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Benfica-Standard: mission impossible pour les Rouches?

Diminué par le Covid et balayé lors de ses derniers gros déplacements européens, le Standard aura fort à faire, ce soir. Et si jamais?

Puisque les Rangers ont mis fin à une belle série, jeudi passé, en devenant la première équipe à battre le Standard à Sclessin en Coupe d’Europe depuis Feyenoord en 2014, pourquoi les Rouches ne seraient-ils pas capables de réussir ce qu’ils n’ont plus fait depuis novembre 2016: gagner un match continental à l’extérieur?

Ne soyons pas blasés: ce serait un énorme coup. Parce que le public portugais fait justement son retour à l’Estadio da Luz, ce soir. Parce que les Liégeois sont déforcés par une vague de Covid qui touche les corps et les têtes depuis dix jours, alors qu’ils sortaient de deux matchs aboutis, contre Charleroi et Bruges. Et, surtout, parce que Benfica est le grand favori de ce groupe, avec son effectif taillé pour la Ligue des champions et estimé à 300 millions€, soit cinq fois la valeur de celui du club liégeois. Et puis, le club lisboète est en forme, avec son 15 sur 15 en championnat et sa victoire 2-4 à Poznan, jeudi passé, effaçant la défaite des préliminaires de Ligue des champions au PAOK (2-1).

Oui, ça s’annonce très compliqué. Au point que ce sont d’abord les spectres des naufrages vécus par cette équipe en 2018 à l’Ajax (3-0) et à Séville (5-1) et en 2019 à Arsenal (4-0) qui remontent, quand on pense à ses derniers déplacements périlleux en Coupe d’Europe. Ce serait oublier que surprendre et répondre présent quand on ne l’attend pas font partie de l’ADN du Standard.

«Chaque match a sa vérité, répondait hier soir Philippe Montanier, dans la salle de presse du stade de la Luz, en référence aux mauvais souvenirs européens. Même si on n’est pas favori, on voudra jouer crânement notre chance et prendre du plaisir. On travaille dans le but de disputer des matchs comme ceux-ci, dans ce type de stade, face à un adversaire prestigieux.»

Montanier: «Je veux voir une réaction de l’équipe»

Mais l’entraîneur français ne se contentera pas de demander à ses joueurs de s’amuser, évidemment. Après la déception de Saint-Trond, il attend une réaction. Au niveau de l’implication, notamment. «C’est un bon rendez-vous pour voir la réaction de l’équipe, au niveau du résultat, mais aussi du contenu, de la cohésion défensive et offensive. Dans ce type de match, l’équipe doit être encore plus soudée, solidaire.» «Après deux moins bonnes sorties, on doit réagir, montrer de la détermination et de la rigueur», reconnaissait Nicolas Gavory, assis à ses côtés hier.

Les absences de Lestienne, Raskin et Balikwisha, notamment, ne doivent pas servir d’excuse à une noyade. Il y a assez de talent chez les autres Rouches pour tenir tête à «Fica». Ils n’ont pas le choix, d’ailleurs. Car le revers initial contre les Rangers a déjà hypothéqué pas mal de choses. Une défaite liégeoise conjuguée à une victoire écossaise contre Poznan, ce soir, sonnerait déjà quasiment comme un adieu aux seizièmes de finale.

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