Au Standard, Vincent Euvrard le clame : « On n’est pas morts ! »

Battu quatre fois consécutivement, le Standard n’a d’autre choix que de relever la tête et de prendre les trois points samedi soir contre Courtrai. Vincent Euvrard est conscient de l’urgence, mais tient à rappeler un élément : « On n’est pas morts. »

Vincent Euvrard ne l’a pas caché jeudi en conférence de presse : après une série de quatre défaites consécutives, la réception de Courtrai, samedi soir à Sclessin, doit marquer un tournant et servir d’élément déclencheur dans la saison des Rouches.

« Je ne ressens aucun stress en particulier, tout en sachant que tout le monde est conscient du moment et qu’on a besoin de rapidement faire basculer les choses. On est sur quatre défaites d’affilée. Si tu n’es pas conscient maintenant, avec les réceptions de Courtrai et Beveren, le déplacement à Lommel et la Coupe de Belgique, que c’est le moment de faire basculer les choses… »

Qui a les épaules pour jouer et redorer le blason du Standard ?

L’entraîneur du Standard attend des joueurs qu’ils prennent leurs responsabilités et tirent les autres vers le haut pour inverser la mauvaise tendance de ces dernières semaines. C’est peut-être là que l’on verra, parmi les nouveaux arrivants, ceux qui ont véritablement « l’esprit Standard », la hargne nécessaire pour éviter de jouer la huitième place et les épaules assez solides pour s’inscrire dans le projet qui doit ramener, à moyen terme, le Matricule 16 parmi les meilleurs clubs de Belgique.

« Ton caractère se révèle dans de tels moments, et c’est là que tu peux surpasser tes limites. Ces moments difficiles forgent aussi un groupe. Quand tu es dans la m…, en sortir tous ensemble peut rendre le groupe beaucoup plus fort. On a connu une série de cinq matchs sans perdre. Maintenant, nous restons sur quatre défaites en championnat. C’est à nous de refaire basculer les choses du bon côté. »

Pas plus de stress que d’habitude

Vincent Euvrard le sait : le temps presse et la patience des supporters s’estompe petit à petit. « Je n’ai pas de souci à ce qu’il y ait de la critique. Personne ne peut dire, au Standard, que c’est bien d’avoir quatre défaites sur les cinq derniers matchs officiels. Personne ne peut dire qu’il a été assez bon durant cette période, et moi le premier », a admis le T1 des Rouches.

« On est dans un business de résultat. Même quand on travaille bien, si on perd, il n’y a rien à dire. Je recherche les améliorations et j’ai besoin de toute mon énergie pour préparer le prochain match. Tout ce qui a été fait par le passé, que ce soit les cinq matchs sans perdre ou les quatre défaites, ne compte plus. La seule chose qui compte à présent est de prendre les trois points contre Courtrai. »

Comme la saison dernière, le Standard recherche le moment qui pourrait faire office d’élément déclencheur. « Comme le Clasico contre Anderlecht de la saison dernière. Parfois, il faut vivre de tels moments. Mais ce que je ressens, personnellement, c’est de l’énergie pour gagner le prochain match et de l’excitation à l’idée de retrouver Sclessin et de gagner tous ensemble le prochain match », a-t-il déclaré.

Le Standard n’est pas mort

« Du stress ? Bien sûr qu’il y en a, mais il y en a tous les jours. Même avec un 6/6, il y aurait du stress. Et au plus tu perds, au plus la pression augmente. Mais c’est exactement ce que j’adore au Standard, cette volonté et cette impatience d’arriver à quelque chose. Aujourd’hui, on n’est pas morts, hein, les gars ! Plein d’équipes ont déjà montré que ce n’est pas le classement après 9 journées qui compte. Rappelez-vous l’Union de Pocognoli qui était dixième après neuf journées. Cette saison-là, ils sont allés chercher le titre. »

Vincent Euvrard ne compare évidemment pas son Standard à l’Union Saint-Gilloise, mais il assure que la messe n’est pas encore dite pour son équipe dans la course aux places européennes. Pour le confirmer, il faudra prendre six points lors des deux prochains matchs de championnat, voire neuf en comptant le déplacement à Lommel après la trêve. Et ce, peu importe la manière.

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