Le mot de « Gerouche »: ET DE DEUX

Chers supporters, plus trop amères,

L’événement à lui seul méritait d’être souligné, car ça faisait plus d’un an que le Standard n’avait plus emporté l’intégralité de l’enjeu, deux journée d’affilée ! Cette victoire, face à Ostende, même si acquise dans la douleur, était donc extrêmement importante et significative d’un certain renouveau, d’un nouvel état d’esprit, à l’image de Ronny Deila, véritable figure de proue à l’enthousiasme communicatif, tant envers son groupe de joueurs que vis-à-vis des supporters.

Outre les trois points, d’autres paramètres, sortes de rayons de soleil, sont à mettre à notre actif, grâce à la bonne gestion et aux efforts de notre nouvelle Direction, qui a certes mis le temps avant de se lancer les yeux fermés pour recruter des renforts, mais à juste titre, bien des inconnues subsistant jusqu’au terme de la période de transferts.

Et là, j’aborde un autre point positif, qu’on veuille l’admettre ou pas : Selim et Nicolas sont toujours là et le resteront au moins encore quelques mois.

Beaucoup d’entre nous les ont tous deux décriés ces dernières semaines, mais les faits de jeu sont là ; quand ils sont sur le terrain, animés des meilleures intentions, ils apportent à l’équipe un PLUS incontestable, même si affichant toujours certaines lacunes, sans quoi, ils joueraient dans des clubs d’une autre dimension.

Enfin, parmi les paramètres positifs, et outre les performances de haut vol et à répétition de notre super gardien qu’est Arnaud Bodart, lui aussi décrié par quelques-uns et même qualifié injustement de « mitaines trouées », nous avons actuellement de notre côté le facteur chance, parfois déterminant, sans quoi, face à cette bien belle équipe d’Ostende, nous n’aurions pu revendiquer les trois points de la victoire.

Preuve s’il en est qu’il ne faut pas non plus nous réjouir trop vite, nombre de lacunes apparaissant encore à quelques postes et non des moindres, que la mise en place d’un système définitif est encore loin d’être acquise, mais l’espoir fait vivre, comme on se plait à le souligner.

Ceci étant dit, plusieurs EVIDENCES sautent aux yeux de la majorité, à l’aube de cet automne, concernant le rendement de notre équipe.

LA PREMIERE, c’est que sans cet esprit combatif, sans cette solidarité entre tous les joueurs, sans cette volonté de vouloir réaliser quelque chose de beau ensemble, nous ne serons nulle part et resterons une équipe ordinaire, sans plus.

LA SECONDE, c’est que certains joueurs ne méritent pas de faire partie du onze de base, car au niveau insuffisant, et là je viserai essentiellement les noms de Boljevic, Emond, Laurssen, le seul flop en apparence parmi les joueurs ciblés par la Direction, et même Dönnum…. Alors que Layfis semble de plus en plus accuser le coup et le nombre des années.

Avec les recrues de cet été, nous avons à coup sûr mieux à mettre sur le terrain.

LA TROISIEME évidence, selon moi, est qu’on ne peut pas se permettre de snober l’entrejeu, tampon essentiel entre la défense et l’attaque.

Les réajustements à bon escient et clairvoyants de notre entraineur à la mi-temps sont là pour le confirmer.

Dès l’instant où nous jouons avec trois hommes derrière, il nous faut impérativement aligner deux médians récupérateurs pour compenser, soit cinq éléments sur dix à vocation défensive, Cimirot paraissant bien seul pour endiguer les offensives adverses dans le premier acte. La présence de Nicolas Raskin, ou d’un autre, à ses côtés, est donc essentielle pour l’équilibre.

ET ceci est vrai quel que soit le système utilisé par notre coach. La répartition entre joueurs offensifs et défensifs doit être égale, au risque d’aller au-devant de gros problèmes, quel que soit l’adversaire.

