Exclu contre le Racing Genk cinq minutes après avoir encaissé, Matthieu Epolo pourrait avoir été gêné par… le soleil, si l’on en croit son homologue limbourgeois Lucca Brughmans. L’explication a du sens, puisque le portier des Rouches avait déjà été gêné de la même manière contre Charleroi, il y a deux semaines.
En concédant l’ouverture du score, puis en se voyant brandir une carte rouge, Matthieu Epolo a vécu cinq minutes en enfer sur la pelouse du Racing Genk, ce dimanche. D’autant que le Congolais, pourtant très bon depuis le début de la saison, semble bien coupable sur les deux actions.
« C’est lui qui ne veut personne au premier poteau », répondait Vincent Euvrard en conférence de presse, interrogé sur le laxisme dans le marquage de ses joueurs sur phase arrêtée, puisque c’est loin d’être la première fois cette saison. Junya Ito était seul dans le petit rectangle et le ballon est passé là où il ne serait jamais passé avec un défenseur au premier poteau. « C’est donc à lui de gérer ces ballons », expliquait le T1 des Rouches.
Le soleil, cause de la mauvaise sortie de Matthieu Epolo ?
Cinq minutes plus tard, le portier a bien été victime d’un coup de genou involontaire de Durosinmi au visage, mais sa sortie n’était pas maîtrisée. Matthieu Epolo est arrivé en retard et il était difficile de donner tort à Jasper Vergoote, malgré l’inquiétude ambiante qui régnait concernant l’état de santé du gardien du Standard. Celui-ci a été un peu sonné, mais ne souffre finalement d’aucune blessure majeure.
Après la rencontre, nous avons interrogé son homologue limbourgeois, Lucca Brughmans, sur cette action. Avait-il quelque chose à dire sur l’exclusion d’Epolo ? « On dirait qu’il a été gêné par le soleil », répondait le jeune gardien déjà acheté par Liverpool, mais prêté à Genk jusqu’à la fin de la saison.
Une explication qui peut faire sourire. Le soleil serait évidemment une bonne excuse toute trouvée. Mais Brughmans n’a probablement pas tort. Car Matthieu Epolo disputait bien cette première période avec le soleil, à son zénith en début d’après-midi, en pleine figure. Et le gardien du Standard était gêné depuis le début du match.
Un problème déjà présent contre Charleroi
Dès le coup d’envoi de la rencontre, Matthieu Epolo avait placé une casquette dans son but, au cas où. Il l’a mise lors de certaines phases arrêtées défensives, avant de l’enlever à la suite d’un dégagement envoyé dans les tribunes. Epolo semblait bien gêné par le soleil, mais aussi par sa casquette, qui n’était peut-être pas bien fixée ou qui lui enlevait un peu de visibilité. Il ne la portait pas lorsqu’il est sorti dans les pieds de Durosinmi, en évaluant très mal la trajectoire de son adversaire.
Et tout cela n’est qu’une conséquence du but encaissé il y a deux semaines contre Charleroi, dans un match qui débutait également à 13h30. Epolo avait mal apprécié la trajectoire du coup franc de Pflücke, dévié par Keita, et avait ensuite porté une casquette pour la dernière demi-heure de la rencontre. C’est pourquoi elle était déjà dans son but et près de lui ce dimanche à Genk.
Le soleil pourrait donc bien avoir joué un rôle dans cette action et dans cette carte rouge, mais le gardien du Standard ne pourra pas s’en servir comme excuse, puisque tout le monde est logé à la même enseigne. Les Rouches ne rejoueront plus à 13h30 avant le Clasico du 20 décembre contre Anderlecht. Epolo et le staff du Standard devront impérativement avoir trouvé une solution d’ici-là.
