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Interview exclusive : Cyriac : « Rejoindre Anderlecht n’était pas le choix qu’il fallait faire… »

La rédaction de votre site préféré a eu le privilège de réaliser une interview exclusive avec notre ancien attaquant vedette Gohi Bi Cyriac. Zoro, ce sont 65 matches sous la vareuse rouge et blanc pour 18 buts. Une interview sans langue de bois à lire sans plus tarder ci-dessous.

Zoro, comment vas-tu depuis ces dernières années ?  

Ça va pas mal du tout ! Je me suis fait opérer en décembre 2019 et actuellement, je me remets en forme physiquement.  

Tu es actuellement sans club depuis ton passage dans le club Turc de Sivasspor. Comment fais-tu pour revenir en forme physiquement ?  

Je suis revenu en Belgique où je m’entraîne individuellement avec un préparateur physique, 3 à 4 fois par semaine.  

Pourrions-nous te retrouver sur les pelouses belges en 2021 ?  

J’espère vraiment pouvoir rester en Belgique, car ici, j’ai mes amis, ma famille. J’ai tout le monde en fait ici… J’ai eu des contacts il y a quelques semaines d’ici, mais malheureusement, ça ne s’est pas concrétisé́. Ça n’était pas des propositions sérieuses, donc je suis toujours à la recherche d’un club…  

Parlons sans plus tarder de ton ancien club, le Standard de Liège… Tu as évolué pendant 3 saisons en bord de Meuse. Quel est ton plus beau souvenir ?  

Le meilleur souvenir que je garde, c’est ce fameux goal de la tête de Sinan Bolat. C’était un moment génial. C’est inoubliable un truc pareil. Mais sinon, je peux dire que j’ai passé 3 saisons magnifiques en bord de Meuse. 

Quel est l’entraîneur qui t’a le plus impressionné ?  

J’ai bien apprécié le duo Dominique D’Onofrio-Sergio Conceiçao. C’étaient vraiment des papas pour tous les joueurs. Il y avait Dominique, le sage, et Sergio, celui qui « frappait » quand ça n’allait pas. On était bien, car il faut un entraîneur ni trop méchant, ni trop gentil. On était vraiment entre les deux avec ces deux entraîneurs-là. Mais sinon, après ce duo, j’ai aussi bien aimé travailler avec José Riga.  

Et niveau équipiers ?  

Je ne saurais vraiment pas répondre à cette question, car il y en a au moins 4 ou 5 qui m’ont marqué dans ce club !  

Pourquoi avoir décidé de quitter le Standard pour rejoindre le grand rival mauve ?  

Honnêtement, ça a été une décision très difficile à prendre. On formait cette année-là un super groupe et bon nombre de joueurs ont décidé de partir. Beaucoup de départs pour peu d’arrivées, je me suis alors dit qu’il était préférable pour moi de partir aussi…  

As-tu compris la réaction des supporters lorsqu’ils t’ont sifflé quand tu es revenu fouler la pelouse de Sclessin ?  

Parfaitement ! Je ne l’ai pas mal pris ! Quitter le Standard pour Anderlecht, ça ne se fait pas normalement ! J’ai relativisé les choses… Le fait que les supporters me sifflaient, je devais faire avec ! C’est la vie comme on dit.  

Tu avais envie de vengeance envers les supporters qui te sifflaient lorsque tu revenais jouer au Standard ?  

Honnêtement, j’avais un pincement au cœur lorsque je revenais à Sclessin. Il n’y avait pas de motivation supplémentaire me concernant, j’acceptais, je respectais leur choix, et je jouais… Je n’avais nullement une rancoeur envers ces supporters.

Avec du recul, tu ne regrettes pas ton choix ?  

Non ! J’ai appris beaucoup de choses à Anderlercht. Ce n’est pas un regret, mais avec de recul, l’expérience, je pense que ce n’était pas le bon choix. Ce n’était pas le choix qu’il fallait faire.

Pour quelle(s) raison(s) ?  

Pour raison familiale principalement … Le Standard c’est le club qui m’a tout donné, qui m’a accueilli quand je suis arrivé en Europe. Et pour leur dire merci, ce n’était pas la meilleure chose à faire de partir.

Le Standard, ton club de cœur ? 

 J’ai aimé ce club et je l’aime toujours ! Il n’y a pas photo ! C’est le seul club en Belgique qui a la capacité de bien accueillir les Africains. Et ça, tout le monde le sait !

Mais finalement, plus rouge ou plus mauve alors ?

Dans la vie, mes couleurs préférées sont le rouge, le blanc et le noir. Donc, je suis plus rouge (rires).

Si tu devais dire un Merci à quelqu’un du Standard, à qui, le dirais-tu ?  

A la famille D’Onofrio ! Ils m’ont fait confiance, ils sont venus me chercher, m’ont donné tout ce qu’il fallait pour que je devienne un joueur professionnel ! 

 Aurais-tu un petit mot pour les supporters du Standard ? 

 J’aimerais vraiment bien les rencontrer ! Sinon, leur dire que j’étais jeune, que j’ai fait un choix qu’il ne fallait peut-être pas faire, qu’ils acceptent, et qu’ils oublient ce moment. Et qu’on reparte à zéro !  

Que pouvons-nous te souhaiter pour la suite de ta carrière ? 

Je mets beaucoup l’accent sur le temps ! Je me suis fait opérer à la hanche et j’ai une prothèse… C’est quand même chaud, mais j’espère retrouver toutes mes capacités. Et puis jouer surtout ! Je veux rejouer, car la rééducation s’est bien passée. Bonne chance à moi et on verra par la suite. J’ai faim de football, mais avec la prothèse, les clubs hésitent un peu. Je me sens bien et je pense que de mon côté, il n’y a pas de souci.  

Quel serait ton onze de base idéal avec qui tu as joué ?  

On peut également retrouver sur le banc, des joueurs comme Vainqueur, Mulemo et Mbokani. Une équipe qui serait dirigée par le duo D’Onofrio/Riga pour m’épauler (rires).

Un grand merci à Zoro Cyriac pour sa bonne humeur et sa disponibilité ! Nous espérons le retrouver rapidement dans un club de foot professionnel. 

Denis Boussifet.

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