Le Standard n’a remporté que quatre de ses dix-sept matchs à domicile cette saison, et a essuyé une septième défaite à Sclessin ce mardi soir. Une anomalie que les Rouches eux-mêmes ne parviennent pas à expliquer.
Quatre victoires, six partages, sept défaites. Seize buts marqués, vingt-deux encaissés. En dix-sept matchs. Pour un club réputé solide dans son enfer de Sclessin, le Standard présente un bilan absolument cataclysmique à domicile, cette saison.
Devant à peine plus de 8 000 supporters désabusés ce mardi soir, les Rouches ont concédé une deuxième défaite en autant de réceptions depuis le début des Champions Play-Offs, et ont dû attendre un penalty à un petit quart d’heure du terme pour enfin faire résonner un « Hey, baby » que les supporters entendent bien trop peu depuis son retour dans le stade la saison dernière.
Mais comment l’équipe qui évolue devant les supporters les plus fervents de Belgique a-t-elle fait pour que ces derniers désertent autant le stade, laissant plus de deux tiers des sièges vides ? Et comment se fait-il qu’en phase classique, malgré de nouvelles animations hors du commun de la T3 et de la T4 et un soutien constant des deux principaux groupes de supporters, le bilan ait déjà été aussi calamiteux ?
Josué Homawoo tentait de répondre à ces questions après la défaite face à l’Antwerp. Le défenseur central togolais ne savait pas trop bien quoi répondre. « Pour être honnête, on n’a pas d’explication. C’est vrai que l’on est plus efficaces à l’extérieur qu’à domicile, je ne sais pas pourquoi. On espère inverser la tendance pour terminer à la première place de ces Play-Offs. Bien sûr, on y croit encore. »
Comment expliquer les problèmes du Standard à Sclessin ?
Les joueurs parlent-ils de cette tendance assez dérangeante entre eux ? « Pas spécialement. On se dit juste qu’on doit faire mieux à domicile. Nos supporters méritent des victoires et méritent de recevoir dans la joie quand ils viennent nous voir. C’est clair qu’un stade complet nous porterait plus. Mais on les a quand même entendus, et nous sommes professionnels. On veut tout gagner. »
Pas vraiment de réponse claire, donc, dans le chef de Josué Homawoo. Et ce n’est pas Gustav Mortensen, arrivé en janvier en provenance de la deuxième division danoise, qui en savait davantage. « Je ne sais pas pourquoi, c’est une bonne question. On essaye de faire le mieux mais ça ne s’est pas bien passé aujourd’hui, on doit changer ça car Sclessin doit être un endroit où on gagne nos matchs. »
Gagner ses matchs à domicile, ce n’est clairement pas ce que fait le Standard cette saison, et c’est déjà ce qui avait coûté aux Rouches une place parmi les six meilleures équipes du pays, avec un bilan de 3/15 à la maison contre les cinq derniers de la phase régulière. Une véritable anomalie pour le Matricule 16, habitué à faire le travail chez soi et à éprouver bien plus de difficultés à l’extérieur.
