Le football belge est encore sous le choc des violents incidents constatés samedi dernier après le match entre Charleroi et le Standard. Le moment a été particulièrement choquant pour ceux qui l’ont vécu de près, dont les stewards.
Ils sont à la fois dans l’ombre, mais aussi à la fois en première ligne. Lorsque la situation dégénère, être steward peut être un rôle particulièrement ingrat. Dégénérer, c’est justement le verbe qui correspond le mieux à l’après-match de Charleroi – Standard.
Aveuglés par la fierté et le chambrage mal placé des uns et des autres, les deux camps ont transformé Sclessin en véritable zone de pugilat. La Dernière Heure a retrouvé la trace d’un steward poussé par un joueur de Charleroi, son témoignage est assez édifiant.
« Les Carolos ont pris l’extincteur, l’ont activé et me l’ont dirigé vers mes yeux puis j’ai reçu des coups de poing de partout. J’ai un peu mal à la tête. Un collègue a été frappé par un supporter du Standard. Vous vous rendez compte si on commence à se taper entre nous… », s’indigne-t-il.
Le steward a tenté de rétablir l’ordre, mais a vite compris que ce serait mission impossible : « Un collègue a voulu récupérer le piquet et moi le fanion avec l’enseigne du Standard qui avait été dérobés par Scheidler, raconte le principal intéressé. Puis j’ai été poussé par Mohamed Koné. Je me suis retrouvé par terre. J’ai vu dans les yeux de Ousou, le capitaine de Charleroi, qu’il voulait me frapper puis il a repris ses esprits au dernier moment. Et tout a dégénéré ».
Des scènes de chaos qui ne laissent pas d’autre choix aux décideurs du football belge que d’interdire la présence de supporters visiteurs lors des prochains chocs wallons. Mais ce témoignage le confirme, il faudra également responsabiliser les joueurs et l’ensemble des acteurs ayant leur part de responsabilité dans cette guerilla improvisée à Sclessin.
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