Le mot de « Gerouche »: CQFD

Amis supporters,

Hier soir, comme la plupart, mal m’en pris d’assister à cette « clap première » des playoffs, second niveau, pour notre match inaugural du côté de la côte ! Oh, attention, je ne dis pas ça parce que le spectacle ne fut pas au RDV, loin de là, il fut même bien plus beau à voir que la finale de la coupe, voici sept jours, et même bien plus attrayant que les deux demi-finales de la champions league en semaine, véritablement soporifiques, les « champions » ne se livrant que bien peu, plus enclins à respecter les tactiques établies qu’à réellement jouer et faire montre de leur technique.

Non, ce qui me fait dire ça, c’est que je ne m’attendais pas à une pareille déculottée, même des  œuvres des troupes de Mr Blessin, passées maitres dans l’art de courir, d’enfiler les kilomètres à la vitesse grand V, encore moins au vu de notre entame de rencontre, où le Standard paraissait bien dans son match et enclin à vouloir faire le jeu et en imposer à l’autre, soit un peu tout ce qui nous avait manqué en finale à Bruxelles face à Genk et que bien d’entre nous avaient reproché au coatch, soit une approche trop « frileuse » de notre adversaire d’un soir. D’où finalement mon titre « CQFD », qui tend à démontrer que Leye avait bien fait de prendre du recul en finale, pensant avant tout à préserver nos arrières pour ne pas nous exposer stupidement aux contres rapides et limpides de ceux d’en face et aboutir à un résultat comparable à celui d’hier.

Et c’est là que je ne comprends plus et reste dubitatif face au schéma tactique adopté hier soir.

Certes, pour pouvoir nous replacer, nous savions qu’une victoire à Ostende était nécessaire, restait à choisir la manière. Aussi je me pose la question : pourquoi ne pas avoir adopté la même attitude qu’en coupe et avoir finalement laissé le champ libre aux côtiers, qui n’attendaient que ça pour mettre en avant leur verticalité tant vantée, leur vitesse, leur endurance à la course, plus encore que celle de Genk, dans une sorte de soirée « porte ouvertes », ceci alors que nos meilleurs défenseurs étaient absents (Vanheusden – Bokadi – Cissako), sans oublier Siquet et même et surtout Cimirot, notre seul véritable pare-chocs, remplacés par Fay le revenant, à l’image de Dussenne, trop longtemps écarté à tort du onze de base et à court de compétition. Certes, devant, nous parûmes pouvoir faire illusion, étant privé d’un premier but pour un hors-jeu si léger, Amallah ratant peu après l’immancable. Bref, le Standard jouait bien, était paré des meilleures intentions, mais hélas trop peu occupé à se couvrir derrière.

Le 3-0 qui faillit clore le débat à la mi-temps était terriblement cruel et injuste, aux dires mêmes des commentateurs. Que nous pûmes en moins de temps qu’il ne fallut pour le dire revenir à 3-2 reflétait davantage l’équité du score, et encore.

Et puis, bien sûr, il y eut cette seconde mi-temps, où Leye voulut resserrer les rangs mais en fut privé par la carte rouge de Carcela, suite à une faute aussi spectaculaire qu’ « involontaire », mais qui ne pouvait échapper au referee et restée impunie. Pourtant, à revoir les images, on peut se demander si le joueur d’Ostende, voyant l’élan initial de Mehdi, n’aurait pas dû retirer son pied plutôt que de l’avancer, notre joueur n’étant plus en mesure d’interrompre ni son geste et ni son élan et ainsi dévier sa course !

Dès cet instant, bien sûr, les jeux étaient faits, le Standard étant toujours mené 3-2 et devant tenter le tout pour le tout pour revenir au score. La suite était prévisible, les espaces aussi.

Je ne m’étendrai donc pas outre mesure sur ce résultat final de 6 – 2 , qui, s’il avait fallu comptabiliser les hors-jeu limites car n’avantageant jamais les attaquants, pris en défaut pour quelques centimètres et que, pour ma part, je souhaiterais ne pas voir pris en compte, le score aurait dû être à vrai dire de 9 – 3 !!

