Le mot de « Gerouche »: MPH, LE RETOUR

Chers supporters heureux,

Tout d’abord, je m’en voudrais d’oublier de ne pas vous présenter tous mes vœux pour l’année nouvelle, si ce n’est déjà fait.

Vrai qu’en ce début d’année, clôture comptable oblige, j’ai parfois les idées ailleurs, pour ne pas dire un peu bousculées. Qu’à cela ne tienne, voilà qui est fait. Et vous vous doutez bien ce que je vous souhaite pour 2021, hein, outre la santé, notre priorité, bien sûr.

Et pour bien la commencer,  cette année, quelle meilleure façon pour nous, supporters, de voir notre équipe renouer avec la victoire, hier soir, se permettant même d’inscrire trois buts, en en loupant deux ou trois autres en plus en fin de rencontre, parfois par malchance, comme sur ce tir de Shamir, décidément peu en vaine lors de chacune de ses apparitions.

Ha cette poisse, quand tu nous tient !

Visiblement, en fin de rencontre, nos joueurs avaient retrouvé de l’assurance, du plaisir, et en redemandaient encore, ayant subitement repris conscience de leurs possibilités, loin des  « chèvres » auxquelles on les avait comparé, voici peu.

Ceci dit, je vous l’avais bien dit que, si le Standard se montrait aussi peu performant en ce fichu moins de décembre, c’était uniquement la faute des deux français assis sur le banc, sorte d’injure faite à nos propres entraineurs, non dénués de qualités et connaissant le foot Belge mieux que personne. A prendre au second degré hein, n’ayant jamais rien dit de semblable !

Il a suffi de mettre Leye à leur place, et tout, comme par miracle, semble à première vue être résolu. Cet homme-là a-t-il l’ADN du Standard, comme tant réclamé par certains ? Va savoir, car son histoire n’est pas spécialement liée à celle de notre club, ni à sa sidérurgie, mais plutôt à celle de Zulte.

Son profil non plus, ne pousse pas à y croire, quand on voit son côté « placide » et de marbre, le long de la ligne de touche, bien loin des excès gestuels et verbaux de son maitre, MPH.

Mais qu’importe, du moment qu’il ramène l’envie, le fond de jeu, la confiance et les victoires en bord de Meuse. Je ne demande rien de plus, et les faits, hier soir, sont là, notre Standard, notre équipe, ont retrouvé quelques couleurs, prestation qui demande certes confirmation, mais c’est déjà un bon début. Tout autre résultat qu’une victoire aurait à nouveau plongé nos joueurs, le staff et nous même dans le doute. Mais n’oublions pas non plus qu’en octobre, après nos victoires face à Charleroi, alors sur un nuage, et notre brillante prestation face à Bruges, nos louanges dithyrambiques, rien à voir avec toute forme de négativisme, ne manquaient pas. Or on sait au final ce qu’il en est advenu….

Il n’empêche, et c’est bien là l’origine de mon titre, derrière Mbye, il y avait aussi la griffe du grand Michel, de retour aussi bien en tribune que dans l’approche de l’équipe, le système utilisé faisant clairement référence à ses conceptions, à savoir un 4-2-3-1 abondamment utilisé la saison dernière.

En fait, je me dis qu’il est heureux qu’un bête fait de match, cette fois en notre faveur, comme ce coude décollé du défenseur de Waasland, ai été mis à profit remarquablement par ce diable d’Amallah, pour nous mettre devant.

Je n’ose imaginer ce qu’il se serait passé si, comme face à St Trond et à face à Mouscron, en décembre dernier, ce soit le club visiteur qui trouve l’ouverture en premier.

C’eut été tout à fait possible, les Waeslandiens jouant au début sans le moindre complexe, faisant bien circuler le ballon et ayant dans leurs rangs en certain Koyta, redoutable à chaque instant.

Mais il était écrit cette fois que le sort allait être conjuré, Amallah se révélant, comme déjà dit précédemment, notre meilleur atout offensif, quand il le veut vraiment. Il fallait juste être patient, rassurer tout d’abord derrière pour ne pas voir nos doutes, nos démons ressurgir comme en décembre, et donc ne pas se précipiter inutilement.

