Le Standard a manqué de fonds pour attirer l’un des transferts anderlechtois de l’été

Dans les colonnes de « Sudinfo », Marc Wilmots a raconté que Lukas Ambros aurait pu être un joueur du Standard. Aujourd’hui, il fait le bonheur de l’éternel rival : Anderlecht.

Et si Lukas Ambros avait finalement préféré le rouge au mauve ? Quel destin aurait-il eu ? La recrue tchèque d’Anderlecht a en effet été dans le viseur du Standard avant même que les Bruxellois ne s’intéressent à son profil. Marc Wilmots revient sur tout cela dans une interview accordée à Sudinfo.

Selon le directeur sportif du Standard, si Ambros n’a pas choisi le Standard, c’est avant tout pour une question financière. Le milieu de terrain a finalement été recruté par Anderlecht pour un montant d’environ cinq millions d’euros. Le Standard n’était pas en mesure de rassembler une telle somme et a dû laisser la victoire à Antoine Sibierski, le nouveau directeur sportif du RSCA

Wilmots suivait Lukas Ambros depuis longtemps

Pourtant, le Standard avait repéré le milieu de terrain bien avant son éternel rival. « Nous suivions Lukas Ambros avant Anderlecht », explique Wilmots. Selon l’ancien Diable rouge, le joueur était lui-même intéressé par un transfert à Liège.

Le Standard voyait en Ambros non seulement un renfort immédiat pour son milieu de terrain, mais aussi un investissement intéressant pour l’avenir. Wilmots estime même que le club aurait pu le recruter pour une somme bien inférieure et réaliser ensuite une importante plus-value.

« Le positif, c’est que nous l’avions scouté et que nous pouvions l’avoir pour beaucoup moins cher, explique Marc Wilmots. Nous pouvions le recruter pour trois millions d’euros, alors qu’Anderlecht en a payé cinq. Nous aurions peut-être pu le revendre 10 millions d’euros dans deux ans. »

Au Standard pour moins cher ?

Pour Standard, il s’agit donc d’une occasion manquée, même si Marc Wilmots refuse d’en faire toute une affaire. Le directeur sportif est conscient que la réalité financière du football belge joue forcément un rôle. « C’est la loi du plus fort : celui qui arrive, met l’argent sur la table et repart avec le joueur. Est-ce que c’est frustrant ? Non, cela fait partie du jeu », admet l’ancien capitaine des « Diables rouges ».

Ces déclarations illustrent aussi les différences actuelles des deux clubs rivaux en termes de recrutement. Le Standard reste en phase de reconstruction et doit gérer ses ressources avec prudence, tandis qu’Anderlecht était prêt à débourser cinq millions d’euros pour un joueur qui, selon Marc Wilmots, correspondait parfaitement au profil recherché par le club liégeois.

Pour Antoine Sibierski, ce transfert constitue en revanche une belle confirmation de la nouvelle orientation prise à Anderlecht. Le directeur sportif est parvenu à attirer Lukas Ambros sous le nez d’un concurrent direct et a déboursé pour cela une somme que Standard n’était pas en mesure de payer.

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