Ilay Camara aura été l’un des transferts les plus marquants de l’été dernier avec ce passage du Standard à Anderlecht. Il revient sur ses retrouvailles agitées.
Mais plus encore que Bertaccini, c’est le transfert de Camara qui avait fait du bruit. Le Belgo-sénégalais avait beau ne pas pouvoir cacher son sang mauve en arrivant à Sclessin, de par ses 14 ans passés à Neerpede, on ne passe pas du maillot rouche à la vareuse mauve sans faire de vagues, surtout lorsqu’il s’agit d’un transfert direct.
Ilay Camara de retour à la maison
Lors de son année en bords de Meuse, Camara avait justement expliqué que rejoindre le Standard l’avait rendu plus complet, enrichi son ADN anderlechtois avec plus de hargne et de caractère. Ivan Leko avait fait le reste, en faisant de l’ancien piston du RWDM l’un des joueurs les plus dangereux de son 3-5-2 à vocation très défensive.
Depuis son flanc gauche, Ilay Camara s’était donné sans compter. Ses innombrables aller-retours en avaient fait l’un des joueurs les plus appréciés du public. Sa baisse de forme en deuxième partie de saison n’était sans doute pas étrangère aux moins bons résultats de l’équipe.

Toujours est-il qu’apprendre son transfert en droite ligne chez l’ennemi a fait tomber de sa chaise plus d’un supporter. Interrogé par La Dernière Heure, le principal intéressé revient sur ce transfert, confirmant ne rien regretter, tout en sachant ce qu’il doit au Standard.
« J’ai passé une très bonne saison au Standard. Mais quand j’ai reçu l’offre pour revenir à Anderlecht, je n’ai pas eu à réfléchir. Ce n’est pas que je ne m’y plaisais pas, mais je suis supporter d’Anderlecht depuis que je suis petit », explique-t-il.
Une offre qui ne se refuse pas, malgré les critiques
Le joueur était sur le banc pour le match de phase classique à Sclessin. Il est toutefois entré sur son ancienne pelouse plus rapidement que prévu, remplaçant Marco Kana juste avant la mi-temps. Mené 1-0 à sa montée au jeu, Anderlecht s’est finalement incliné par deux buts d’écart.
Malgré la défaite et l’agitation autour de son retour dans le camp adverse, Camara a pris la situation avec un certain recul : « Ça s’est plutôt bien passé. Ils m’ont sifflé et j’ai encaissé pas mal de vannes pendant l’échauffement, mais pas d’insultes », sourit-il.
« Je pense que j’étais aussi très apprécié au Standard. Comme je n’y suis resté qu’un an, je n’ai pas eu droit à l’accueil ‘à la Steven Defour’. Sur les réseaux sociaux, on m’a traité de traître, mais je comprends. Les supporters donnent leurs derniers centimes pour venir voir le club de leur cœur. Mais parfois, il faut faire des choix sportifs et financiers », se défend-il.
De nouveau lié à son club de coeur jusqu’en 2030, Ilay Camara veut désormais pleinement s’y imposer, sans être freiné par les blessures. Et si possible éviter d’être battu à Sclessin à chacun de ses retours.