Du jamais vu à ce niveau ! Véritable festival, mais qui mérite une explication.

En effet, depuis longtemps, on sait que notre point faible est notre manque de vitesse derrière, une fois pris dans notre dos. Les exemples ne manquent pas, Nicolas Raskin étant le plus souvent chargé de récupérer le « fuyart », comme à Bruges, comme en finale de coupe, comme hier par deux fois, en pure perte à chaque fois car en manque de vitesse face à la rapidité de ses opposants. Nos backs aussi auraient pu faire le « boulot », mais où étaient t’ils à chaque fois, sachant qui plus est que la première qualité de Gavory n’est pas la vitesse, à lui non plus ? Je ne jetterai pas la pierre à nos défenseurs centraux, qui, eux, doivent encore se retourner avant de contrer l’accélération de l’infiltré.

Par contre, en démontrant ceci, on met le doigt sur une gestion sensible de la tactique.

En effet, si on n’a pas les moyens de contrer les infiltrations par notre propre vitesse derrière, il reste la pratique du hors-jeu, appliquée intelligemment, pas comme hier où les hors-jeux signalés étaient davantage dus au hasard, sans plus. Or, que ce soit sous Montanier ou avec Leye, je ne vois personne tenter d’organiser la manœuvre, certes délicate et qui doit faire l’objet de toutes les attentions avant d’être appliquée en match. Et donc, si aucune de ces deux solutions n’est possible, il ne reste plus alors que le choix, comme face à Genk, de l’option « prudente », en veillant à ne pas trop avancer notre arrière garde et ne point trop se découvrir. Aucune de ces trois options ne furent adoptées hier, face à un adversaire, qui, comme cité plus haut, jouait dans son jardin et allait pouvoir dérouler, à l’image des vagues de la mer du nord revenant sans cesse frapper le rivage, ceci sans le moindre brise lames pour les enrayer.

Le constat est donc sans appel ; Ce Standard là est trop court pour jouer actuellement dans la cour des grands, car affichant trop de lacunes lors des contre-attaques, ceci après avoir manqué tout autant de qualités devant, mais qui semblent tout doucement trouver une solution grâce au duo Klauss-Muleka, seul duo irréprochable hier. Même l’entraineur, certes encore débutant et donc perfectible, me parait trop court.

Je ne condamnerai certes pas le renouvellement de son contrat et la confiance placée en lui pour la suite, mais lui aussi doit pouvoir se remettre en question plutôt que se décharger lamentablement de sa responsabilité sur ses joueurs. Rares sont les entraineurs capables d’avouer leurs erreurs, et c’est bien dommage !

Gérouche

7 thoughts on “Le mot de « Gerouche »: CQFD

  1. Je me permettrai simplement de dire que notre entrejeu est « bouffé » une fois de plus…….si la défense est mauvaise en encaissant 6 buts, il ne faut pas chercher bien loin les responsabilités. Comme je l’ai dit dans un autre commentaire, certain se prennent pour ce qu’ils ne sont pas…….

    1. Normal ardéchois, un entrejeu où tout reposait sur le seul raskin, Bastien n affichant plus les mêmes qualités que la saison passée, voire la même motivation, et medhi étant medhi, comme tu dis, c est un bon début d explication

  2. Merci pour vos commentaires, je n’ai pas regardé le match, quand j’ai vu que Bastien était titulaire d’entrée de jeu, j’ai préféré zapper sur la suite de la saison 10 de « The Walking Dead ». Série d’horreur pour match d’horreur, mon choix s’est révélé judicieux.

    Mon Standard est tout « cassé » et ça n’est près pas près de s’arranger, surtout après avoir lu que dans le futur stade, les Hell-Side seraient séparés des UI….Bonjour l’ambiance.

    Venanzi, casse-toi !!!!! 🙁

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