Chers supporters,
Après déjà sept rencontres disputées, il est l’heure de dresser un premier bilan, et il n’est pas spécialement glorieux, seul le jeu développé mérite d’être relevé, source d’espoirs de jours meilleurs.
Mais, en football comme dans tout autre sport de haut niveau, pour pouvoir briller, il faut que tous les paramètres soient favorables, à défaut de quoi, ce sera toujours la désillusion qui couronnera les prestations.
J’appréhendais les quatre rencontres à venir, au terme de notre victoire convaincante face à l’Antwerp, sachant très bien que les deux déplacements constituaient autant d’obstacles difficiles à franchir et qui, en cas de défaite, pouvaient conditionner la suite de notre parcours, surtout après une longue trêve internationale.
Les événements m’ont hélas donné raison, même si, à Gand, déplacement maudit, nous aurions cette fois pu revendiquer mieux, notre équipe parvenant toutefois à se saboter sur les deux buts des locaux, trop heureux de pouvoir bénéficier de tant de cadeaux !
Pour le même prix, c’eut été même trois cadeaux couronnés par autant de buts qui auraient pu sanctionner notre rencontre, après ce dégagement totalement insensé de Mathieu Epolo.
Alors, manque d’expérience ou tout simplement de concentration aux pires moments ! Sans doute un peu des deux !
Mais, à ce niveau, ça ne pardonne pas !
Quand on sait, qu’en plus, l’un ou l’autre joueur fournirent une partition insuffisante, laissant le plus souvent l’équipe se débrouiller à neuf au lieu de onze guerriers sur le terrain, il devient difficile de revendiquer quelque chose.
Qui plus est, nos carences tant devant que derrière paraissent de plus en plus évidente, notre défense souffrant d’un manque criant de leader derrière, et d’un finisseur digne de ce nom devant.
Ce constat n’est pas nouveau, au point de nous faire regretter amèrement le départ de Bates durant l’entre-saison.
Devant, par contre, on peut espérer que le retour en forme de Nsimba, conjugué à la présence de Zékiri aux côtés d’Ayensa, mais probablement jamais les trois ensemble, pourrait être synonyme de jours meilleurs, tout en permettant à Abid et peut-être aussi Drammeh, de reculer dans l’entrejeu pour apporter davantage de mouvements sur les flancs, quitte à laisser Mortensen et Fossey sur le banc, le petit Adnan étant devenu l’élément incontournable de l’équipe !
Mais, de toute évidence, Vincent Euvrard est bien décidé à conserver son système contre vents et marées, soit un 4-3-3, qu’il me plaise ou non, à tort ou à raison, pour l’ensemble de la saison.
Le retour de Lavalée permettra t’il derrière de stabiliser une défense trop souvent perméable et offrant à tous les coups au moins deux buts faciles à nos adversaires lors de chaque parution ? Rien n’est moins sûr, même si l’expérience de notre homme devrait aider, mais seul Karomoko pourrait dans ces conditions revendiquer une place dans l’entrejeu.
Toujours est t’il que, face à Charleroi, qui nous rendra visite à la mi-octobre dans un stade totalement vide, MERCI LES MONONEURONES des deux côtés, le Standard n’aura vraiment pas droit à autant d’erreurs et d’approximations, même si, je le répète, le jeu est désormais bien meilleur, mais à quoi bon. Car, comme le dit très justement Philippe Albert avec qui je suis rarement d’accord, quand on ne dispose pas de joueurs capables d’inscrire plusieurs buts devant, il faut au minimum être intransigeant en défense !
Dans le cas contraire, nos visiteurs zébrés pourraient très bien appuyer là où ça fait mal et enfoncer un peu plus encore le clou, plongeant l’équipe dans une crise que nous n’avions pas vu venir après trois victoires et onze points acquis sur quinze !
Certes, nous savions que notre début de calendrier nous était favorable et qu’il nous fallait en profiter pleinement, les premiers points gaspillés lors des deux premières rencontres pouvant peser lourd dans la balance, mais de là à nous voir reculer autant, il y avait de la marge.
La compétition Belge reste bel et bien un sacré baromètre, pas facile à négocier, peu d’équipes faisant office d’oiseau pour le chat, et bien y figurer relève d’une préparation poussée, d’un engagement sans faille et d’une cohésion totale.
Or, certains pointent déjà les insuffisances du coach, dont les changements parfois tardifs, certains choix aussi, sont montrés du doigt et décriés, osant même réclamer la tête de notre homme.
Je ne peux pour ma part souscrire à de tels souhaits, même si Euvrard n’est pas toujours irréprochable, certains n’ayant par exemple pas compris le maintien au jeu de Drammeh après la pause, notre homme étant totalement invisible dans le premier acte.
Mais, comme l’a aussi dit le commentateur, très peu de ballons lui était adressé jusque-là, nos mouvements se dessinant presque systématiquement vers l’homme fort, à savoir Abid, oubliant constamment le côté droit.
Cette façon de jouer est en partie compréhensible, préférant miser sur le rendement et les infiltrations pleine de percussion de notre rocket de service, mais, en procédant de la sorte, on devient trop prévisible. Diversifier nos actions, malgré le contexte, demeure nécessaire si on veut libérer un temps soit peu notre précieux Joker du marquage dont il va faire désormais l’objet de toutes les attentions.
Au demeurant, le rendement de Drammeh s’en trouva amélioré en seconde période, confirmant le point précédent.
Au final, rien n’est encore mal fait au Standard, la saison étant encore bien longue, et seules quatre équipes dont Charleroi, occupent actuellement le haut du tableau, avec une bonne marge d’avance sur les autres.
Tout est donc encore possible, mais Euvrard et ses hommes doivent à tout prix trouver au plus vite la bonne formule, sans quoi, une fois encore et malgré l’embellie constatée, nous risquons de vivre encore une saison pourrie compte tenu des lacunes citées.
Haut les cœurs les amis rouches !
Gérouche
