Le mot de « Gerouche »: LA LOI DU FRIC, ENCORE ET TOUJOURS

Amis supporters,

Deux mots sur la semaine ! Vous imaginez la chance que vous avez !

Blague à part, j’ai exceptionnellement et par la force des choses du temps libre, étant confiné pour 10 jours à domicile, grâce à monsieur Covid, que je pensais pouvoir éviter, les précautions m’ayant bien réussi jusqu’ici. Karamba, raté, alors que je venais d’être vacciné ! La poisse quoi….

Voici pourquoi j’ai encore du temps à consacrer au site, et un sujet sur lequel on pourra tous ensemble deviser : le projet de la SUPER LEAGUE, émanant des plus grosses écuries Européennes, jugeant sans doute que la Champions League était devenue trop étroite pour eux, ou, plutôt, pas assez rémunératrice !

Bon sang de bon soir, si j’étais des chaines de télé, je les boycoterais, moi, leur fichu championnat n’ayant pour seul but que de faire cavalier seul, sans aucun respect pour les autres.

Bien à l’image de notre société actuelle, du reste, très peu encline à partager le gâteau, mais bien davantage à garder tout pour soi, voir même le transformer en énorme soufflé.

Certes, ce serait un sacré pied de nez envoyé à la toute puissante UEFA, prise en fin de compte à son propre jeu, à savoir avoir ces dernières années tout fait pour avantager les clubs les plus puissants, leur donnant toujours plus de moyen et de pouvoirs ! Si l’UEFA pensait pouvoir bénéficier en retour d’une éternelle reconnaissance des ôgres de la Champions League, les voici bien marris.

Certains diront : mais comment avons-nous pu en arriver là ?

Pour ça, je dirais, il faut d’abord remonter à l’affaire « Bosman », point de départ vers la dérive que connurent ensuite les compétitions européennes ! Finies les limites de transfert, finies les restrictions et la valeur des contrats, pour faire place aux transactions exhonéreuses et seulement accessibles à quelques-uns, sans aucun respect de la parole donnée, des autres clubs moins huppés, des clubs formateurs plus encore. Sorte de pillage organisé et toléré par l’UEFA, qui, durant toutes ces années, ferma les yeux, pensant sans doute elle aussi bénéficier de tous ces énormes dividentes !

Et puis, comme si tout ceci ne suffisait pas, il leur fallut encore pondre ces mini-championnats, sous forme de poule qui rentabiliseraient davantage encore les rentrées, mais favoriseraient toujours plus les clubs de la jet set league, creusant chaque plus encore un fossé qu’aucun club à la traine ou pillé ne pourrait combler.

Elle est là la situation aujourd’hui : les clubs de seconde zone n’ont plus la moindre chance de pouvoir briller au niveau européen, et si, par une incroyable concours de circonstance, l’un d’entre parvient tout de même à s’extraire du marasme dans lequel il s’est enlisé, notamment grâce à l’éclosion de l’une ou l’autre pépite formée sur place, on lui cloue aussitôt le bec, lui ôtant systématiquement le droit de pouvoir continuer à briller.

IL ne faut pas nous étonner que, dans ces conditions, la majorité des supporters se sont tournés vers leurs championnats nationaux, quel qu’en soit le niveau, plutôt que de se rendre au stade pour assister aux rencontres européennes dont l’issue ne laisse planer aucun doute, au final.

Bien finis en effet les stades bondés de monde, les soirs de semaine, pour assister aux doubles confrontations en aller-retour, avec qualification à la clef, et qui réservaient bien plus d’attrait et de suspense que ce qui nous est proposé depuis de trop longues années !

Alors, il est peut-être encore temps que la majorité restée trop longtemps silencieuse donne son avis sur une telle orientation, même s’il ne nous faut guère entretenir d’illusions, l’argent achetant tout, et que, au final, il est probable que les tout puissant clubs aient gain de cause, quelques soient les menaces brandies par l’UEFA, menaces qui seront sans doute très vite contrées par quelques tribunaux bien inspirés et qui sait, amplement récompensés !

Pour ma part, et vous l’aurez certainement compris, je souhaiterais tout au contraire un brutal virage à 180 degrés, sorte de véritable retour en arrière, histoire de mieux répartir les profits entre tous, plutôt que de privilégier quelques-uns, toujours les mêmes, dont la soif et l’appétit sont sans limite.

Et puis, comme ils l’ont très bien dit hier soir à la Tribune, quel serait l’intérêt pour les spectateurs, les joueurs, de toujours affronter les mêmes au final, même si le niveau serait supérieur ?

Franchement, ça deviendrait du grand n’importe quoi, déjà qu’on est à la limite actuellement !

Alors, pour moi, un début de solution consisterait à interdire les clubs à aligner plus de 4 joueurs étrangers en équipe et sur la pelouse, doublé de l’obligation de faire place à autant de joueurs formés au club. Autrement dit, s’ils n’alignaient sur 2 étrangers, ils ne seraient contraints que d’aligner 2 jeunes du cru, sorte de compensation. En limitant le nombre d’étrangers, quitte à ce qu’ils puissent casser leur contrat à leur guise, arrêt Bosman oblige, ça limiterait les achats et les pillages à tout va car pas toujours nécessaires, un peu comme le faisait si bien le club de la Capitale durant ses plus beaux jours de gloire, où il n’hésitait pas à acquérir les joueurs qui leur avait mis des bâtons dans les roues la saison précédente, déforçant ainsi systématiquement leurs adversaires. Une façon comme une autre de régner sans le moindre partage….

Cette approche serait déjà un bon début, avant d’envisager toute autre chose.

Mais ceci ferait certainement du tort et beaucoup de mécontents à tous ces agents, rapaces de la pire race, vivant presqu’exclusivement de la conclusion de contrats juteux et nombreux.

L’obstacle serait donc de taille, mais, très honnêtement, je pense que ça vaudrait la peine d’être tenté.

Néanmoins, je le répète, n’entretenons aucune illusion. Notre monde est ainsi fait et bien difficile de le changer. Au point même de préférer détruire notre belle planète que de perdre des profits pour la sauver.

Gérouche

4 thoughts on “Le mot de « Gerouche »: LA LOI DU FRIC, ENCORE ET TOUJOURS

  1. Hé oui Gerouche, le fric toujours le fric…..cela fait longtemps qje le fric a pris le pouvoir. Il en a corrompu plus d’un.
    Apparemment, il y a un sursaut et le projet est momentanément au placard. Neanmoins , la FIFA et l’UEFA feraient bien de balayer devant leur porte également.

    1. A notre niveau nous ne sommes pas tristes non plus…. nous sommes candidat à une des huits places belges dansune hypothétique Bénéliga et ainsi candidat à devenir toujours plus riches les autres clubs belges condamnés à devenir toujours plus pauvres, triste réalité……

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