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Nicolas Raskin: chronique d’une réussite annoncée

Nicolas Raskin prend une place de premier plan chez les Rouches. Il confirme le bien que l’on pensait de lui… un peu plus tard que prévu.

Est-ce la chronique d’un succès annoncé? Peut-être, mais c’est aussi l’éloge de la patience. Nicolas Raskin est en train de répondre aux attentes placées en lui depuis un moment, maintenant… alors qu’il n’a toujours que 19 ans. En février 2018, à 16 ans, il devenait le premier joueur né au XXIe siècle à recevoir des minutes dans notre championnat. C’était à Gand et on le pensait lancé. En réalité, il a dû attendre deux ans pour faire son retour sur un terrain de D1A.

Après un excellent stage hivernal à Marbella il avait droit à sa grande première sous le maillot rouche en championnat, en février, avec une titularisation prometteuse contre Bruges (0-0). Michel Preud’homme avait hésité à le lancer à Waasland-Beveren, deux mois plus tôt, en l’absence de Bastien… mais il lui avait finalement préféré Goreux. Pas de chance, l’expérimenté vice-capitaine avait été exclu, ce match-là.

Tout cela est du passé et Raskin n’a pas loupé l’occasion de répondre présent quand Montanier l’a lancé. D’abord en préparation, puis dès la première journée, à la place d’un Cimirot que l’on pensait pourtant irremplaçable. Il n’a plus bougé du onze depuis en championnat, si ce n’est contre Zulte, lorsque son T1 a fait tourner… pour le remettre à la place de Shamir, quand celui-ci est sorti blessé à la 40e. Son côté pitbull et son sens de la passe lui permettent d’être à la fois celui qui fait le plus de fautes (33) et le meilleur donneur d’assists (4).

Chez les U21 sans broncher

«Peut-être qu’il pensait qu’il recevrait du temps de jeu plus rapidement en équipe première quand il est revenu au Standard, mais c’est normal, c’était un enfant en janvier 2019, explique Stéphane Guidi, son entraîneur chez les espoirs rouches. En tout cas, il n’a jamais montré chez les U21 que ça le pesait d’y jouer. Il posait des questions à la théorie, il prenait la parole à la mi-temps. Il se comportait en leader.» Une qualité qu’il a d’ailleurs emmenée avec lui chez les A, où il n’hésite pas à replacer ses équipiers, même les plus âgés. «Il faut souligner le travail du staff précédent avec Nicolas, poursuit Guidi à propos d’un joueur que MPH et ses adjoints ont patiemment préparé à prendre la succession de Cimirot et/ou Bastien. Il y a eu un travail de l’ombre, où on ne lui a pas trop vite donné des minutes de jeu, pour le faire grandir intelligemment

Car le joueur était revenu à Sclessin avec de l’ambition. «Revenu» parce que le Waremmien avait déjà grandi au Standard, avant de prendre la direction d’Anderlecht à 14 ans. Deux ans plus tard, il passait à Gand, attiré par Hein Vanhaezebrouck. «Ils l’ont mis à la poubelle après mon départ», s’étonnait récemment HVH dans le «Nieuwsblad». C’est en réalité bien Yves Vanderhaeghe qui lui a donné ses seules minutes chez les Buffalos. Mais sans aucun lendemain, ce que doivent regretter les Buffalos, aujourd’hui. Deux ans et demi plus tard, Raskin retrouve le futur qui lui était promis. «Festina lente», disaient les Romains. Et il se hâte lentement.

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