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Le mot de “Gerouche”: LE LONG TERME…

Chers supporters,

Nous voici à l’aube, ou presque, d’une nouvelle saison, et confronté, une fois de plus, à la reconstruction, même partielle.

Pas évident, pour une Direction, pour un Président, d’effectuer les bons choix, de prendre les bonnes décisions et autres orientations pour assurer la pérérénité du club, voire bien mieux encore, càd une place de  choix sur la scène Européenne.

La mise à l’écart d’Emilio Ferrera jusqu’ici coatch en second aux côtés du bouillant Michel fait partie de ces choix.

On a parfois beau s’entourer des meilleurs conseillers, des plus grands professionnels, les idées, les approches peuvent être multiples et quelques fois radicalement différentes, preuve s’il en est qu’il n’y a jamais qu’une seule voie, une seule vérité.

Toutefois, en ce qui concerne le Standard, et peut être avec lui le futur de bien des clubs Belges, la question est de savoir si on doit spéculer sur le court terme plutôt que sur le long terme, comme on l’entend souvent, mais sans le moindre résultat tangible sur la scène Européenne et internationale, au final pour le 1er cité.

Car oui, rien n’est plus difficile de nos jours et dans notre Jupiler League, de prôner la stabilité, notre championnat étant devenu trop souvent un tremplin pour bien des joueurs, qu’ils soient de Belgique, de France ou d’ailleurs, sorte de vitrine d’où il faut au plus vite se « casser » dès que la première occasion se présente.

Pourtant, quand on regarde chez nos voisins bataves, ils parviennent encore à tirer le meilleur de leur formation, de leurs jeunes,  sans pour autant dépenser des sommes folles. Mais comment font t’ils, dès lors ?

Quelle recette emploie t’ils pour atteindre ce qui, chez nous, fait office de mirage ?

Même Bruges, chez nous, parvient à garder la plupart de ses cadres pendant plusieurs années, comme Vörmer, Van Aken ! Interpellant !

Voilà qui mérite une analyse en profondeur….

La première chose qui me vient à l’esprit, c’est notre fichue tendance à vouloir être au top chaque année, du moins dans notre compétition, sorte d’obsession qui occulte la raison, à l’image d’Anderlecht, par exemple, qui veut jouer de ses propres aveux le titre tous les deux ans, sans quoi, c’est une catastrophe.

Prenons au contraire l’exemple de l’Ajax, qui a fait cette année et comme dans son illustre passé, figure d’épouvantail alors que, voici quelques mois seulement, on présentait cette équipe comme un bon élément certes, mais sans plus. Durant plusieurs saisons, il semble qu’ils aient opté pour la patience, qu’ils aient accepté de jouer les seconds rôles, même dans leur propre compétition, pour enfin arriver au résultat qu’on connait, ne fusse qu’une fois tous les cinq ans, voire davantage encore.

Car il n’y a pas de miracle, dans le foot d’aujourd’hui. Soit on joue la carte de la formation à fond, en faisant tout pour conserver les cadres ainsi formés et ainsi laisser du temps au temps, soit on veut tout de suite et on achète à tout va sans  pour autant avoir les moyens des ambitions, sans aucune garantie tout autant, et  finalement sans grands résultats si ce n’est celui de maintenir certes un certain niveau, mais laissant ainsi filer ceux qui hier encore promettaient en nos rangs.

La patience n’est décidément pas notre première vertu, en Jupiler League, et au Standard peut-être plus qu’ailleurs.

Revenons ainsi sur cette équipe de l’Ajax : peu d’entre nous sont capables de citer les noms des titulaires, à deux ou trois exceptions près. Mais le tout forme un bloc bien soudé, habitué à jouer ensemble et qui se trouve donc les yeux fermés. Car la vitesse d’exécution, à défaut de posséder dans nos rangs des grands noms, c’est la clef du succès. Quand on aligne des joueurs jeunes,  vifs et bien entrainés, et qui n’hésitent pas cinq secondes pour céder le ballon à un partenaire qu’ils savent placé là où ils ont l’habitude de le trouver, il devient difficile pour n’importe quel adversaire de les contrer, si fort soit t’il.

Alors, on a beau crier sur tous les toits que, dès à présent, le Standard veut jouer le long terme en s’appuyant sur l’expérience de MPH, sur le papier, c’est tout sauf ça !

Savoir construire quelque chose de fiable, de solide, avec bien peu au départ, réclame non seulement de la vision à court terme permettant de placer les bons choix, mais aussi de l’abnégation, de la persévérance et donc de la continuité dans la politique choisie, contre vents et marées.

