Gagner à l’extérieur, là où on ne l’attend pas ? Le Standard s’en est montré capable à de multiples reprises cette saison. Mais gagner un match à domicile, où il est favori ? Les Rouches ont plus de peine, mais devront passer outre ce vendredi soir, contre Louvain.
La consigne est simple. L’exécution ne le sera certainement pas autant. Après s’être baladé sur le terrain de l’Antwerp dimanche dernier, le Standard doit enchaîner et ne peut pas se louper face à Louvain, lanterne rouge des Europe Play-Offs, ce vendredi soir à Sclessin.
Revenus au coude à coude avec Westerlo et le Racing Genk, les Rouches auront cette fois l’occasion de mettre la pression sur l’ensemble de leurs concurrents, y compris Charleroi et l’Antwerp, qui ne sont pas largués, en ouvrant cette septième journée de Play-Offs, après avoir joué en dernier et refermé les hostilités la semaine dernière.
Ni un avantage, ni un inconvénient, selon Vincent Euvrard, qui se montrait comme à son habitude particulièrement mesuré en conférence de presse ce mercredi. L’entraîneur du Standard est évidemment conscient que son équipe est capable de souffler le chaud et le froid, même si elle a gagné en constance avec un bilan de deux défaites seulement lors des douze derniers matchs, et qu’un match où elle est favorite sur le papier n’est pas un match nécessairement gagné.
Le Standard doit enfin trouver la bonne recette à Sclessin
Une affirmation encore plus vraie lorsque le Standard évolue à Sclessin, stade où chaque équipe de Pro League craignait pourtant de se déplacer il n’y a pas si longtemps. C’est encore un petit peu le cas, mais plus autant qu’avant, notamment en raison des résultats cataclysmiques (n’ayons pas peur des mots) du Matricule 16 dans ses bases cette saison.
Quatre victoires en dix-sept réceptions, c’est évidemment un bilan indigne pour le Standard à Sclessin, où il avait perdu contre les quatre derniers et n’avait battu que Genk, l’Antwerp, Charleroi et le Sporting d’Anderlecht en compétition régulière. Quatre adversaires relativement ronflants, qui avaient tenté de prendre les choses en main en bord de Meuse.
Un scénario qui convenait parfaitement au Standard, qui pouvait alors piquer en transition rapide, sa principale qualité depuis quelques années. Ce ne sera évidemment pas le cas de Louvain, dont la saison est déjà terminée, qui n’a pas encore remporté le moindre match dans ces Play-Offs et qui termine en roue libre. Felice Mazzù avait déjà donné le ton, donnant une semaine de congé à ses joueurs lorsqu’ils venaient d’éviter les play-downs sur le fil.
Louvain présentera un bloc bas et compact, qu’il faudra percer
Les statistiques des Louvanistes font peur : pas de but marqué dans quatre des six matchs d’Europe Play-Offs, déjà douze buts encaissés, aucune victoire et seulement deux points pris. Et souvent, le même scénario : OHL tient le bon bout en première période (0-0 à la pause contre le Standard, Genk, l’Antwerp, Westerlo à domicile et Charleroi, et un avantage de trois buts en Campine !), avant de totalement craquer au retour des vestiaires.
Le Standard doit donc s’attendre à un bloc regroupé face à lui ce vendredi soir. Les hommes de Vincent Euvrard devront faire ce qu’ils peinent à faire cette saison : faire sauter le verrou. Un premier but pourrait en amener d’autres pour les Rouches, à condition de ne pas commettre une bête erreur derrière qui permettrait à Louvain de resserrer encore un peu plus les rangs en défense, pour ne plus laisser aucun espace.
Une raison pour laquelle c’est plutôt Dennis Ayensa qui est pressenti dans le onze de base, au détriment d’un Timothé Nkada qui a pourtant réalisé l’une de ses meilleures prestations au Bosuil. En début de rencontre, le Standard devra composer avec des espaces réduits pour faire la différence, et tenter d’emballer Sclessin.
Emballer un stade de Sclessin qui ne demande que ça
Un stade qui n’a accueilli que 8.000 supporters lors des deux premières journées des Play-Offs, ce qui réduit aussi logiquement la peur des adversaires se déplaçant en bord de Meuse. Il pourrait être un peu plus garni ce vendredi soir, le public ayant retrouvé espoir après la manita infligée à l’Antwerp.
L’enceinte des Rouches sera toutefois loin d’être comble, et ce sont bien les joueurs, sur le terrain, qui devront l’enflammer et faire le nécessaire pour éviter le piège louvaniste, et enfin renouer avec la victoire à Sclessin.
Une chose est certaine : ne pas gagner cette rencontre sera vécu comme une énorme gifle au sein du Matricule 16. De l’autre côté, la remporter avec la manière serait un nouveau signe des progrès accomplis par les troupes de Vincent Euvrard.
