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Nicaise analyse le début de saison du Standard: “Il faut détester plus la défaite”

Benjamin Nicaise évoque la gestion de son 1er mercato comme directeur technique. Et ce qu’il attend de son équipe, dans le futur.

Benjamin Nicaise, qui vient de gérer son premier mercato en tant que «directeur technique», revient sur cette fenêtre de transferts qui s’est étalée jusqu’au 5 octobre et analyse le début de saison rouche.

Comment jugez-vous l’entame de saison du Standard?

Les chiffres sont là. À part contre Zulte et à Louvain, on a obtenu ce qu’on méritait. Dans l’ensemble, c’est satisfaisant, même si les dix derniers jours ont été frustrants. Mais il ne faut pas oublier le stress provoqué par le Covid. Ni le fait qu’on a disputé trois tours préliminaires de Coupe d’Europe… sur des matchs secs, qui plus est. Même si on a eu la chance de jouer à domicile, ça puise de l’énergie.

Auriez-vous pu garder autant de joueurs sans la qualification européenne?

Je crois. Il faut tenir compte de la volonté du club, mais aussi du marché global qui a été particulier cette année, à cause du Covid. Il y a eu des touches pour certains (NDLR: comme Bastien, Laifis ou Lestienne), mais pas de là à venir avec force comme pour Mergim (NDLR: Vojvoda est parti à Torino pour 5 millions€).

Était-ce un mercato à part?

Il y avait plus d’inconnues, oui. En fait, il a réellement commencé le 1er octobre. Là, c’est vraiment parti dans tous les sens. Des clubs en panique voulaient recruter. Après, je n’oublie pas le cas Lestienne (NDLR: qui a reçu une offre du club émirati d’Al Ain, qui proposait moins de 2 millions€ au Standard). Ce n’est pas évident de récupérer un joueur qui avait déjà un peu la tête ailleurs, mais ce que ce club proposait n’était pas satisfaisant. On a eu une discussion franche avec Maxime, qui est bien revenu dans le coup. On a envie de voir nos joueurs performer dans de grands championnats. Le fait d’avoir vendu à l’Ajax (Marin), Torino (Vojvoda), Southampton (Djenepo), c’est une marque importante et on doit continuer.

Genk est-il un exemple?

Genk a cette particularité que, s’il est 12e et va en play-off 2, ça ne tracasse pas grand monde. Nous, on ne peut pas se le permettre, on doit toujours être en p-o 1.

Qu’attendez-vous de ce match à Benfica?

On sait qu’on va tomber sur une équipe habituée à la Ligue des champions et qu’on sera en difficulté. Mais l’Europe, ça amène de l’expérience. À 8 reprises sur 10 matchs de championnat, notre équipe était plus jeune que l’adversaire. Même nos cadres comme Samuel (Bastien) ou Selim (Amallah) ont moins de dix matchs européens dans les jambes. Ici, ils peuvent se confronter à ce qui se fait de mieux en Europe. Pour moi les championnats portugais et belge sont les 6e et 7e d’Europe… même si les Portugais vendent beaucoup mieux leurs joueurs. Mais ce qui fait la beauté du foot, c’est que des équipes qu’on n’attend pas gagnent quand même.

Est-ce impératif de passer le cap du 1er tour, cette fois?

L’objectif minimum du club est de se qualifier pour les poules. Après, qu’est-ce que les joueurs ont envie de faire ensemble, eux? Leurs objectifs peuvent être placés plus haut.

Mais être en poule, ce n’est pas une fin en soi, si?

Non. Un 0 sur 18, ça peut toujours arriver, mais on ne serait pas satisfait, évidemment.

Expliquez-vous les deux visages de votre équipe, bonne contre Bruges et Charleroi, puis absente contre les Rangers et Saint-Trond ?

Entre les deux, on a eu les premiers cas de Covid, même si on ne peut pas tout remettre là-dessus. Un joueur reste un être humain avec ses peurs et ses angoisses. Et au niveau sportif, le coach doit finalement composer sans deux ou trois titulaires potentiels.

Comment voulez-vous faire évoluer le Standard?

Il faut gagner durablement et réussir des coups d’éclat, raison pour laquelle on apprécie le Standard. Mais on doit aussi créer et cultiver une culture de la gagne plus importante. On doit aimer la victoire et détester plus encore la défaite. Mais c’est un processus long et lent.

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