Avec une bonne mise en place mais trop peu de justesse dans les derniers gestes, le Standard a été défait sur le plus petit écart par la Juventus, ce samedi soir en match amical. Une rencontre dont Vincent Euvrard pourra tout de même tirer du positif avant la reprise du championnat.
Retrouvailles avec Sclessin un peu particulières pour le Standard, qui accueille la Juventus dans le cadre d’une rencontre amicale ce samedi soir. Au coup d’envoi, Vincent Euvrard aligne les nouveaux venus Salieu Drammeh et Alexis Trouillet, mais aussi Matthieu Epolo, revenu il y a peu de ses vacances après son séjour à la Coupe du monde 2026 avec la République démocratique du Congo.
En attaque, au Standard, on ne retrouve par contre pas Bruny Nsimba, mais bien Timothé Nkada. Le Belgo-Angolais, venu de Dender, était incertain, car légèrement blessé, et ne figure pas sur la feuille de match. C’est aussi le cas de Dimitri Lavalée, pas encore prêt. Mohamed El Hankouri est présent, Rayan Touzghar aussi. Du côté de la Juventus, une équipe jeune, tout de même composée de Manuel Locatelli, Douglas Luiz ou encore Pierre Kalulu.
Le système hybride du Standard qui contient la Juventus
Dès le coup d’envoi, Vasilije Adzic permet au Standard de se mettre en jambes, avec une terrible perte de balle dès la troisième seconde de jeu qui permet un premier contre des Rouches. Le mouvement ne va pas à son terme, mais il permet aux hommes de Vincent Euvrard de s’installer dans le camp de la Juventus. La Vieille Dame ne répond qu’avec un centre du même Adzic capté par Epolo et une frappe lointaine, non dangereuse.
Dans son jeu, le Standard est hybride. Mortensen occupe bien le rôle de troisième défenseur central, mais Fossey vient assez souvent se mettre sur la même ligne pour former une quatre arrière et un 4-4-2 en perte de balle. Le Standard se projette ensuite avec trois hommes à l’arrière : Karamoko, Hautekiet et soit Mortensen, soit un milieu de terrain (Trouillet ou Ilaimaharitra) qui ferme l’axe. Un système qui contient bien la Juventus.
La première période reste équilibrée, avec des situations intéressantes de part et d’autre, mais pas de véritables grosses occasions à cause, souvent, de mauvais choix ou de mauvais gestes dans les trente derniers mètres. Mais Luciano Spalletti se gratte la tête, et pour cause : sa Juventus n’en mène pas large face au Standard, qui ne rougit pas dans le cœur du jeu et qui tient la dragée haute à la pause.

Une mi-temps pour Lucas Pirard, impuissant face à Miretti
C’est sans Matthieu Epolo, remplacé par Lucas Pirard (le changement était prévu à l’avance), que le Standard a disputé la seconde période, sous les yeux notamment de Sébastien Pocognoli, de Nacer Chadli ou encore de Loïs Openda, dont le prêt à l’Olympique Lyonnais est en voie de finalisation, mais qui est bien présent dans les travées de Sclessin.
Tout ce beau monde assiste à la faute involontaire d’Abid à l’entrée de son propre rectangle. Le joueur du Standard veut se retourner en contrôlant un ballon qui retombe et percute Fabio Miretti, monté au jeu à la pause. Derrière le ballon pour ce coup franc à moins de vingt mètres, Andrea Cambiaso talonne pour le même Miretti, qui trompe Lucas Pirard d’une frappe sèche et ouvre le score en faveur de la Vieille Dame (0-1, 55e).
Les débats s’animent ensuite. Quelques secondes plus tard, un mauvais contrôle d’un Alexis Trouillet en difficulté offre la balle de break à la Juventus et à Fabio Miretti, qui dribble Lucas Pirard mais voit sa tentative repoussée juste devant la ligne par Hautekiet. Un coup de mou du Standard, qui réagit avec une action individuelle et une frappe d’Abid, détournée par Michele Di Gregorio.

Festival de changements et peu d’occasions en fin de match
Vincent Euvrard réagit et change quatre joueurs, poste pour poste. En trois minutes, Marlon Fossey, Casper Nielsen, Alexis Trouillet et Timothé Nkada cèdent leur place. Ils sont remplacés par Henry Lawrence, Rayan Touzghar, Bernard Nguene et Mohamed El Hankouri qui, de retour de blessure, reçoit vingt bonnes minutes. Luciano Spalletti, de son côté, fait aussi tourner son équipe de la Juventus.
Le Standard termine d’ailleurs la rencontre avec une toute nouvelle équipe, puisque six derniers changements sont réalisés à quinze minutes du terme : Tobias Mohr, Dennis Ayensa, Noa Sy, Charli Spoden, Ange Kokora et Daan Dierckx montent au jeu. Gustav Mortensen, Adnane Abid, Salieu Drammeh, Ibrahim Karamoko, Marco Ilaimaharitra et Ibe Hautekiet quittent la pelouse. Le rythme, quant à lui, s’est perdu au fil de la seconde période.
La rencontre se termine dans un faux rythme, avec une possession de balle à l’avantage de la Juventus, qui fait tourner. Le Standard ne se montre plus dangereux, sauf sur une reprise de Nguene dans le temps additionnel, et s’incline donc sur la plus petite des marges lors de cette rencontre de gala, qui précède de deux semaines la réception du Cercle dans le cadre de la première journée de Jupiler Pro League. Vincent Euvrard aura de bons enseignements à tirer de ce match en vue de cette échéance.
