Deux jours avant la réception du Cercle de Bruges dans le cadre de la première journée de Pro League, Salieu Drammeh a livré sa première grande interview depuis son arrivée au Standard, ce jeudi. L’ailier gauche gambien, tout sourire, pourrait devenir le nouveau joueur « frisson » des Rouches.
Sourire jusqu’aux oreilles, Salieu Drammeh s’est présenté ce jeudi pour la troisième conférence de presse de présentation d’une recrue du Standard, et pour la première d’avant-match : celle de la réception du Cercle de Bruges, ce samedi soir (18h15) à Sclessin, dans le cadre de la première journée de Jupiler Pro League.
L’ailier gauche gambien a d’abord évoqué ses premières semaines en bord de Meuse, qu’il a appréciées. « Les joueurs et le staff ont été très accueillants, je me suis très rapidement senti intégré. Grâce aux joueurs, l’ambiance est bonne et j’aime venir à l’entraînement. »
Salieu Drammeh n’a pas eu besoin d’être convaincu par le Standard
Joueur à la technique supérieure à la moyenne, Salieu Drammeh se veut aussi un bon bosseur, lui qui veut profiter de l’opportunité offerte par le Standard pour franchir un nouveau cap dans sa carrière. « Quand cette offre est arrivée, cela faisait sens pour moi. Je n’ai pas trop réfléchi et le club d’où je venais (Lillestrøm, en Norvège, ndlr) était d’accord. Tout le monde s’y retrouvait. »
Marc Wilmots n’a en effet pas eu besoin de beaucoup d’efforts pour convaincre le natif de Londres, parti dans le pays de ses parents, la Gambie, à l’âge de quatre ans, où il a connu son enfance avant de partir au Danemark. « Après quelques conversations, ce choix était déjà devenu logique pour moi. Le Standard est un grand club avec beaucoup de supporters, c’était normal. »
Pas la pression de passer après Rafiki Saïd
Quant à la comparaison avec Rafiki Saïd, qui présentait un peu le même profil et qui était le facteur X des Rouches la saison dernière, Salieu Drammeh n’en veut pas. « Cela ne me met pas de pression, je sais ce que je peux faire comme joueur. Nous sommes deux joueurs différents et je tâcherai de faire mon maximum sur le terrain. »
Dribbleur, doté de grosses qualités en un contre un, l’ailier gauche aime aussi « mettre ses coéquipiers dans de bonnes situations, marquer des buts et faire tout ce qu’il peut pour aider l’équipe ». Il espère franchir un cap dans sa carrière sous les ordres de Vincent Euvrard.
« Je suis encore jeune, j’ai beaucoup de choses à apprendre. J’ai eu beaucoup de conversations avec le coach, qui ont été très positives. Ce qu’il attend de moi est simple : il veut que je travaille dur et que je me donne à 100 % à chaque instant. »
Une première titularisation et les premières enflammades de Sclessin pour Salieu Drammeh ?
Une attitude qui devrait plaire aux pensionnaires de Sclessin. « J’aime les contacts avec les fans au stade, j’aime essayer de leur rendre ce qu’ils nous donnent. J’aime le spectacle, et être en relation avec les supporters sur le terrain est quelque chose de naturel pour moi. C’est quelque chose que je ressens, mais que je ne saurais pas trop expliquer. Quand l’intérêt du Standard est venu, mon agent m’a envoyé des vidéos du stade, parce qu’il sait que c’est important pour moi. »
Tous les voyants sont au vert, donc, pour Salieu Drammeh, pressenti pour une première titularisation en match officiel avec les Rouches. « Je pense que l’équipe est prête, je sens que les joueurs ont faim. Tout le monde s’est bien entraîné et a la même mission. Mes objectifs sur le long terme ? Gagner autant que possible et, d’abord, retrouver l’Europe, qui est très importante pour un club comme le Standard. Si c’est possible ? Bien sûr, tant qu’on y croit », a conclu le souriant Salieu Drammeh, qui pourrait devenir le nouveau joueur « frisson » du Matricule 16.
