aucun cadré, malgré deux têtes de Muleka sur la latte: la problématique du manque d’occasions refait surface. Déjà contre Bruges, les grosses opportunités liégeoises étaient essentiellement tombées grâce à des erreurs de relances du Club et via deux penaltys.

«Pourtant j’ai mis tous les joueurs offensifs possibles sur le terrain: Mehdi (Carcela), Obbi (Oulare), Felipe, Çop», a insisté jeudi Montanier, comme s’il posait le constat qu’il lui manque un buteur dans sa panoplie. Ceux qui ont suivi le Standard ces derniers mois le savent: la direction liégeoise avait pris un risque en vendant Emond, en janvier. Avenatti n’a marqué que trois buts, toutes compétitions confondues, cette saison… dont deux sur penalty. Et cinq, en tout, en 15 mois. Même total pour Oulare, peu épargné par les blessures, depuis l’été 2018.

Le caviar, denrée trop rare

Jackson Muleka est appelé à remplir ce rôle. L’ex-avant du TP Mazembé présentait des statistiques africaines alléchantes. Sept goals en dix rencontres de Ligue des champions africaine, deux titres de meilleur buteur du championnat congolais. Et un bilan total de 57 buts en 85 rencontres pour le TP.

Mais si le numéro 17 a montré un certain sens du but, il est toujours en train de prendre ses marques, ce qui n’a rien de surprenant. «Il devait nous amener plus de profondeur, mais n’a pas su mettre la défense des Rangers en difficulté à ce niveau, regrettait Montanier hier. Il avait de la fraîcheur, mais n’a pas répondu présent

Au final, les doigts d’une main suffisent pour compter les occasions résultant de phases construites, sur les deux derniers matchs. Un manquement déjà vu en début de saison. Il faudrait surtout que ces trois-là reçoivent des ballons intéressants, ce qui est peu le cas. Seul Raskin tire son épingle du jeu en termes de passes décisives (4), alors que Amallah (1) et Carcela (0) ne sont pas assez déterminants. «On travaille beaucoup cela, mais les choses ne se transforment pas du jour au lendemain, explique Montanier. C’est un boulot de longue haleine. L’aspect offensif est le plus dur à travailler. L’objectif, c’est clairement de progresser à ce niveau. La référence, c’est notre match au Beerschot, où on a su marquer trois buts avec cinq ou six occasions.» Un ratio de rêve, qui doit se transformer en réalité, à Sclessin.

2 thoughts on “L’attaque du Standard se cherche toujours son patron

  1. C’est tout le secteur offensif qui est à revoir, trop peu de mouvement au tour du porteur du ballon pour donner des options de passes pour déstabilisé la défense et trop peu de joueurs dans le rectangle adverse pour être vraiment dangereux, sans oublier la difficulté de faire de bonne passe, c est pas toujours l attaquant qui est en faute, pour marquer il faut aussi des joueurs appliqués pour faire une passe précise, qui est loin d être le cas pour l instant.

  2. Bien vu , tout est dit Didier.
    terrain impraticable jeudi mais lorsqu’on doit égaliser il faut plus d’un joueur dans le rectangle. Les Oulare et Avenatti sont beaucoup trop statiques mais aussi pas assez soutenus. C’est l’histoire de la poule et de l’œuf.

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