Autrement dit, attirer en vers et contre tout des joueurs capables d’apporter immédiatement un plus, c’est bien joli, mais à quoi bon si ces mêmes joueurs s’en vont, deux ans plus tard.

Certes, il y a encore la solution choisie par l’Antwerp, rapatriant des anciennes « gloires » mais qui ont encore de beaux restes, pour jouer le haut du tableau chez nous durant trois ou quatre ans. Oui, mais après, sachant que cette option sera limitée en terme de résultats ?

Alors, comme il s’agit essentiellement du Standard ici, tachons de voir ce que notre effectif aurait pu donner, si, comme l’Ajax, nous avions joué sans détour la carte des jeunes, ces cinq dernières années.

En commençant par ceux qui sont partis tenter leur chance ailleurs, on recense pas moins de dix noms :

Déom – Cavagnera – Fioré – Selahi – VanHeusden – Cuypers – Lavalée – Badibanga – Mmaee (2).

Tous, à un moment donné, ont été présenté comme un futur grand espoir.

Avec tous ces joueurs « moyens », il était possible  de construire quelque chose de sérieux, du solide, j’en suis convaincu, quitte à les guider par deux ou trois éléments « supérieurs », par secteur

Aujourd’hui, si on regarde dans notre effectif, quelques noms aussi  se dégagent, pour une possible continuité, pour un cadre sur la durée d’au moins sept joueurs fixes

Emond – Bastien – Rasquin – Balikwisha , auxquels on peut aussi ajouter Cavanda, Miangue, Layfis et Fay, pas spécialement désireux de partir sous d’autres cieux car aux statistiques « moyennes », eux aussi, et donc n’attisant pas trop la convoitise.

Avec ceux-ci aussi, on peut encore miser sur le long terme et constituer une ossature solide, pour les postes axiaux et défensifs essentiellement, secteurs qui demandent plus d’automatisme que de vrai talent, et  à laquelle sont déjà venus s’ajouter Amallah et Vojvoda voire même Lavalée revenu de son prêt à Utrecht, couronné de succès aux dires de certains.

Comme pour les précédents cités, il suffit de les encadrer par deux ou trois éléments « hauts de gamme » pour avoir une équipe qui tient la route et progresse, le tout est de savoir si Halilovic et Carcela peuvent être considérés comme tel…. Sachant aussi qu’on ne pourra pas retenir ces deux-là indéfiniment.

Evidemment, sortir sur une seule saison 11 noms susceptibles de constituer une équipe de pointe, est tout sauf chose aisée. Les convaincre de rester, de miser sur « l’équipe » pour atteindre les sommets, encore moins.

Par contre, sur quatre ou cinq saisons, en sortant à chaque fois deux ou trois nouveaux noms,  en allant éventuellement puiser ailleurs une perle montante, même à notre échelle, c’est faisable.

L’heure est donc arrivée,  pour Mr Venanzi, de poser les bons choix. Disposer d’un entraineur formateur et ne pas former, c’est de la pure perte de temps et d’argent.

Former dès le départ, au sein même de notre académie, mais changer de  politique au fur et à mesure des catégories d’âge et des coatchs ne ménera à rien non plus. Plus que jamais, il faut former avant tout une équipe en devenir, pas des individualités….

Comme on dit chez nous, l’hirondelle ne fait pas le printemps. Dans nos bois, dans nos champs, il y a des tas d’oiseaux qui passent l’hiver chez nous, qui y font leur nid à la bonne saison, et qui sont encore là au beau temps. Ils font partie intégrante du paysage et représentent notre image, bien  plus que ces oiseaux de passage. C’est ce que vous dirait …. Un sage.

Gérouche

2 thoughts on “Le mot de “Gerouche”: LE LONG TERME…

  1. Vormer et Van Aken restent parce que ce sont de très bons joueurs pour notre championnat mais pas assez forts pour percer dans des compétitions plus huppées et surtout ils n’ont plus beaucoup d potentiel. Donc ils constituent la base l’épine dorsale autour de laquelle on reconstruit l’équipe épuisé plusieurs années.
    Je puis au moins citer un joueur de l’Ajax qui me plait beaucoup par son style, sa technique Sa Vista, c.est Tadjic. Je ne me souviens pas de ses performances en Angleterre mais un c’est un maître à jouer à l’Ajax.
    Donc former une équipe plutôt que des invidualites et éviter les oiseaux de passage, la formule est jolie, bien d’accord mais dans la pratique… c est plus facile à dire qu’à faire.

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