Capitaine américain du Standard, Marlon Fossey nous préface Belgique – USA : « 2014 est encore dans les têtes »

En français, l’Américain Marlon Fossey nous a préfacé le huitième de finale de Coupe du monde de la Belgique face aux États-Unis. Selon lui, les Américains ont toutes les raisons de croire en leurs chances, alors que les prolongations de 2014 sont encore bien ancrées dans les têtes.

Il faudra se lever en pleine nuit, ou aller dormir très tard pour voir en direct le huitième de finale de Coupe du monde des Diables Rouges contre les États-Unis, qui débutera à 02h00 du matin en Belgique dans la nuit de lundi à mardi.

Natif de Los Angeles et à un mois d’entamer sa cinquième saison en Jupiler Pro League, le défenseur et capitaine du Standard, Marlon Fossey, ne le fera pas. Obligations professionnelles obligent, lui qui se poste habituellement devant sa télévision quand l’horaire du coup d’envoi le permet. Il nous a cependant préfacé (et en français, s’il vous plaît !) cette rencontre après la première rencontre amicale des Rouches, largement remportée sur la pelouse de Verlaine.

Les États-Unis croient en leurs chances face à la Belgique

Et Marlon Fossey y croit pour les États-Unis. Même sans le meilleur buteur Folarin Balogun, suspendu. « Ce ne sera pas le même match qu’en mars », prévient-il. « Notre équipe est différente et je suis confiant. Les USA jouent beaucoup avec le momentum, mais l’absence de Balogun est un vrai problème. Cela dit, je n’ai pas vu de bonnes choses de la Belgique contre le Sénégal. Mais dans un match à élimination directe, tout peut se passer. »

Pas de bonnes choses, si ce n’est la petite engueulade entre Youri Tielemans et Leandro Trossard avant la remontada des Diables Rouges. En tant que capitaine, Marlon Fossey estime que ce genre de moments est nécessaire pour remobiliser une équipe. « Cela arrive plus souvent à l’entraînement, mais c’est parfois nécessaire. Je préfère un capitaine qui agit de cette manière quand l’équipe en a besoin. »

Selon lui, l’intensité des Américains pourrait faire mal à nos Diables Rouges, et surtout aux trentenaires. « Weston McKennie à la Juventus, Christian Pulisic à l’AC Milan… L’équipe compte plusieurs joueurs qui évoluent en Europe, et qui ont de la qualité et de l’intensité à revendre », assure Marlon Fossey. « Un joueur comme De Bruyne a fait une magnifique carrière, mais il n’a plus les mêmes jambes. Avec l’intensité des USA, des joueurs comme lui pourraient avoir du mal en fin de match. »

Les blessures ont éloigné Marlon Fossey du rêve américain

À domicile, les États-Unis se veulent confiants avant d’aborder ce huitième de finale, d’autant que leur sélectionneur, Mauricio Pochettino, notamment finaliste de la Ligue des Champions avec Tottenham, est vu comme celui qui pourrait faire prendre une dimension supplémentaire à cette équipe américaine.

« Il est une autre raison pour laquelle je suis confiant. Je ne connais pas trop l’histoire de Rudi Garcia, mais je pense que Pochettino est le meilleur coach », a glissé Marlon Fossey, qui ne lui en veut donc pas de ne pas l’avoir inclus dans sa sélection pour ce Mondial à domicile. « Si je suis honnête, la saison dernière, je n’ai pas joué beaucoup. Je pense que c’est juste ça. En jouant 90 minutes un maximum de dix fois, c’est difficile », reconnaît le joueur de 27 ans, conscient que ses pépins physiques ont mis, là, fin à son rêve.

La déception de 2014 est encore dans les têtes américaines

La Belgique risque d’affronter une équipe en confiance morte de faim, nous fait comprendre Marlon Fossey, qui voudra atteindre les quarts de finale d’une Coupe du monde pour la troisième fois de son histoire après 1930 et 2002 et qui voudra également effacer l’immense déception de 2014 et l’élimination en prolongations face à cette même Belgique, malgré le match phénoménal du gardien Tim Howard.

« C’est encore clairement dans la tête de tous les joueurs. C’est une petite motivation supplémentaire. L’esprit de revanche n’est pas prioritaire, mais il est là », conclut Marlon Fossey, qui assure également que l’ambiance qui attendra les Diables sera plus chaude que lors des premiers matchs des États-Unis, même si elle ne sera évidemment pas bouillante comme elle pourrait l’être dans d’autres pays, la culture locale n’étant pas celle-là.

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