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Le mot de « Gerouche »: LA FIN D’UN CLUB ?

Chers supporters,

Ce matin, je n’ai vraiment pas de mots par rapport au scénario catastrophe vécu hier, pour ce qui devait être un match, n’ayons pas peur des mots, de la dernière chance, celle de pouvoir accéder à des PO1 qui n’étaient jamais parus aussi accessibles, vu les prestations indignes de bien des concurrents à cette place !

A vrai dire, affalé dans mon divan, je n’avais même plus envie de m’énerver devant le spectacle proposé, tant, dès le premier but pris des œuvres de ce revanchard de Kanga, auteur d’une prestation cinq étoiles et sacrément bien inspiré sur une pelouse où il s’était fait connaitre, je ne me faisais plus la moindre illusion.

Et le pire, c’est que ce sentiment négatif, il m’a semblé le ressentir chez nos joueurs eux-mêmes, déjà convaincus qu’il ne pourrait plus jamais recoller au score, affichant un visage de vaincu car connaissant leur incapacité récurrente à se créer des actions dangereuses, et plus encore de les convertir !

Contrairement à d’autres, je ne prétendrai pas que les joueurs n’en voulaient pas, n’avaient aucune envie, ce serait un comble, juste que la confiance, le moral et la tête n’y sont plus, alors qu’ils s’imaginaient sans doute casser la baraque au retour de leur stage hivernal sous le soleil du Portugal.

Et, comme si tout ce contexte défavorable ne suffisait pas, il faut à chaque fois un coup d’éclat d’un joueur adverse pour semer le doute, déjà bien installé, à l’image de cette action dingue de Bernier la semaine passée, à l’image plus encore de ce but dans un angle impossible, de Kanga, parvenant à surprendre un Epolo pas vraiment à la fête et bien fébrile, à l’image de ses équipiers !

Que faut t’il dès lors encore espérer après un tel résultat ? Plus grand-chose, à vrai dire, la fin de saison risquant très fort une fois encore de se tirer en longueur. Tout au plus pouvons-nous espérer un sursaut d’orgueil, face à Anderlecht, dimanche prochain, mais, très honnêtement, j’en doute, l’enjeu n’étant pas plus important que les deux dernières rencontres, d’autant que le mot « CRISE » peut cette fois être avancé sans l’ombre d’un doute.

IL est donc l’heure, je crois, d’établir quelques constats, et ils ne sont pas flatteurs….

Le recrutement d’abord ; à ce niveau, je me porterai en défenseur de Marc Wilmots, qui a fait, tout comme son prédécesseur, Harkin, l’impossible avec peu de moyens pour recréer une équipe digne de ce nom, sans même trop recourir à des joueurs en prêt.

De l’aveu de tous, unanimement, Marc avait fait du bon et même du très bon travail, tant l’été dernier que maintenant, à la reprise, parvenant à attirer des joueurs intéressants.

Force est néanmoins de constater que la sauce n’a jamais réellement pris, tant avec Rednic qu’avec Euvrard, ce dernier étant de surcroit confronté à des défections notoires et répétitives, peu propice à créer une vraie symbiose positive entre les joueurs. Je pense toutefois que, après coup, les deux choix furent mauvais.

Le premier était dépassé, le second encore bien trop jeune et trop frêle pour mener un groupe comme le Standard, où la pression est énorme, tant sur les joueurs que sur les coachs. Il aurait certainement fallu une personne d’expérience, à la forte personnalité, ce que n’étaient ni l’un ni l’autre !

Facile de le dire après coup, bien sûr, ayant été l’un des premiers à applaudir le choix d’Euvrard, pour lequel j’avais beaucoup d’estime, mais entrainer le RWDM ou DENDER, et le STANDARD, ce n’est visiblement pas comparable !

En second, même si ça ne doit pas trop nous servir d’excuses, il y a la poisse ; quand on voit et qu’on compte le nombre de joueurs blessés depuis l’entame de la saison, c’est à pleurer, et ceci dans des circonstances invraisemblables !

En dernier, je pointerai le climat interne, où bon nombre de personnes, à commencer par les joueurs eux-mêmes mais sans doute aussi tout le staff, doivent se demander où va le Standard, financièrement, monsieur Angelini n’étant toujours pas parvenu à attirer le moindre repreneur, pourtant annoncés imminents depuis des mois.

De quoi, ici encore, faire douter toute une équipe, tous les supporters, pourtant fidèles entre les fidèles, en toutes circonstances.

Toutefois, face à la Gantoise, il est un quatrième paramètre à prendre largement en considération ; le gardien !

Sur trois des quatre buts au moins, sa responsabilité est évidente, seul le second but paraissant sans parade possible.

Et là, on touche aussi un fond du problème, le Standard, comme tous les grands clubs, ayant toujours pu compter sur des grands gardiens aux prestations qui rassurent, alors qu’avec Epolo, certes capable de réflexes parfois étourdissants, les manquements sont nombreux.

Il est sans doute temps à présent d’évoquer les solutions, et elles sont peu nombreuses.

La première qui vient évidemment à l’esprit, c’est de changer de coach, comme toujours.

Mais pour aller chercher qui, et surtout avec quels moyens ? Cependant, la crise est telle que je n’entrevois pas d’autre solution actuellement. Mais il s’agirait alors de frapper juste, et plus encore de récupérer des joueurs essentiels et qui font actuellement furieusement défaut, comme Karamoko, Howawoo, Fossey, voir … Nkada, à la main trop légère certes, mais qui au moins a du caractère…. Mais peut-être serait-t-il temps aussi de lancer dans le bain des garçons comme Spoden, Assengue, même et surtout contre Anderlecht, car, honnêtement, ils ne pourraient pas faire pire que ceux en place actuellement, et qui paraissent tous atteints du même mal, soit une forme de paralysie contagieuse.

Vis-à-vis de ces jeunes-là, les supporters pourraient se montrer indulgents, ce qui ne sera pas le cas face aux autres présents sur la pelouse dimanche prochain.

Quant au staff, je ne vois pas la nécessite de remettre leur travail en cause, car il faut bien reconnaitre qu’il a fallu bien du courage à Wilmots et consors pour se lancer dans ce bain aux eaux bien troubles, et que réclamer leur démission serait envoyer un très mauvais signal, signal qui pourrait signifier ni plus ni moins que la fin pure et simple du STANDARD, sans EUX !

Alors, chers supporters, réfléchissez avant d’agir et d’enfoncer plus encore le club dans le marasme.

Si l’envie vous prend d’afficher votre mécontentement légitime, ne choisissez pas les sifflets, les mots d’oiseau, la casse plus encore, comme j’ai cru comprendre que ce fut le cas dans les vestiaires, hier soir, de l’œuvre de quelques énergumènes, mais choisissez plutôt l’absence, le silence, la grogne !

Gérouche

One thought on “Le mot de « Gerouche »: LA FIN D’UN CLUB ?

  1. Belle conclusion gerouche, le pire selon notre ami barth qui a ses entrée à la direction l’investisseur intéressé qui était venu plusieurs fois en tribune , devant nos fantastiques prestations face à charleroi et gand aurait décidé de jeter l’éponge et de se retirer.
    Un dernier mot concernant nos mono-neurones qui hurlent le standard c’est nous (laisse moi rire) le standard appartient à celui qui investit et à quoi cela sert t’il de frapper des joueurs désabusés et en plein désarroi…. Si le match contre anderlecht ne va pas à son terme et avec le sursis du match contre l’antwerp alors nous sommes mal et très mal même…

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