Marc Wilmots dresse le bilan de sa première année et plus comme directeur sportif du Standard de Liège. Le déficit du club a fortement diminué, mais les finances restent fragiles. Les Rouches doivent vendre pour pouvoir recruter et espèrent se rapprocher des meilleurs clubs belges.
Marc Wilmots savait qu’il ne revenait pas au Standard de Liège pour gérer un club en pleine santé. Lorsqu’il a accepté le poste de directeur sportif en mai 2025, les finances étaient dans le rouge et la marge de manœuvre sur le mercato était limitée. Un peu plus d’un an après son arrivée, l’ancien Diables Rouge estime que la situation commence à évoluer dans le bon sens.
Dans un long entretien accordé au journal LeSoir, Wilmots a mis en avant le travail réalisé sur les comptes. « Le déficit est passé de 25 millions d’euros à neuf millions, et bientôt six », explique-t-il. Une baisse importante, mais qui ne signifie pas que le Standard peut dépenser sans compter. Le club doit composer avec les conséquences des années précédentes et chaque décision sportive reste liée à la situation financière.
Cette réalité influence directement son travail sur le mercato. Le Standard doit continuer à vendre pour équilibrer ses comptes et ne peut réinvestir qu’une partie de l’argent récolté. « Nous devons vendre chaque année pour quatorze millions d’euros, et des quatorze millions, je peux en investir sept. Cela m’a été clairement stipulé », détaille Wilmots. Son travail consiste à recruter des joueurs capables de progresser et de prendre de la valeur.
C’était l’une de ses priorités en revenant à Sclessin. « Mon rôle était de recréer de la valeur dans le noyau. » Le directeur sportif estime que le changement ne se limite pas à l’équipe première. Il évoque plus de stabilité dans les bureaux, mais aussi à l’académie et dans le travail réalisé avec les jeunes. Des bases nécessaires pour un club qui cherche à retrouver une situation plus saine.
Malgré ces progrès, Wilmots place le Standard derrière les meilleures équipes du championnat. « On a franchi une première étape, mais le club n’est pas encore au niveau d’Anderlecht ou de Bruges. » Pour lui, la différence se situe dans les moyens disponibles. Le Club de Bruges représente la référence à suivre. « Les Brugeois sont loin devant les autres. Et c’est parce qu’ils ont bien travaillé. Ça n’est pas le fruit du hasard. À nous de nous en inspirer. »
Le dirigeant liégeois regarde aussi ce qui se passe ailleurs en Belgique. L’Union Saint-Gilloise a grandi ces dernières années, Anderlecht tente de retrouver les premières places et Genk est installé parmi les clubs capables de jouer le haut du classement.
La saison dernière, le Standard a terminé huitième du classement final et a pris la deuxième place des Europe Play-offs. Les Rouches ont échoué à deux points de Genk.
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