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Edito : le retour des anciens au Standard : Rouches un jour, Rouches toujours, Rouches gagnants ?

« Z’avez pas vu Mircea ? Veux-tu venir ici? » C’est peut-être en ces mots simples et efficaces empruntés à Nino Ferrer que la direction du Standard est allée demander à l‘entraineur Roumain Mircea Rednic si un retour en bord de Meuse l’intéressait.

A Sclessin, c’est officiellement le bal des anciens. Mircea Rednic rejoint Marc Wilmots qui avait rejoint Pierre François. Et les supporters des Rouches espèrent tous que ce sera plus que le tube de l’été. Le triumvirat connait la maison. Et le cliché est déjà de sortie : oui avec eux, l’ADN du Standard est bien représenté. Les bons souvenirs remontent à la surface et les supporters sauront se montrer plus indulgents qu’avec des « inconnus ». Oui, ils savent quelles sont les valeurs du club, quelles sont les attentes des fans. En cela, c’est un réel avantage dans la situation de reconstruction du club : le Standard gagne du temps.

Wilmots et Rednic, anciens coéquipiers, se connaissent. Wilmots a enflammé Sclessin de 1991 à 1996. Rednic a régné dans la défense liégeoise de…1991 à 1996. Dans un club, quand le coach et le directeur sportif sont sur la même longueur d’onde, c’est un signal fort envoyé aux supporters et …au vestiaire ! Pas d’embrouille, pas de tentative de déstabilisation possibles. C’est courant dans tous les clubs. Les joueurs mécontents savent souvent à qui s’adresser pour faire vaciller la position d’un entraineur, emploi déjà à risque, par définition. Wilmots sait faire front avec son coach dans sa position de directeur sportif. Il l’a expérimenté à Schalke avec Karel Geraerts. L’aventure s’est mal terminée mais n’a pas été inutile en termes d’expérience de tandem. Les deux doivent pédaler ensemble ou descendre du vélo en même temps.

Mais au-delà de leur passé dans la maison rouge, Pierre François, Wilmots et Rednic partagent un autre point commun peut-être plus important : ils sont pragmatiques. Ce n’est pas plus mal car le Standard a (trop) peu de temps pour bâtir une nouvelle équipe. Ce n’était pas son premier choix mais « Willy » sait que Rednic parle le même foot que lui. Ils aiment le 4-2-3-1, entre autres, mais ne sont pas figés pour autant. Ils parlent aussi la même langue « foot » : ils n’ont ni l’un ni l’autre besoin de 1000 mots pour exprimer leurs idées. A nouveau, c’est sans doute ce qui convient le mieux au Standard à cet instant précis.

Un pragmatisme qui se reflète déjà dans le premier recrutement estival : Admane Abid est un joueur que Wilmots a vu toutes les semaines, avec le Patro Eisden, où jouait son fils. Quand on n’a pas de temps ou d’argent, il faut des idées. Le bon sens de l’ancien sélectionneur des Diables est indiscutable. Et en cela, Rednic lui ressemble.

Alors ce n’est évidemment pas pour autant une garantie de succès. Les derniers titres de Rednic remontent à plus de 10 ans. Avant son… premier passage au Standard. Et puis le Roumain ne pourra pas réaliser des miracles. Tout dépendra du noyau mis à sa disposition. Ivan Leko a tiré le maximum du noyau la saison dernière, mais même Guardiola ou Luis Enrique font des moins bons résultats quand leurs joueurs sont mois bons. Cela reste l’essentiel dans les succès d’une équipe. L’ADN Rouche c’est bien mais il n’offre pas de certitude de titre. Quelle est la réelle force de frappe financière du club alors que le Mercato vient de commencer et que le championnat démarre dans 6 semaines ? La politique du retour des anciens a ses limites: Tahamata, Piot, Van Moer ou Fellaini ont raccroché gants et crampons. En résumé, le retour des fils prodigues, c’est un petit pas intéressant, quelques joueurs prodiges, c’est le pas de géant qu’attendent les supporters de plus en plus impatients.

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