Chers supporters,
Que dire après la prestation de notre équipe hier soir ? Que du bien, bien évidemment, seuls les buts de plein jeu manquant au final.
Bien m’en pris d’avoir choisi ce match pour me rendre à Sclessin, l’une des rares fois de la saison, étant souvent retenu par d’autres obligations ailleurs ! Ca faisait longtemps que je n’avais pris autant de plaisir à voir notre équipe jouer de la sorte !
J’avais certes pu remarquer des améliorations dans le jeu, via le petit écran, progrès non constants sur tout un match, mais, cette fois, tout y était ; gestes techniques, envie, explosivité, surtout dans le chef d’un certain Abid devenu méconnaissable par rapport à la saison passée, combinaisons bien senties, fluidité dans le jeu. Sauf, au risque de me répéter, la finition de nos actions qui faisait toujours défaut. La faute sans doute à un manque de sang froid devant le gardien visiteur, nos attaquants ayant pu se retrouver plus d’une fois confrontés au gardien sans parvenir à exploiter la situation.
La question, presque toujours en pareil cas, mérite encore d’être posée ; nos joueurs étaient t’ils si forts ou l’adversaire si faible, pour justifier pareille démonstration des nôtres ?
Au vu de la réaction des Anversois en fin de rencontre, capables en quelques minutes d’apporter du danger devant la cage d’Epolo au point de nécessiter l’intervention miracle de Fossey sur la ligne, on peut douter de leur insuffisance !
Ce que je relèverai pour ma part, c’est que, systématiquement, quand une équipe à décider de jouer vers l’avant, les joueurs sont presque toujours les premiers sur le ballon, alors que, dans le cas contraire, dès l’instant où les joueurs veulent protéger un score, les initiatives et l’explosivités passent d’office dans les pieds de l’adversaire, qui nous devancent à tous les coups !
N’est t’il pas possible de défendre en avançant plutôt que de reculer ? Cette différence de comportement sur le terrain est criante, et je ne parle ici que de nos propres prestations. Regardez ce qu’il s’est passé durant le mondial, avec les Argentins essentiellement ! Dès que le combat changeant d’âme, c’était un autre match !
Finalement, il nous aura fallu un pénalty obtenu encore par ce diable d’Abid pour faire basculer le score à notre avantage, mais je n’ose imaginer ce qu’il serait advenu sans cela.
Sans doute le Standard aurait continué à pousser et à dominer son adversaire, mais, avec tant de maladresse devant le but, je crains que nous ne soyons pas parvenus à faire la différence, pourtant mille fois méritée.
Car ce n’est pas Nsimba qui nous a prouvé le contraire, ratant lui aussi l’immanquable, seul face au gardien.
Quant à Nguene, dont je plébiscitais la présence sur le terrain la saison dernière, il monte certes en puissance, mais ses lacunes devant le but restent flagrantes.
Seul, finalement, Ayensa, possède un certain sens évident du but, mais nos chances de victoire ne reposeront pas toujours sur ses épaules.
Ceci dit, et pour en revenir à l’essentiel, comment expliquer la très nette amélioration dans le jeu de notre équipe, les signes positifs étant apparus dès l’entame de la saison ?
Pardi, l’entraineur est resté, la plupart des joueurs aussi, mis à part quelques ajustements, essentiellement liés à la venue de Trouillet et Touzghar dans l’entrejeu qui ont été préféré à Teuma, bien en pris à Willie, soit effectivement deux joueurs plus créatifs et assurant de meilleures relances !
Ils ont remplacé en nombre Kuavita et Mehssatou, qui, il est vrai, n’ont jamais convaincu ni l’un ni l’autre.
La plus-value est donc évidente dans ce secteur de jeu, mais est-ce suffisant pour expliquer une telle embellie, à peine les deux nouvelles recrues débarquées ?
Pour ma part, je retiendrai surtout un élément à mes yeux essentiel ; LA CONTINUITE, enfin !
Fini avec Wilmots de changer d’effectif tous les ans, d’entraineur aussi. Fini les joueurs en prêt, à l’une ou l’autre exception près. Et ce changement de politique fait toute la différence !
Quoiqu’on en dise, même le meilleur entraineur au monde a besoin de temps pour faire prendre la sauce, pour inculquer ses principes aux joueurs, qui eux-mêmes les relayeront aux nouveaux.
A ce titre, un délais d’une année semble nécessaire pour pouvoir cocher toutes les cases, comme on dit. L’union Saint Gilloise l’a bien compris depuis longtemps, soit depuis son retour au plus haut niveau.
Beaucoup justifient à présent notre beau début de parcours à un calendrier assez facile, ce que je ne démentirai pas.
Ces mêmes personnes craignent que le Standard ne retombe de son petit nuage dès que des confrontations de plus grande envergure leur seront proposées, et ces échéances sont désormais toutes proches, avec trois déplacements à Westerlo, l’équipe en forme, mais aussi à la Gantoise sur une pelouse qui ne nous réussit vraiment pas, et à Genk.
Quant au match à domicile, inutile de vous faire un dessin, la visite de Charleroi nous donnera l’occasion ou pas de prendre une sacrée revanche sur le match couperet qui nous éjecta de l’Europe.
Si nous parvenons à prendre six points sur douze lors de ces quatre confrontations, on pourra dire que le Standard est sur la bonne voie.
Toutefois, rappelons-nous que notre équipe, depuis des lustres, a toujours été meilleure dans des matchs à gros enjeu que dans des matchs qualifiés à tort de « facile », et que, par conséquent, appréhender à l’excès des oppositions plus fortes est mal connaitre notre club.
Les joueurs vont devoir se retrousser les manches, ça ne fait aucun doute, mais, avec la mentalité qui semble habité l’équipe pour l’instant, RIEN ne me semble impossible.
Gerouche
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