Chers supporters,
Avec ce titre, j’ouvre la porte à toutes les hypothèses ! Pas à celle du PLUS FORT, comme on pourrait le penser, mais, au vu du match livré par nos couleurs samedi soir, je dirais plutôt LA LOI DES PLUS DETERMINES, à coup sûr.
Rien qu’à voir la motivation liée au speech du gardien adverse envers ses équipiers, tous regroupés autour de lui, on pouvait craindre le pire, et cette impression n’a fait que se vérifier durant la majorité de la rencontre, tant la détermination était visible sur les visages de nos hôtes, bien décidés à vaincre !
Même si comparaison n’est pas raison, ce scénario m’a fait penser à celui vécu par la Belgique face aux USA, lors de la récente coupe du monde, où, d’entrée de jeu, nous avions compris qu’il n’y aurait qu’une seule équipe sur le terrain, nos diables étant hyper motivés à l’idée de venger l’injustice dont ils avaient été victimes en coulisse !
Bien sûr, pas plus que les joueurs américains, les nôtres n’ont pas pris la rencontre à la légère, mais, parfois, il suffit d’un rien pour allumer la mèche, et tout autant de peu de chose pour l’éteindre.
En plus, en face, il y avait un certain Norman Bassette, sans doute désireux de démontrer à Marc Wilmots qu’il avait eu tort de ne pas se montrer plus convaincant pour l’attirer au Standard.
Il avait déjà annoncé la couleur en semaine, et ça s’est vérifié après seulement onze minutes de jeu.
Et chez nous ?
L’absence de Mortensen ne m’inquiétait pas outre mesure, tant notre Danois n’était plus que l’ombre de lui-même depuis le début de saison, la dernière rencontre exceptée. Le remplacer par Mohr, à priori, était un changement poste pour poste, mais, visiblement, l’allemand n’a plus la vitesse pour jouer à cette place.
Préférer Lawrence, encore laissé sur le banc au coup d’envoi, aurait sans doute été un meilleur choix, quitte à modifier un peu le système de jeu.
Et puis il y a toujours ces lacunes en défense, peu mises en évidence face à l’Antwerp, bien que les dernières minutes qui ont suivi le pénalty ont démontré une certaine fragilité dès que les Anversois se sont mis à pousser. Karamoko associé à Hautekiet, c’est bien, mais pas suffisant face à une opposition plus menaçante.
Enfin, devant, quand Ayensa n’y est pas, qu’Abid est dans un moins bon jour, les occasions de marquer se font rares, et ce n’est pas Nguene qui nous prouvera le contraire, même s’il est encore tout jeune, trop sans doute.
Certes, nous avons eu droit à ce retour au marquoir presque inespéré en l’espace de dix minutes à peine, avant de sombrer à nouveau.
D’aucun diront que le terrain n’était pas propice à développer le jeu, contrairement à notre pelouse qui est actuellement dans un état impeccable, digne des plus belles surfaces.
Mais se retrancher derrière cette seule excuse est un peu léger comme raisonnement. L’état du terrain n’explique assurément pas le retard de nos joueurs sur les seconds ballons, pratiquement tous gagnés par les joueurs de Westerlo.
Alors, nous sommes nous vus plus beaux que de raison, après notre démonstration du weekend précédent ?
Sans doute un peu, même s’il ne faut pas jeter une fois encore le bébé avec l’eau du bain, comme on dit, car amélioration dans le jeu il y a, à n’en pas douter.
Le risque toutefois de voir ce bel édifice s’écrouler rapidement est tout à fait envisageable, si la défense continue à encaisser trop facilement, si nos attaquants ne marquent que rarement, les mauvais résultats pouvant très vite influer sur l’harmonie de l’ensemble, sur l’entente dans le groupe.
Or, ce match piège à Westerlo, il constituait un vrai baromètre, révélateur de notre aptitude à aborder les gros matchs à enjeu, comme les trois qui vont suivre et dont on pourrait tout aussi bien revenir bredouilles.
En effet, au vu de nos résultats ces dernières années à Gand, on peut légitimement craindre le pire, surtout en tenant compte de l’état de forme actuel des hommes de Rik Demil.
Ensuite, la venue de Charleroi sera tout sauf un cadeau, notre ennemi juré affichant lui aussi des statistiques très favorables, sans doute supérieures encore aux nôtres !
Et inutile de vous rappeler l’affront subi lors du dernier match des playoffs2, encore présent dans toutes les têtes.
Enfin, le déplacement à Genk, en cas d’échecs précédemment, revêtira une importance capitale, pouvant nous faire passer de l’état de grâce à l’état de crise, résolument.
Bien sûr, nous ne devons pas nous montrer inquiets outre mesure, surtout si nos prochaines prestations sont du même acabit que celle entrevue face à l’Antwerp. Mais, avec le Standard, nul ne sait jamais sur quelle partition ils vont jouer, tant le manque de régularité a marqué l’histoire récente du club, ces dernières années.
C’est donc bien ce paramètre qu’il nous faut désormais maitriser, sans quoi le nom du Standard ne retrouvera jamais ses lettres de noblesse !
Il semble que Vincent Euvrard aussi, l’avait compris, ne changeant ni de système ni de joueurs alignés dans son onze de départ depuis la reprise, mais il devrait peut-être remettre certains choix en question s’il veut continuer à avancer.
Peut-être pas dans le cœur du jeu, dans l’animation, mais aux deux extrémités du terrain, où un certain Drammeh parait tout doucement marquer des points.
En attendant, je souhaite bien du courage aux supporters qui se rendront à la Ghelamco Arena, si d’aventure une nouvelle déculottée vient sanctionner notre prestation.
Si on veut éviter pareil scénario, les joueurs ont tout intérêt à aller là-bas, non pas pour subir, mais pour bousculer l’adversaire, sans quoi ….
Gerouche
Supporter du Standard pendant sa jeunesse, Norman Bassette a inscrit le premier but de son…
Une retournée acrobatique pour inscrire son premier but sous ses nouvelles couleurs, ça n'est pas…
Pas assez de seconds ballons gagnés, des buts évitables donnés, de la déception mais pas…
Déçu, Vincent Euvrard, après la première défaite de la saison du Standard sur la pelouse…
Dans une rencontre à six buts, le Standard s'est incliné sur la pelouse de Westerlo,…
Dans une rencontre à cinq buts et presque autant de visages, le Standard a subi…