Est-ce à dire pour autant que tout fut parfait, que notre équipe est partie pour tout casser et remonter au classement aussi vite qu’elle en est descendue ? Pour ma part, je n’irai pas jusque-là, même si je savoure le bonheur d’un soir.

Car, comme toujours, il y eut du bon et du moins bon, lors de cette première rencontre de l’ère Mbye Leye, à commencer par notre flan gauche, bien peu performant et confié aux très décriés Gavory et Lestienne. Quel contraste par rapport à celui de droite, où ce diable de Siquet,  pour moi l’homme du match car déroutant et virevoltant, semait la panique en face, à lui tout seul.

Mais bon, ce constat n’est pas vraiment nouveau, vous en conviendrez, pour les deux premiers nommés. Rien n’est totalement changé en quinze jours, faut pas rêver non plus…

Autres prestations en demi-teinte, aussi que furent celles de Medhi et de Bastien, ce dernier n’ayant toujours pas retrouvé toute son autorité de la saison passée, c’est un euphémisme.

Il peut même remercier l’arbitre de ne pas l’avoir mis dehors avant la mi-temps.

Quant à Medhi, dans un rôle plus axial, il a bien tenté certes, mais il ne sera jamais le distributeur du jeu éclairé, préférant de loin les actions d’éclat. Je maintiendrai donc que, pour ma part, je préférerais le voir aligné en seconde période, systématiquement, que durant toute la rencontre.

Enfin, l’autre déception fut le rendement de Muleka, à nouveau bien seul devant et coincé entre les défenseurs. Et là, je n’incriminerai pas l’homme mais le système, celui-là même qui avait été instauré par MPH, car s’appuyant sur des centres des latéraux et la présence d’une tour plein axe, qu’auraient dû être et n’ont jamais été Oularé et Avenatti.

Pour moi, soit on refait confiance à ces deux-là, soit on recrute un nouvel attaquant grand format, plus mobile et efficace, soit on change de système pour en revenir à un 4-3-3, avec la pointe en retrait entre les deux latéraux, car jamais Muleka ne parviendra à s’exprimer dans ces conditions, isolé sur son île. Mais bon, Mbye a encore du temps pour revoir sa copie et réfléchir à tout ceci.

Comme nous, il a du voir ce qui clochait, mais peut-être va-t-il devoir se détacher un peu de l’emprise de son maitre et voler de ses propres ailes. C’est tout le mal (ou le bien) que je lui souhaite.

Ceci dit, il est une autre évidence à mettre en avant après la rencontre d’hier soir, et comme cité  plus haut, la sélection et confirmation de Siquet à droite, pétillant de santé, devrait éclipser à l’avenir le recours à toute autre solution à cette place, de quoi libérer, par exemple, Collins Fay, et pourquoi pas le replacer à gauche, en lieu et place de Gavory. Pour ma part, je n’ai pas oublié les services qu’il nous y avait rendus, du temps de Sa Pinto, plus brillant-là même qu’à droite ! Et comme l’homme n’a que rarement déçu, étant l’un des joueurs les plus réguliers dans son investissement, sa fidélité et ses prestations, ça me semblerait une bonne solution.

Mbye a donc à disposition quelques certitudes, me semble t’il, lui permettant d’avancer dans son approche les semaines à venir. Elles se nomment BODART-BOKADI-DUSSENNE ou LAYFIS, – SIQUET-FAY-RASKIN-CIMIROT-AMALLAH-MULEKA, soit neuf homme pour onze places. Ce n’est pas si mal et cela doit permettre de travailler au départ d’une base stable, enfin.

Et puis, comme on dit chez nous, « puisqu’il y est, leye o li ». Il aurait sans doute déjà du prendre place sur le banc au terme de la saison passée ! Le pari n’aurait pas été moins risqué que celui finalisé et avorté avant l’heure. Parfois, la solution est devant nos yeux et on ne l’a voit pas, tellement elle parait simple et évidente.

