Depuis le point de penalty, Casper Nielsen a ouvert le score pour le Standard sur la pelouse de Louvain. Le médian danois a témoigné des difficultés des Rouches après la demi-heure de jeu et s’est exprimé sur la situation de son ami Dennis Ayensa, héros inattendu quelques jours seulement après son transfert avorté en Turquie.
Le Standard a été poussé dans ses derniers retranchements, mais s’est imposé sur la pelouse de Louvain, samedi soir. « On savait que venir ici serait difficile. Louvain est une équipe très physique. On avait aussi vu la saison dernière qu’enchaîner deux victoires est toujours difficile dans ce championnat », répondait Casper Nielsen à notre micro au coup de sifflet final.
« Les trente premières minutes étaient très, très bonnes. C’était du haut niveau et OHL était en difficulté. Ensuite, on a perdu en intensité, on a perdu le momentum, mais ça peut arriver en déplacement. La deuxième période était une bataille, on savait que tout pouvait arriver. Je suis fier de l’équipe, c’est le genre de victoires dont on aura aussi besoin. On ne peut pas jouer un très beau football chaque semaine. »
Comment expliquer cette perte d’intensité du Standard ?
C’est clair, et le Standard a assuré l’essentiel en signant une deuxième victoire consécutive. Mais le scénario de cette rencontre reste surprenant. Les Rouches ont totalement dominé le début de rencontre avant de subir les vagues louvanistes.
« J’ai l’impression qu’on a perdu un peu physiquement. Mais on savait aussi qu’on pouvait attirer Louvain dans notre camp pour les prendre dans le dos et c’est ce qu’on a su faire. On préférerait dominer un peu plus, mais on a joué contre une bonne équipe, très solide sur le plan physique, et ça n’était pas évident de gérer leurs longs ballons. C’est aussi pour ça qu’on est passés à cinq défenseurs en fin de match. »
Casper Nielsen veut pousser Dennis Ayensa à réaliser « la saison de sa vie »
Un changement tactique survenu après le but de Dennis Ayensa, héros du Standard quelques jours après son transfert avorté. Très proche de l’international iranien qu’il avait rencontré dans le noyau de l’Union Saint-Gilloise, Casper Nielsen a évoqué sa situation.
« C’est toujours difficile. Mais cela fait partie du football, et chaque joueur sait que tant que tout n’est pas signé, rien n’est fait. On le voit aussi au plus haut niveau. Comme je lui ai dit, il est déjà à trois buts, donc il peut faire la saison de sa vie et réaliser un encore meilleur transfert. Qu’il ne stresse pas à propos de ça, qu’il s’assure simplement de faire son travail et de mettre des buts. »
« Oui, il avait déjà dit au revoir au vestiaire. Il était prêt à partir et tout était fait entre les clubs. Mais on voit à quel point il a montré son professionnalisme aujourd’hui. Je suis très heureux qu’il soit toujours là. Personne ne sait si Dennis voulait partir ou quoi que ce soit. L’important est de prendre soin des uns et des autres. Je suis dans le football depuis des années, l’important est de prendre du plaisir en jouant au football. C’était bien de voir les supporters derrière lui, car Dennis n’en pouvait rien de cette situation », a déclaré Casper Nielsen.
