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Jetez Denis Dragus aux oubliettes et il en restera toujours quelque chose

Trois semaines plus tard, le Roumain de 24 ans est toujours là. Le nouvel attaquant aussi. A Charleroi, Dragus a été associé à Wilfried Kanga pour la grande première du franco-ivoirien sous la vareuse rouche. Avec déjà une certaine complicité : sur le but liégeois, Kanga joue parfaitement son rôle de pivot pour Dragus qui prend la profondeur et s’en va tromper Hervé Koffi avec sang-froid.

Pour sa première titularisation en Rouche depuis le 20 décembre dernier, l’homme de Bucarest a été élu homme du match par les supporters liégeois. Noah Ohio ? Il n’a pas décollé du banc. Suffisant pour lancer la saison de Dragus ? Ce n’est pas sûr pour autant. Depuis son arrivée à Liège en 2019, l’attaquant confirme mois après mois sa capacité à décevoir quand les attentes grandissent et à sortir un lapin de son chapeau lorsqu’on le tire des oubliettes.

Prêté à Crotone lors de la saison 2020/2021 après des premiers mois transparents à Sclessin, il revient sur la pointe des pieds avant se muer en l’une des rares et éphémères éclaircies de la saison catastrophique du Standard sous Mbaye Leye puis Luka Elsner.

D’éphémère et d’émotions, il en a aussi été question sous Ronny Deila. Comment ne pas attendre plus de lui après ses frappes en pleine lucarne à Genk et lors de la démonstration contre l’Antwerp ? Comment ne pas le croire lancé lorsqu’il offre deux victoires consécutives au Standard face à Ostende puis à Saint-Trond ?

A ce petit jeu, Denis Dragus est l’un de ces joueurs volages qui aura polarisé Sclessin ces dernières saisons, entre éclairs de génie dans le dernier geste et nonchalance crasse. Et au-delà de son imprévisibilité sur le terrain, les décisions en coulisse pourraient avoir raison de sa dernière année de contrat en bord de Meuse. Et ainsi faire de son but dans le choc wallon un ultime motif de regrets devant son manque de constance.

Ces dernières semaines, Coventry City, le Dinamo Bucarest et le Rapid Vienne seraient venus aux nouvelles. Acheté 1,8 million en 2019, Dragus pourrait faire ses valises dès cet été pour récupérer une partie de cette somme et éviter de le voir partir gratuitement dans un an. Même si avec lui, il ne faut jamais dire jamais.

7 thoughts on “Jetez Denis Dragus aux oubliettes et il en restera toujours quelque chose

  1. Pas faux du tout cet article. Pourtant ce joueur a des qualités indéniables ! Que se passe t’il avec lui ? Sans doute victime de son jeu personnel. Il cède rarement le ballon et doit donc jouer dernier homme … Devant

  2. Comme beaucoup d’autres par le passé (Cop, Tabsoba, etc…) Il ne plaît pas aux entraîneurs, point barre.
    Pourtant ce serait une grave erreur de le transférer, ce garçon à le punch !

    1. Tout à fait Daniel. Certains lui reprochent son individualisme mais c’est souvent parce qu’il doit se débrouiller seul, ce que d’autres ne savent pas faire. Le goal qu’il marque, les Cop, Perica & Co ne l’auraient pas mis. Il faut l’encadrer car il a la tête près du bonnet, lorsqu’il va insulter les supporters mauves par ex ….
      C,est. vrai Gerouche, il ne doit pas plaire aux entraîneurs obsédés par leur système bon ou mauvais et n’aiment pas trop les joueurs qui ont de la personnalité et prennent des initiatives.

  3. Il faut de temps en temps, un électron libre à l’avant capable de gestes techniques au dessus de la moyenne et surtout, je dis bien surtout, capable de mettre la balle au fond.
    Denrée extrêmement rare au standard de liège.
    Convenons-en …

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