En l’absence de Yacine Titraoui et Etienne Camara (suspendus), Charleroi se retrouvait bien démuni au milieu de terrain. Sauf qu’Amine Boukamir et Yassine Khalifi les ont suppléés avec brio face au Standard.
Et pourtant, cette bataille de l’entrejeu n’a pas vraiment eu lieu, tant Charleroi a maîtrisé son sujet. Laissant le soin à Khalifi de dicter le tempo dans le rôle de Titraoui, Boukamir a brillé par son intelligence de jeu et son calme au ballon.
« On a sorti une grosse prestation pour continuer sur notre lancée. On a fait de notre mieux pour remplacer Etienne (Camara) et Yacine (Titraoui). Même si c’est un match particulier, je suis quelqu’un de calme. On me le dit depuis tout petit, même si je ne m’en rends pas forcément compte sur le terrain », nous explique Boukamir à l’issue de la rencontre.
Un match référence
Le jeune milieu de terrain, formé au club de ses neuf ans, connaissait évidemment l’importance de la rencontre pour tout le Mambourg mais n’a pas ressenti de stress particulier : « J’y ai seulement pensé cette semaine, quand j’ai su que je serais titulaire. Sans pression particulière. J’ai vécu beaucoup de matchs contre le Standard chez les jeunes, c’est toujours le même genre de rencontres. Et il faut que Charleroi en ressorte vainqueur ; c’est ce qu’on nous dit depuis tout petit ».
Yassine Khalifi n’a rejoint le Pays Noir que cet été, mais la complicité avec Boukamir est bien là : « Le match amical contre Paderborn pendant la trêve nous a aidés, mais c’est assez naturel entre nous, on se trouve bien à l’entraînement. Depuis le début de saison, on est prêts ».
Amine Boukamir en est à sa troisième saison avec le noyau A. Lorsqu’il a été plongé dans le grand bain, Marco Ilaimaharitra était encore là et faisait partie des meubles. Les choses ont bien changé : le Malgache a été pris pour cible pendant tout le match pour son passage chez l’ennemi : « Quand je suis arrivé en équipe première, c’est lui qui m’a accueilli. Il jouait à mon poste, il m’a directement intégré. C’était particulier de jouer contre lui », sourit Boukamir.
