Zinho Vanheusden a pris sa retraite en novembre dernier. Il revient sur cette journée où il a su que tout s’arrêtait.
Zinho Vanheusden a subi tant de blessures durant sa carrière que les lister ici serait trop long. Celle de cet automne aura été celle de trop. « Je ne voyais plus d’autre issue. C’est devenu un combat que je ne pouvais plus gagner. Pourtant, j’ai fait tout ce que je pouvais. Physiquement, mon corps me suppliait d’arrêter depuis des années. Mentalement, tu veux continuer. Parce que le football, c’est l’amour de ma vie », explique-t-il au micro de DAZN.
Il aura donc raccroché les crampons en troisième division espagnole : « Je suis parti à Marbella parce qu’après ces problèmes, je voulais être seul avec ma famille, profiter du football loin de tout et de tout le monde. Tout se passait bien jusqu’à la troisième journée de championnat, quand mon genou a de nouveau lâché. J’ai immédiatement su que c’était le ligament croisé. J’ai alors décidé que ça s’arrêterait là : tu dois récupérer physiquement mais aussi mentalement après ça ».
Un mental mis à rude épreuve
Il a tout de suite su qu’il ne reviendrait pas de cette nouvelle rupture du ligament croisé : « C’était à l’entraînement. Les médecins et les kinés étaient là, sur le terrain. J’ai pris le téléphone du kiné et j’ai appelé ma femme. Je lui ai dit que c’était fini ».
Zinho Vanheusden a beaucoup pris sur lui lors des derniers mois : « J’ai touché le fond beaucoup plus profondément que je ne l’ai laissé paraître. On m’a élevé en m’apprenant que si tu travailles dur, tout finit toujours par s’arranger. Tomber, continuer, se relever. Mais tout le monde a une limite. Et à certains moments, j’ai atteint la mienne ».
Déjà avant son départ en Espagne, il a plusieurs fois réfléchi : « J’ai déjà pensé plusieurs fois à arrêter. Mais je me le disais pour me donner une porte de sortie. Parce que je voulais continuer ». L’amour du jeu, jusqu’au bout.
