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Petit à petit, PHM fait oublier MPH au Standard

En quatre mois, Philippe Montanier a réussi ses débuts au Standard, séduit son groupe et obtenu de bons résultats.

Celui qui allait succéder à Michel Preud’homme n’allait pas avoir la tâche facile. Choisi en mars pour relever ce défi, Philippe Montanier a signé en juin un contrat d’un an, reconductible s’il qualifie l’équipe pour les play-off 1 ou va chercher l’Europe via la Coupe ou les p-o 2. Après quatre mois, les feux sont au vert. Et pas seulement parce qu’il a réussi son premier objectif: amener le Standard en poules de Ligue Europa.

Une gestion qui remporte l’adhésion de son groupe

«La force, c’est le groupe», répète le Français de 55 ans, dans une maxime aux airs de déjà entendu. Mais si elle n’est pas toujours suivie d’actes chez certains, il faut reconnaître que Montanier sait impliquer tout le monde. L’exemple le plus marquant concerne Cimirot. Intouchable sous Preud’homme, le Bosnien a démarré la saison sur le banc et son entraîneur n’a pas caché qu’il trouvait son numéro 8 hors forme. Un choix qui a poussé «Cimi» à se retrousser les manches… et qui a d’autant plus résonné comme un coup gagnant que Raskin n’a pas loupé l’occasion de se révéler à tous, rendant à son T1 la confiance qu’il lui avait donnée.

La hiérarchie n’est pas toujours claire, et, jusqu’ici, Montanier a réussi à ce que cela soit une force, plutôt que la source de problèmes. Dépassé par Vojvoda en début de saison, Noë Dussenne est revenu plus fort. Ici aussi, la gestion a été bonne puisque le défenseur a reçu et saisi sa chance, à Charleroi et contre Bruges, notamment, permettant à Laifis de souffler. La façon qu’a eue Montanier de gérer le cas Mehdi Carcela a permis à ce dossier de ne pas devenir une poudrière.

La réputation «d’entraîneur qui donne sa chance aux jeunes» agaçait un peu le Normand en début de saison, lui qui ne cessait de répéter qu’il donne surtout du temps de jeu à ceux qui le méritent, peu importe leur âge. Raskin, donc, mais aussi Balikwisha, en sont l’illustration, alors que Tapsoba et Pavlovic ont déjà eu droit à des titularisations que l’on n’avait pas forcément vu venir.

Résultat: l’ambiance est au rendez-vous dans un groupe qui, il est vrai, se connaît depuis un moment. Et qui, surtout, apprécie son coach.

Une flexibilité tactique payante

Le 4-2-3-1 était quasiment immuable, sous Preud’homme. Si Montanier a eu l’intelligence de partir des fondations de son prédécesseur, il a mis son grain de sel pour faire évoluer l’équipe en 4-3-3 puis en 3-4-3. Ce dernier système permet à Vanheusden d’exprimer ses qualités d’incursions offensives, à Collins Fai de se projeter vers l’avant, et aux offensifs comme Carcela, Lestienne et Amallah de se relayer. Déjà pratiqué à l’occasion sous MPH, sans que cela ne convainque et soit installé dans la durée, la défense à trois, offre un nouveau souffle à cette équipe.

L’ex-T1 de Lens a aussi l’intelligence de ne pas hésiter à rebattre les cartes en cours de match, comme contre Fehervar, où, mené 0-1 à la mi-temps il a sorti Bokadi pour faire rentrer Balikwisha et revenir à un 4-2-3-1 gagnant. À vrai dire, il n’y a qu’une fois où ses choix n’ont pas été payants: à OHL, où après l’exclusion de Gavory, il faisait rentrer Bokadi pour renforcer la défense… et encaisser dans la foulée.

Une communication entre humour et fausse piste

S’il se passait souvent quelque chose en conférence de presse avec Michel Preud’homme, qui ne se gênait pas pour dire ce qu’il pense, les «CP» sont plus ternes, avec Philippe Montanier.

Il n’est jamais facile de lire dans les cartes du Français, qui répond souvent sur le ton de la plaisanterie aux questions dérangeantes et a l’habitude d’être généreux en éloges… pour l’adversaire.

Durant le mercato, il a trouvé le ton juste pour répondre aux questions en parvenant à reconnaître qu’il souhaitait un renfort défensif sans avoir l’air de mettre la pression sur sa direction pour autant.

Jusqu’ici, il a toujours protégé ses joueurs, même après une prestation ratée, comme lors de la seule défaite de la saison à Louvain. «Je n’ai rien à reprocher au niveau de l’état d’esprit». Même discours après le petit 2-0 contre les amateurs de Bala.

Il faudra voir ce que dira le Normand si son équipe rate complètement un ou plusieurs matchs consécutifs. Car si un groupe n’aime pas voir son T1 le pointer du doigt, les supporters n’apprécient pas s’entendre dire que «les gars ont tout donné» après une prestation soporifique. C’est peut-être le seul nuage gris (clair) au-dessus du banc de l’entraîneur. Il n’a pas encore complètement conquis les cœurs des supporters liégeois. Pas facile de succéder à Preud’homme. À Liège, encore moins qu’ailleurs.

2 thoughts on “Petit à petit, PHM fait oublier MPH au Standard

  1. merci michel pour ce que tu as fait pour le standard et ce que tu fais maintenant en supervisant l’academie avec regi goreuxet les autres collaborateurs.
    concernant notre coach montanier j’aime bien ce coté pince sans rire et une certaine désinvolture lors des interwiews.
    il a su sortir d’autres jeunes pendant la prépa et bien sur évoluer dans les changements tactiques quand cela est nécessaire et surtout faire les remplacements à bonne escients.c’est la différence avec michel qui devrait etre un peu usé.
    il est excellent communicateur et çà ne sera pas le genre à ce cacher quand certains matchs seront moins bon.

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