Pour l’heure, il est certes encore un peu tôt pour voir se dessiner un onze de base bien établi compte tenu des derniers arrivés, Fossey venant encore bouleverser la hiérarchie, pas irréversible. Mais notre entraineur Norvégien n’hésite jamais à remettre ses idées de départ en question et, mieux encore, n’attend pas d’être dans les difficultés pour réagir, au contraire de certains entraineurs passés qui lançaient leurs forces vives à dix minutes du terme, sans vouloir citer de noms, mais vous aurez tous deviné je crois à qui je pense…. Voilà qui devrait encore motiver davantage les 22 joueurs qu’il a à disposition, aucun n’étant vraiment laissé sur le carreau.

Toutefois, il semble se confirmer que quelques jeunes talents méritent leur place, si pas dans le onze de base, au moins sur le banc, les prestations ou entrées au jeu de N’Goy, de Balikwisha, de Canak, de Noubi même, étant des plus convaincantes, si bien entourés.

Alors que parmi les nouveaux arrivés, Davida fait montre d’une belle vitesse vers l’avant, en attendant mieux, que Melegoni, certes juste en prêt pour un an, a déjà montré bon bagage technique et ne devrait pas faire tache dans l’équipe, que Ohio, ayant joué dernièrement avec la seconde équipe, SL16, continue à taper dans l’œil, en attendant de voir à l’œuvre nos deux dernières recrues, à savoir Perica en pointe à la place de notre phénix peu à son affaire, et Fossey, à droite ou à gauche de notre trio défensif.

Toutefois, les statistiques concernant ces deux-là semblent parler en leur faveur. Seul l’avenir nous le dire.

Voici donc mon souhait, pour les rencontres à venir ;

                             DRAGUS           PERICA

BALIKWISHA                AMALLAH              DAVIDA

RASKIN                                MELEGONI

N’GOY           BOKADI            FOSSEY

BODART

En attendant, le Standard est désormais dans la colonne de gauche, nanti d’une petite marge de sécurité concernant les postes descendants, certes très fragile, mais à mettre à profit cette toute relative et nouvelle quiétude pour continuer à performer et nous mettre au plus vite à l’abri du spectre de la descente, à laquelle, je dois bien avouer aujourd’hui matin, je ne crois plus. Mais bon, restons méfiants, les choses pouvant évoluer tellement vite en football.

Bonne semaine à tous

Gérouche

5 thoughts on “Le mot de « Gerouche »: ET DE DEUX

    1. Le club, certes, c’est désormais la référence en Belgique. Deux niveaux au dessus, car bien plus riches désormais. Voilà à quoi peut amener une bonne gestion à long terme. Intelligence et patience, ça va de pair. Maintenant, face à ces mêmes Brugeois la saison dernière, on s’est vachement bien défendu, avec une équipe composée de de chèvres pour bcp. Alors, qu’en sera t’il cette fois ? La rencontre arrive sans doute encore un peu tôt pour nous avec toutes ces arrivées et départs, la sauce doit encore prendre…. Wait and see.

  1. Mais oui mon ami Gerouche, ton billet est très correct, bien dit et politiquement correct.
    Rien à jeter ni presque à ajouter.
    Peut-être que nous attendons maintenant que les transferts (qui s’annoncent très calculés et judicieux) nous apportent ce grain de folie dont Sclessin a tant besoin depuis que le fossoyeur nous a envoyé dans les catacombes du stade !!
    La précision technique (qui a été absente depuis quasi trois ans) reviendrait-elle avec ces nouveaux venus qui ont (apparemment) ce bagage tant espéré ?
    La possibilité de jouer (enfin) la (vraie) contre-attaque serait t-elle enfin possible?
    Mais pas que ?
    Réjouissons-nous de vibrer enfin au stade en étant fier de nous situer (potentiellement) dans les huit premiers !!
    Quelle évolution !!!
    J’adhère au projet américain, dommage que nous n’avons pu le formuler à la sauce locale.
    Mais….., il ne faut plus trop rêver, le monde footballistique change, la société change, à nous de nous adapter !!
    Et, dans ce cadre très figé, nous ne sommes pas trop mal partis 🙂

    Bonne soirée à vous.

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