Le mot de « Gerouche »: SURREALISTE

Chers supporters,

Je vous l’avais bien dit que, face à ce Bruges-là, nous n’avions aucune chance de briller, tant la prestation des blauw en zwarte avait été autrement convaincante que la nôtre face aux modestes kranas…. Machin Sport.

Surtout avec ce système hors norme pondu par le spécial ONE, Emilio, avec des ailiers jouant sur leur mauvais pied. C’était perdu d’avance…..

Eh bien non, ce fut tout le contraire auquel nous eûmes le droit d’assister hier en fin d’après-midi.

A se demander si les rôles et les valeurs n’avaient pas été inversées, tant la supériorité du Standard fut évidente de bout en bout, et ce donc dès les tout premiers instants, le ton ayant été donné par Cavanda.

Les journaux avaient mis en avant quelques duels ou face à face, notamment Van Acken contre Marin, Danjuma contre Cavanda, Wesley contre Luyindama. Et tous ont été emportés haut la main par les nôtres, étouffant les moindres véléités adverses.

Même Vörmer fit presque peine à voir, tant son impuissance était manifeste, c’est tout dire….

Qu’avaient donc mangé nos joueurs, transformés en véritables lions ?

Sûrement pas du mouton !

Alors, ne boudons pas notre plaisir, cette rencontre fut un véritable régal pour les yeux, pour les rouges et tous les fanatiques qui ne demandent qu’à s’enthousiasmer pour leurs couleurs.

Il y avait vraiment bien longtemps que je n’avais vu le Standard évoluer à un tel niveau, ce qui, à priori, aurait tendance à contredire toutes nos convictions, nos analyses les plus défaitistes.

Seul bémol peut-être, ces deux errements à nouveau de notre géant africain, la première fois absent sur cette tête de Wesley, la seconde fois trop présent pour mettre finalement le ballon dedans, contre son camp, ce qui commence à devenir une fâcheuse et bien mauvaise habitude.

Mais bon, ne soyons pas injuste vis-à-vis de l’homme non plus, tant son rayonnement, son abattage et sa seule présence suffisent à faire peur à n’importe quel attaquant d’en face.

Mais alors, comment expliquer ce Standard à deux visages, si brouillon quelques jours plus tôt et tout autant face à des adversaires dits « faibles » et pourtant capable à contrario d’être une formation très séduisante, face ….. aux plus forts de notre compétition ?

En se posant cette question, on soulève l’un de nos plus gros problème ! Comment déjouer les défenses regroupées, les équipes qui jouent bas et refusent le jeu, tout simplement ?

Car là réside sans aucun doute la réponse à notre question : le Standard peut afficher deux visages diamétralement différents suivant que ceux d’en face jouent le jeu ou pas. Suivant qu’il s’agisse des PO1 ou du championnat, tout simplement aussi.

Il existe donc aussi deux types différents d’adversaire, avec autant de systèmes différents à appliquer par MPH selon qu’il s’agit de l’un ou de l’autre.

N’allons par conséquent pas croire que, parce que nous avons fait la leçon aux Brugeois, qu’il va désormais nous suffire de paraitre pour vaincre.

Hier, notre équipe a montré tout ce qu’on attendait d’elle : un jeu tout en verticalité, en vitesse, et où même nos flans jouant sur leur mauvais pied n’en souffraient pas, ne recourant que très peu aux centres latéraux. Mais qu’en sera-t-il demain face aux murs tendus par des équipes de bas de classement ?

A coup sûr, MPH devra revoir sa copie et compter davantage sur les centres avec de la présence dans le rectangle, notamment celle de Luyindama, voir de cet autre géant qu’est Oularé. Autrement dit, il ne faudra plus espérer pouvoir bénéficier de cette verticalité si chère à D.Donofrio, mais faire jouer les ailiers sur leur bon pied….. pour combiner court et en triangle avec Medhi à gauche et Polo à droite, pouvant s’appuyer sur les backs qui montent, les obligeant à rentrer dans le jeu,  et sur l’homme en pointe.

Ceci dit, je m’en voudrais de jouer les rabats joie, car ce Standard-là a tout de même montré qu’il était sur la bonne voie, qu’il était capable d’assimiler de nouvelles règles, au départ sans doute contraignantes mais qui, à terme, lui seront profitables. Mieux, qu’il était capable de jouer comme un club du TOP, d’afficher des ambitions et de gravir encore un échelon.

Et rien que cela, pour l’heure, doit suffire à notre bonheur.

Arrêtons donc de prendre pour cible les coatchs, mais laissons leur aussi le temps de réfléchir à cette différence fondamentale. Après tout, c’est à eux de trouver les solutions lors des matchs dits « fermés », pas à vous ni à moi.

Gérouche

 

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