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Le mot de “Gerouche”: LE RESPECT

Chers supporters,

Voici une notion qui, de nos jours plus que jamais, semble avoir disparu de notre monde.

Ce constat est d’autant plus vrai dans le monde des affaires, et le sport, le football, aucun secteur hélas n’y échappe.

« L’affaire » Poccognoli s’inscrit donc pleinement dans ce contexte, et j’imagine très bien au travers ses récentes déclarations le manque de reconnaissance dont il se sent victime après avoir été oublié et écarté des terrains pendant de longs mois, suite à une blessure dans un premier temps, mais aussi sans doute sur avis de l’entraineur n’ayant pas jugé utile de faire de nouveau appel à ses services, notre back gauche n’étant probablement plus estimé comme une valeur sûre mais bien plutôt un homme sur le retour, et donc avec un rendement moindre, malgré tous ses efforts pour tenter de revenir à son  meilleur niveau.

C’est la vie, cependant, tellement cruelle et qui peut paraitre injuste souvent, mais le monde des affaires ne laisse que peu de place aux sentiments, à la considération et à la reconnaissance éternelle.

Ceci dit, et afin aussi de dédouaner ceux qui sont censés tenir les rênes du « Bussiness », il parait difficile et injuste tout autant de leur reprocher ce genre de « froideur » vis-à-vis de leurs anciens collaborateurs, quand on sait que ces derniers, qu’ils soient employés ou joueurs de foot, ne sont pas les derniers à « tout plaquer » eux aussi quand une offre alléchante leur est proposée, sans la moindre considération des équipiers, de l’équipe, du club qui les a lancé et qu’il laisse derrière eux !

Ce manque de respect va donc dans les deux sens, jamais à sens unique.

Mais l’histoire de « Pocco » est là néanmoins pour nous rappeler les vicissitudes du métier, que l’on soit footballer professionnel ou autre, peu importe, tous sommes soumis au même traitement, dès l’instant où il est question d’argent.

Pas plus qu’il n’entre dans les intentions des employés de continuer à travailler pour un patron quand un autre lui propose plus et mieux ailleurs, la problématique et la réflexion sont identiques à la tête d’une entreprise quand il s’agit de récupérer de l’argent sur le dos d’un employé quel qu’il soit, surtout si celui-ci n’est plus assez productif.

Il n’y a pas de place pour les sentiments dans le monde des affaires.

Bien sûr, celui qui est mis de côté pourra toujours s’estimer lésé et n’avoir pas été estimé à son juste niveau, mais cette appréciation est à tout le moins sujette à caution, personne n’aimant reconnaitre qu’il n’est plus que l’ombre de celui qu’il a été.

Il y a au demeurant cette autre porte de sortie, qui laisse moins de trace et de goût amer, à savoir être intégré dans une autre cellule de l’entreprise, comme cela semble devoir être le cas pour Réginal Goreux et devrait l’être aussi pour Jean François Gillet, tous deux appelés à intégrer le cadre formateur du club, mais cette échappatoire n’est pas toujours possible pour tous les joueurs ayant transité par le Standard. La Direction aurait beau faire…..

Donc, oui, manque de respect en quelque sorte il y a, mais c’est le plus souvent la seule solution pour les administrateurs d’une société contrainte de faire « des chiffres », à rendre des comptes à ses actionnaires, sans quoi ils pourraient être taxés de mauvaise gestion.

Mais bon, il est vrai que le monde du sport en général, et du foot en particulier, génère bien des passions qui vont le plus souvent au-delà de la raison, ce qui pourrait tendre à nous faire croire qu’il peut échapper à la tendance générale, chérissant à vie ses enfants qui eux-mêmes en feront tout autant vis-à-vis de leur blason. Mais rien n’est plus faux, hélas, souvenez-vous de Steven Defour !

Alors, oui, notre brave et courageux capitaine que fut Poccognoli fera partie à vie, comme beaucoup d’autres avant lui, de la maison Standard. Mais il doit savoir que personne ne doit rien à quiconque, chacun ayant reçu son dû pour service rendu.

Il en sera de même demain, quand je prendrai ma pension, et ceci même si j’estime et serai peut être le seul à penser avoir tout donné ou à le savoir, je partirai comme beaucoup d’autres dans l’anonymat, peut-être pas comme un voleur, mais dans l’indifférence général, et ceci comme chacun d’entre nous, laissant pour la  plupart quarante années de bons et loyaux services derrière eux.

Ces messieurs les footballers peuvent donc malgré tout s’estimer heureux d’être regrettés par beaucoup, d’avoir marqué l’histoire du club au point de voir leurs portraits affichés dans les coulisses du stade, leurs noms liés à jamais à nos couleurs. Ils sont envers et contre tout des privilégiés en égard des travailleurs de l’ombre que nous sommes, pour la plupart.

Car le véritable manque de respect, c’est parfois celui auquel les supporters sont confrontés trop souvent, à longueur d’années, assistant à des rencontres qui n’en n’ont que le nom par la seule faute des acteurs ayant décidé de ne pas trop en faire, de s’épargner en vue de futures et plus importantes échéances, oubliant que tous ces gens sont venus pour les voir, pour admirer du beau football et qui retournent chez eux, déçus et contrits.

Même si, ici aussi, ce manque de respect va dans les deux sens, certains joueurs étant copieusement sifflés après avoir pourtant tout donné. Tout ceci est tristement HUMAIN, tout simplement.

Gérouche

3 thoughts on “Le mot de “Gerouche”: LE RESPECT

  1. Poco comme les deux autres bannis , Sa et Cavanda, avaient, ont des contrats plantureux ais-je pu lire. Au delà du respect humain que s’est-il passé surtout avec les deux derniers, pour être écartés à ce point. Le club n’avait-il pas intérêt à les garder dans le noyau soit pour les aligner ou les mettre en vitrine. J’espère que MPH, qui les a prolongés, avait ses raisons car ces deux-là et même Poco ont plus de talent que certains, je laisse Gerouche deviner.. 🙂

  2. L empathie et les remerciements sont rares dans le monde des affaires et le foot de Papa est terminé .le moment de la séparation est dure et un jour le standard reverra poco comme invité. .Est ce un manque de respect pas sure ? Poco est parti gratuit 1 geste et il etait dans le noyau A 2 gestes et l’affaire et l’histoire pour alimenter les journées des journaleux et des chroniqueurs et De la lecture pour les supporters .en ce qui concerne les supporters on entendait que goreux ,poco ,Sa ,cavanda ne servait plus à rien ,qu il fallait trouver une porte de sortie et engager du renfort alors pourquoi s offusquer c est une réalité

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