Et hier soir, je suis prêt à parier que même monsieur Montanier était devant son petit écran, et, même s’il doit être amer, a du apprécier le retour en forme de ses anciennes troupes, se demandant comment il avait pu en arriver là, même si perdre à Gand et à Courtrai, début de notre enfer, n’avait rien d’étonnant, dans la foulée d’une Europa League ayant laissé de lourdes traces ! L’équipe en forme et qu’on présentait voici peu comme LE FAVORI , Genk, en a fait les frais ce WE, elle aussi.

Com on Standard, et tous ensemble, quoiqu’il arrive, avec ou sans ma prose, un peu longue cette fois, mais il y avait tellement de choses à dire, lol. Mais toujours aussi content de voir vos commentaires quels qu’ils soient, et donc de vous lire.

Gérouche

6 thoughts on “Le mot de « Gerouche »: MPH, LE RETOUR

  1. L’euphorie n’est pas de mise, mais la joie est réelle de pouvoir enfin assister relax à la fin d’un match sans craindre la « floche » de l’un ou de l’autre. Le système mis en place avec un standard très agressif (mais perdant paradoxalement bcp de duels) lorsque l’adversaire possède la balle et un autre en possession de balle avec 3 défenseurs (Gavory, Dussenne et Bokadi) et un couloir droit où Siquet avait l’autorisation (ou la mission) de s’engouffrer, le déport de Mehdi vers le centre embarquait son gardien et laissait libre court à Hugo sur le flanc. Muleka bougeait bcp et pesait sur la défense libérant de l’espace pour les plongées d’Amallah comme sur le 2è but. Je ne suis plus un fan de Gavory (qui m’avait bcp plu à ses débuts à un poste où c’était Waterloo morne plaine, puis qui s’était éteint), mais dans la configuration adoptée hier il lui était probablement interdit de s’engager plus qu’il ne l’a fait, on ne peut le blâmer pour cela. Le seul a ne pas avoir répondu à l’attente est Lestienne, qui devait rester cantonné sur son aile mais qui n’avait que peu de soutien de la ligne médiane ni forcément de Gavory et dont l’apport a été faible voire inexistant, mais c’est probablement en raison de ses qualités propres, Maxime est avant tout un joueur de contre et n’a rien de l’ailier de débordement style Edmilson or c’est précisément ce que Leye a demandé à sa direction, un ailier qui déborde et qui marque. Nous verrons s’il sera exaucé.

  2. Je n’aime pas trop l’intitulé de cet article, non pas qu’il soit faux au contraire, mais par ce qu’il implique. Leye égale MPH 2.0? Muleka a déçu en pointe, mais n’était-il pas trop isolé surtout en 1ère mi-temps. Les ailiers rentrent vers l’intérieur pour laisser place aux montées des back selon le schéma MPH 4231 mais on compte désormais sur un petit jeune de 18 ans pour faire le piston. Quid de l’autre côté avec Gavory? Je lis avec étonnement voire stupéfaction l’analyse de « Tête à claques » qui trouve toujours de bonnes excuses à notre indéboulonnable « Hobbit » soit qu’il ne pouvait être offensif en raison de consignes tactiques. De là il explique les moins bonnes performances de Lestienne peu soutenu. Ben voyons.
    Les statistiques sont encourageantes (20 tirs au but) mais elles résultent surtout de la 2e mi-temps, car que se serait-il passé, comme le relevé très justement Gerouche, si Amallah n’avait pas réalisé l’exploit individuel un peu contre le cours du jeu, il faut bien l’avouer.
    Car jusque-là cette équipe très correcte de Beveren faisait très bien circuler et n’a pas réaliser de hold-up comme d’autres équipes dominées à Sclessin même dans notre plus mauvaise période.
    C’était mieux mais certainement pas encore parfait comme Leye a eu l’intelligence de le souligner avant match

Laisser un commentaire

Powered by Live Score & Live Score App