Au Standard, Vincent Euvrard en est à sa huitième expérience comme entraîneur principal. Le T1 des Rouches a été marqué par plusieurs coachs dans sa carrière de joueur…mais aussi depuis qu’il est lui-même passé de l’autre côté de la barrière.
13 ans ont passé depuis les débuts de Vincent Euvrard comme entraîneur. C’est au Sporting Hasselt qu’il a appris le métier, d’abord comme adjoint de l’équipe première et coach des U21. Comme joueur, c’est également dans le Limbourg qu’il a vécu ses plus belles heures, que ce soit à Saint-Trond, Genk ou Heusden-Zolder.
Il y a côtoyé des entraîneurs qui ont été des références pour lui et le sont toujours dans sa carrière actuelle. Lorsque la RTBF lui demande les trois meilleurs entraîneurs avec qui il a travaillé, Euvrard n’hésite pas.
Il commence avec Sef Vergossen, connu au Racing : « Il venait d’être champion, j’étais jeune et je suis arrivé l’année suivante pour jouer la Champions League. Vergossen arrivait parfaitement à gérer des égos comme Wesley Sonck, et ça m’a beaucoup servi plus tard dans mon relationnel de coach ».
Euvrard cite ensuite Guido Brepoels, sous les ordres de qui il a joué à Saint-Trond : « Avec lui, j’ai atteint mon meilleur potentiel : on a été champion de D2 puis on a joué directement les Play-Offs 1 en D1A, avec quasi la même équipe ».
« Brepoels a construit une équipe offensive et libérée, qui jouait le pressing haut. Ce fut une saison magnifique : après 7 matches on était premiers, on avait notamment battu Anderlecht. C’est avec Brepoels que j’ai maximisé mon potentiel car il m’a donné pleine confiance en moi », se souvient-il.
L’entraîneur du Standard tient enfin à mettre Franky Vercauteren. Il l’a rencontré au Cercle de Bruges après avoir frôlé le burn-out. Les deux hommes se sont bien trouvés et ont ensuite collaboré à Louvain et du côté d’Al-Batin, en Arabie saoudite.
« C’est à lui que je dois mon développement comme coach. J’ai rencontré Frank après avoir rencontré le mur au Cercle. C’est avec lui que j’ai compris que tu ne peux pas tout contrôler et que tu dois déléguer », se souvient Euvrard.
« J’avais été limogé, j’étais jeune coach et j’ai commencé à douter de tout, à commencer par douter de moi. J’ai observé Vercauteren et j’ai compris que côté connaissance foot, méthodologie, entraînement, tactique, analyse, je n’avais pas de souci. Mais c’est dans la gestion de groupe, d’un staff ou d’un noyau de joueurs, que je devais apprendre », poursuit-il.
Vercauteren a été d’une grande aide en ce sens : « J’ai vu comment Frank dirigeait, comment il distribuait les tâches, comment il partageait pour finalement conserver son énergie pour trancher les grandes décisions. Moi, jusque-là, je me perdais dans les détails. Les détails, c’est ce qui fait la différence. Mais quand tu te perds dans les détails et que tu perds la vue d’ensemble, tu rates le clou ».
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