Le mot de « Gerouche »: QUEL GACHI !

Chers supporters,

A quatre jours d’intervalle, notre équipe vient de souffler le chaud et le froid.

Chaud en terme de prestations, mais froid en terme de résultats, hélas.

Toutefois, comme je l’avais déjà laissé entendre sur le forum, l’épilogue de notre rencontre face à Arsenal ne m’a trop fait versé dans un pessimisme exagéré.

Les raisons à cela sont multiples, à commencer par le fait qu’il n’y avait pas de honte à échouer contre pareille équipe, qui, lorsqu’elle s’est enfin mise à jouer contre nous jeudi, nous a planté facilement deux buts. Si elle avait abordé la rencontre d’entrée de jeu de cette façon, jamais nous n’aurions pu mener par deux buts d’écart !

Beaucoup ont certes estimé, à tort ou à raison,  que notre équipe n’était pas capable de tenir un résultat, mais c’était faire peu de cas du score à ce moment précis du côté de Franckfort, qui ne nous était pas favorable, nous incitant à pousser encore et encore face aux Gunners.

Pardi, qui aurait osé imaginer une seule seconde que ce Guimaraes-là allait émerger en toute fin de partie ?

Personne !

C’était faire moins encore de cas des qualités intrinsèques des joueurs d’Arsenal, capables à tout moment de hausser le ton, et qui jugèrent nécessaire, à 2-0, d’enfin mettre le nez à la fenêtre et la pression sur notre équipe, histoire de préserver leur qualification ! J’ai donc la méchante impression que les gunners ont tout simplement joué  … à la carte, forts de leurs certitudes et de leur qualités.

Qui plus est, même si le Standard était finalement passé, c’eut surtout été bien pour le portefeuille du club, car, plus loin, il n’y avait pas grand-chose à espérer, si ce n’est perdre encore beaucoup d’énergie dans une compétition pour laquelle le Standard n’est pas taillé pour briller et aller plus loin.

Par contre, la déconvenue d’hier après-midi, face à notre ennemi de toujours, celui-là même qui nous avait infligé une bien amer défaite chez eux, alors que leur équipe était en plein doute, me pèse bien davantage sur l’estomac, alors que nous espérions une grosse revanche, surtout plus encore quand on voit et revoit le déroulement de la rencontre, qui aurait dû entériner une large victoire de nos couleurs, par plusieurs buts d’écart même, alors qu’en fin de compte, on doit se satisfaire d’un match nul ne reflétant en rien notre large supériorité sur le terrain.

Alors, comment est-ce possible d’être passé à côté d’un succès mille fois mérité ?

Pour ma part, j’ai bien peu de choses à reprocher aux joueurs, si ce n’est quelques approximations dans les passes, quelques mauvais contrôles aussi, mais explicables pour la plupart à l’état pitoyable du terrain, à l’exception peut-être des interventions de Vojvoda, fidèles à lui-même, hélas, comme ce dégagement contre le sens du jeu permettant aux Anderlechtois de bénéficier d’un nouveau coup de coin tout aussi heureux que … leur but sur pratiquement leur seule action du match, à peu de choses près…. Mais bien aidée aussi par l’absence de marquage sur le seul joueur en pointe des mauves.

Nos joueurs ont, en effet, donné encore une fois le meilleur d’eux-mêmes, puisant dans une condition physique sans faille malgré l’abondance des efforts fournis récemment, et ceci jusqu’à l’ultime minute du match.

Néanmoins, et mis à part les deux pénalties qui auraient pu nous être accordés, les questions que nous nous posions au lendemain de la rencontre à Mouscron, demeurent plus que jamais.

A savoir notre incapacité chronique à traduire dans les chiffres notre domination, nos temps forts.

De quel mal souffre nos attaquants, en manque chronique d’efficacité, qu’il s’agisse de Lestienne, d’Avenatti, d’Oularé, seul Emond, lorsqu’il est aligné, parvenant de temps à autre à tirer son épingle du jeu ?

Notre grand Uruguayien, pourtant, marquait comme il respirait quand il évoluait du côté de Courtrai, même si l’on sait très bien que jouer au Standard et affronter les défenses adverses très regroupées est souvent une autre paire de manches. Mais sa taille doit parler pour lui.

Le fait est que l’équipe se doit de jouer différemment selon que Lestienne, Oularé ou Avenatti occupent le siège en pointe.

Or, Avenatti a besoin de bons centres venus des ailes, pour pouvoir exploiter toutes ses qualités.

Hier, mise à part l’un ou l’autre action dignes de ce nom, il n’en fut rien, notre centre avant, le plus souvent alimenté dans l’axe et au raz du sol,  étant le plus souvent condamné à remiser dans l’axe pour ses partenaires surgis de l’arrière…..

Pas étonnant, dans ces conditions, que seuls Amallah et Bastien déflorent le marquoir, la plupart du temps.

Il s’agit donc bien là d’un problème de fond, à régler par le staff technique, nos attaquants ayant des spécificités très différentes.

A cela s’ajoute un grand nombre de forfaits, pour avoir découvert aussi notamment en tribune hier notre Gaumais, apparemment blessé lui aussi. Son association avec Avenatti aurait pourtant permis, j’en suis convaincu, de décrocher la timbale, surtout sur un tel champ de « patates », où les qualités techniques sont peut-être moins déterminantes.

Et je ne parlerai même pas des absences pour abus de cartes jaunes de Polo et Medhi, peu enclins eux aussi à empiler les buts, depuis de longs mois. Alors, il est vrai, à un moment, trop c’est trop, ou plutôt, trop peu c’est trop peu, et un seul homme aligné devant ne peut compenser à lui seul tous ces manquements, fusse t’il le meilleur attaquant du monde.

Et quand on voit qu’un Lestienne, lui aussi, est en manque totale d’efficacité, lui dont les seuls points forts sont la rapidité et son pied droit, ça craint…..

Il ne faut donc pas chercher plus loin la raison de nos problèmes actuels. Ca manque cruellement de qualité devant et ….. dans les débordements et les centres, peu nombreux et rarement précis.

Aussi, à l’image de l’association brillante entre Cimirot et Bastien, dans l’entrejeu, peut-être serait-t-il temps d’agir de même en pointe, en associant deux garçons régulièrement et créer enfin de véritables automatismes.

A MPH a trouvé la parade sans tarder, car, pendant ce temps, nos adversaires, à commencer par Charleroi, font le plein de points et de confiance.

Votre serviteur

Gérouche

One thought on “Le mot de « Gerouche »: QUEL GACHI !

  1. Il y a comme tu le soulignes très justement urgence à tenter une association de 2 avants de pointe. Par contre, je pense qu’ils ont tous les 3 un peu le même profil……Nous n’avons pas de flèche style Ezekiel dans le noyau……
    Ce qui est certain, c’est que nous sommes en tête de la JPL en terme d’occasions manquées……et c’est bien dommage.

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