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“Avec Jackson Muleka sur le pré, le Standard gagne en imprévisibilité”

Notre journaliste Martin Grimberghs répond à trois questions qui ont fait l’actualité footballistique de ces derniers jours. Au menu: la défense d’Anderlecht, la fatigue de Charleroi et l’attaque du Standard.

Anderlecht doit-il transférer un patron en défense ?

Les nostalgiques dotés d’une bonne mémoire y auront peut-être pensé. Quand Derrick Luckassen choisit, à tort, d’utiliser sa tête au lieu de son pied droit pour dégager les Mauves en fin de match contre Eupen, il rappelle inévitablement Cyril Théréau. Et un Getafe-Anderlecht de sombre mémoire pour les Bruxellois en décembre 2007. Dans l’autre surface, le Français avait aussi cru bon de se plier en deux pour aller chercher avec sa tête une balle au ras-du-sol. Sans succès, évidemment.

Anderlecht peut-il attaquer une saison à rallonge avec un effectif aussi court ? A priori non.

Treize ans plus tard, la bourde du Néerlandais rappelle surtout que depuis la retraite sportive de Vincent Kompany, Anderlecht a confié sa défense à, au choix, un gamin de 21 ans (Hannes Delcroix), à un kamikaze passé par douze clubs (Ognjen Vranjes), à un gaucher, aujourd’hui blessé et qu’on dit surestimé par Roberto Martinez (Elias Cobbaut) et donc à Derrick Luckassen. Un ancien du PSV pour lequel la direction bruxelloise a jugé bon de casser sa tirelire cet été. C’est maigre et probablement mal venu. Et à quelques jours de la fin du mercato, cela doit surtout faire cogiter en interne. Anderlecht peut-il attaquer une saison à rallonge avec un effectif aussi court ? A priori non. Question subsidiaire, Anderlecht a-t-il les moyens de ramener un patron capable de solidifier son arrière garde d’ici au 5 octobre ? A priori non.

Charleroi a-t-il vraiment intérêt à se qualifier pour l’Europa League ?

Après les deux points perdus à Mouscron, Karim Belhocine vantait la mentalité affichée par ses hommes au Canonnier. Une analyse en forme de méthode Coué. En essayant de se convaincre que malgré la fatigue accumulée 72 heures plus tôt contre le Partizan Belgrade en Europa League, son Sporting avait affiché le même état d’esprit que lors de ses sept sorties précédentes, toutes gagnées, le coach carolo ne ferme-t-il pas les yeux sur le manque de jus de ses éléments offensifs en zone de finition ?

En cas d’accession à l’Europe, les Zèbres devront jouer quinze matches en huit semaines. Soit une rencontre tous les 3,7 jours.

Dans le jeu de Karim Belhocine, ardeur et caractère sont intimement liés. Visiblement émoussés ce dimanche, Ali Gholizadeh et Kaveh Rezaei n’avaient pas le même impact qu’à l’accoutumée. Pas étonnant après avoir joué les prolongations lors de la nocturne carolo de jeudi. Les deux Iraniens ne sont pas les seuls à blâmer. Intouchable depuis le début de saison, Joris Kayembe était méconnaissable à Mouscron. En vrai, seul Mamadou Fall, moins utilisé depuis le début de saison suite à son carton rouge pris lors de la troisième journée, et l’inusable Ryota Morioka semblaient à leur vrai niveau. Inquiétant en vue d’une qualification pour les poules de l’Europa League ? Sans doute, si l’on sait qu’en cas d’accession au Graal européen, les Zèbres devront jouer quinze matches en huit semaines. Soit une rencontre tous les 3,7 jours. Un surmenage qui obligera bien Karim Belhocine à regarder la vérité en face.

Jakson Muleka est-il déjà le meilleur attaquant du Standard ?

En 52 matches avec le Standard, Duje Cop n’a jamais vraiment convaincu personne. En un peu moins de la moitié, Obbi Oularé a pris plus de cartons jaunes qu’il n’a inscrit de but. Et en 31 rencontres avec les Rouches, Felipe Avenatti a marqué cinq buts, dont deux penalties. Oui, il y a des clubs où la concurrence se fait plus rude qu’au Standard.

Plus mobile, celui qu’on présente comme le meilleur attaquant de l’histoire du TP Mazembe a tout pour se mettre rapidement Sclessin en poche.

En cela, Jackson Muleka est un chanceux. En débarquant du TP Mazembe, on avait promis au Congolais une période d’adaptation longue et compliquée. Le récent meilleur buteur de la Ligue des Champions africaine s’était d’ailleurs pris les pieds dans le tapis lors de ses trois premières apparitions en rouche (Bala Town, Courtrai, Vojvodina), mais en vingt minutes et un but contre Zulte Waregem, Muleka s’est déjà érigé en sauveur. La triplette précitée peut trembler. Philippe Montanier n’est pas aveugle et devrait vite se rendre à l’évidence. Avec le Congolais sur le pré, le Standard gagne en imprévisibilité. Plus mobile, celui qu’on présente comme le meilleur attaquant de l’histoire du TP Mazembe a tout pour se mettre rapidement Sclessin en poche.

4 thoughts on ““Avec Jackson Muleka sur le pré, le Standard gagne en imprévisibilité”

  1. Si Muleka confirme tout le bien espéré, il pourrait aussi notamment par sa mobilité bonifier un autre attaquant (Avenatti ou Oulare) que le T1 daignerait aligner avec lui pour un jeux plus offensif lorsque c’est indiqué !

    1. Exactement André. Ça devrait ouvrir des espaces et donner plus de liberté soit à Oulare soit à Avenatti. Il faudrait essayer Oulare dans l’axe de la défense. Je crois qu’il serait bien meilleur.

    1. Je trouve qu’il fait du bon travail derrière. Ses retours sont bons, grand gabarit, costaud, il relance bien. Pour moi, ce serait une solution qu’il faudrait tester. Maintenant on verra. Muleka va peut-être le libérer.

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