La Louvière attend encore son premier point mais a montré des choses encourageantes au Standard. Edward Still continue de le marteler : son équipe est sur le bon chemin. Quelles sont les prochaines étapes de la feuille de route pour lancer la saison ? Voici sa réponse en conférence de presse.
Comme à Anderlecht et contre Gand, la RAAL repart de Sclessin avec des regrets : « Oui, on a raté le coche en première mi-temps. Et même en deuxième, l’action qui amène leur premier but explique beaucoup de choses et résume la défaite. En n’étant pas capable de tuer une belle situation de 4 contre 3 », note Edward Still dans la salle de presse.
Ses Loups ont fini par perdre le fil : « Ça faisait cinq minutes qu’on sentait que le match commençait à s’ouvrir. Et en cela, on n’a pas encore assez d’expérience collective pour rester dans le match quand cela se déstructure ».
Pas encore assez de consistance sur l’ensemble d’une rencontre
L’équipe doit apprendre à convertir ses temps forts et moins donner lors de ses moments plus creux : « Le deuxième but est une erreur individuelle directe, très similaire à celle qui nous coûte le deuxième but contre La Gantoise le week-end dernier.
« Il y a ce sentiment de frustration parce qu’on était bien dans le match. La structure défensive était bonne, on a mis le Standard en difficulté sur nos reconversions, mais aussi lors des phases d’attaques placées », note l’entraîneur visiteur.
Garder la confiance dans le groupe
« On voit la progression, mais on voit qu’on n’est pas assez murs, ou tueurs. Il faut transmettre au groupe de la confiance et de la sérénité. On voit ce qui se passe, eux aussi le sentent. On a débriefé tout de suite après le match, dans le vestiaire : s’il y a cette déception, c’est parce qu’ils sentent qu’il y avait jeu égal. C’est quelque chose qui fait mal mais qui donne aussi de la confiance, parce que tu sais que tu n’es pas loin », poursuit Still.
De la sérénité, il en a pourtant parfois manqué dans cet entame de championnat, où la RAAL a écopé de deux cartes rouges en trois matchs : « J’ai été déçu du carton rouge à Anderlecht, il n’y avait, pour moi, pas lieu de le donner. Contre le Standard, ça a été très bien arbitré. C’est nous qui sommes partis à la faute. Et ce n’est pas acceptable ».
Le bilan comptable ne doit pas tout remettre en question
Patience et persévérance sont de rigueur : « Le chemin que l’on emprunte est clair, que ce soit pour le staff ou la direction. C’est aussi pour cela qu’il y a eu une accroche rapide avec Salvatore Curaba et Toni Turi. On doit amener cette force en interne, faire que les joueurs voient où on va. Moi le premier, je veux gagner. Et ça viendra ».
Mais que faire concrètement pour y arriver ? « Ce sont des réglages à faire. Il ne faut pas tout bouleverser, mais être capable de mettre le doigt dessus, il y a des éléments qui nous coûtent des points et qui sont assez clairs. Il faut aussi du temps pour que tous ces nouveaux joueurs se trouvent à l’entraînement. On est l’équipe dont le noyau a le plus changé cet été ».

« Il y a aussi cette précipitation dans la volonté de bien faire. Ca se ressent aussi dans cette énergie au duel qui nous fait commettre pas mal de fautes. Il faut continuer en étant plus justes. Avec et sans ballon », conclut Edward Still. Prochain rendez-vous pour ajuster le curseur : samedi prochain contre Malines.
