Le mot de « Gerouche »: VENANZI …. DEMISSION

Chers supporters,

C’est sur ces paroles, sans concession et répétées à foison par les supporters des T3 et T4, que nous pûmes fêter notre retour au stade, après des mois d’absence, dans une ambiance toutefois mitigée et très éloignée de l’atmosphère festive que nous avons connue et qui faisait la fierté et la réputation de Sclessin.

Nombre d’entre nous affichaient à peine leurs écharpes, nos couleurs, dans des tribunes toutes teintées de noir, un peu comme si la majorité, sans la moindre concertation, s’était mis en costume de deuil, histoire sans doute de marquer à notre façon notre désapprobation par rapport à la situation actuelle du club.

Pour sûr, ce n’est certainement pas avec ce type d’ambiance que nous, supporters, allons mettre la pression sur nos adversaires et le feu au stade, encore moins pousser nos joueurs à se transcender, mais, quoiqu’on en pense, cette approche est bien compréhensible et excusable, dans notre chef.

Le speaker du Standard eut beau tout tenter pour enflammer les tribunes et nous exhorter à nous manifester, rien n’y fit, les supporters restant muets et indifférents aux appels lancés par l’homme au micro.

Seul élément qui n’a pas changé beaucoup, c’est le débit de la bière, consommée à profusion, peut-être aussi dans l’espoir d’oublier la position et les prestations de notre équipe, à la dérive ces derniers temps.

Très honnêtement, je m’attendais à ce que Luka Elsner ne prenne pas place sur le banc, hier soir et ce pour le reste de la saison, ses paroles et sa gestion globale ayant selon moi dépassé le cadre de sa mission, qui devrait tout au contraire le positionner en pare chocs vis-à-vis de son groupe, le linge sale devant selon moi être toujours lavé dans le vestiaire, loin des caméras.

Au lieu de ça, ce fut le pauvre Arnaud Bodart, il est vrai quelque peu maladroit, qui prit place sur ce banc, sorte de réserviste de luxe, lui qui était bien le seul jusqu’ici à n’avoir strictement rien à se reprocher entre les perches. Comme le sport est injuste, parfois. Mais bon, d’un autre côté, je peux comprendre, ce genre de bévues dans une période critique pouvant générer du stress, voir un manque de confiance ou, à cette place qui est la sienne, le mot « confiance » est le maitre absolu et nécessaire. Peut-être cette mise à l’écart n’avait qu’un seul but ; le protéger.

Derrière chaque joueur se cache avant tout un être humain, avec une certaine capacité à gérer les événements contraires, propre à chacun, et aucun n’échappe à ce constat, tout le groupe étant probablement affecté par le climat actuel, très peu propice à la prise d’initiative, au culot, par peur de prendre précisément une nouvelle ….. déculottée.

Force est toutefois de constater que le retour des supporters au stade, hier soir, bien que loin d’être massif, les tribunes étant à peine remplies au tiers de leur capacité, ne paralysa pas nos joueurs, qui entamèrent très bien la rencontre, le danger venant le plus souvent par notre ailier gauche revenu aux « affaires », Nkounkou, très percutant et remuant, amenant fréquemment le danger par des centres très, voir trop tendus, devant la cage adverse, nos attaquants ratant à chaque fois de peu leur reprise. Mais, peu importe, les bonnes intentions étaient là, même si l’adversaire en face n’était ni plus ni moins que la lanterne rouge du championnat, mais toujours capable aussi de poser des problèmes, comme face à nous en coupe, ou récemment face à Charleroi, en championnat.

Mais, en ce qui nous concerne, et sans pouvoir parler de rencontre de haut vol, nos joueurs ont eu le mérite de se battre, chose pas évidente dans la situation que nous vivons, avec un entraineur sur le banc qui ne fait certainement plus l’unanimité, un président désavoué en tribune, un club aux abois financièrement et en attende d’un repreneur annoncé mais qui, j’imagine, doit se demander s’il est bien raisonnable de se lancer dans un club qu’il connait à peine et plongé dans des difficultés sans nom.

Sur le terrain, un Raskin fit le boulot, comme à sa bonne habitude, avec du déchet certes, mais avec aussi une bonne volonté sans faille.

Dragus, très mobile put se mettre en évidence lui aussi, bien plus me semble t’il que son vis-à-vis Tapsoba, un peu trop effacé à mon goût, alors que Bokadi s’évertua tout au long de la rencontre à remonter correctement le ballon vers les lignes adverses. Autre mention intéressante, aussi, dans le chef de Pavlovic, échappant pour une fois au moindre carton et souvent percutant sur le flanc droit, à l’image de Nkoukou.

L’absence de Calut, dans le onze de base, pouvant du reste logiquement s’expliquer par la nécessité de bien animer offensivement nos flancs, dans un 3-5-2 qui nécessitait sans aucun doute plus de percussion vers l’avant, le long des lignes. Bien vu pour une fois, coach…..

La mission, du reste, ne paraissait pas gagnée d’avance, vu les joueurs à disposition, devant faire place aux blessés, aux joueurs recrutés ne pouvant être alignés, à ceux partis alors qu’ils auraient pu être sur le terrain en décembre, si la rencontre avait pu être jouée à temps et en heure.

Seul le résultat importait donc au final, et n’avons finalement pas le droit de faire la fine bouche, avec ce 1-0 acquis au terme des nonantes minutes de jeu, surtout quand on sait que nous dûmes jouer à dix en seconde période, après l’exclusion de Dussenne dont tous, en tribune n’avons pas compris la raison, à défaut d’avoir pu visionner les images. Mais mon voisin en T2 me fit remarquer, à juste titre, que la plupart des décisions du référé étaient prises avec un temps de retard, un peu comme s’il voulait voir quelle équipe avait récupéré le cuir avant de siffler… en notre défaveur, selon que nous avions le cuir ou non. Bizarre bizarre.

Seul bémol, pour ma part, et sans doute ne serai-je pas le seul cette fois à mettre ce constat en avant, fut à nouveau la prestation insuffisante d’Amallah, laissant notre équipe jouer le plus souvent à neuf qu’à dix, en seconde période. Que de mauvais choix, de suffisance, de manque d’accélération au contraire d’un excès de conservation du ballon, au point de me demander si ce joueur a encore sa place chez nous….

Je vous laisserai ici, sur ces conclusions, l’essentiel étant probablement sauvé, à savoir notre maintien de D1.

Le reste n’est désormais plus que littérature, et croisons tous les doigts pour un meilleur futur, dès la saison prochaine. Tout ne sera pas nécessairement à jeter, mais la nouvelle direction devra poser des choix forts et bien s’entourer, cette fois, que Venanzi en fasse encore partie ou pas.

Gérouche

6 thoughts on “Le mot de « Gerouche »: VENANZI …. DEMISSION

  1. Heureux de te lire a nouveau gerouche !!
    D’accord avec toi pour Amallah ,par contre tu es sur que Pavlovic n’a pas eu de carton
    il me semble qu’il fut bien le premier jauni ?
    Et la rouge pour Dussene c’est encore du grand n’importe quoi (et en plus 4 match de suspension,on se fou de nous !! )

  2. Ahhhhh non Gerouche, tu te trompes sur toute la ligne!!!!! Ils ne boivent pas pour oublier les résultats mais pour oublier bobonne qui attend à la maison!!! Ma dernière soirée Rouches de Belgique ce soir. À partir de demain mes soirées Rouches seront suissesses.

  3. Merci à toi Gerouche de nous faire partager ton sentiment sur l’ambiance au stade……ne regardant plus les matchs, je ne donnerai pas d’avis sur la prestation. Apparemment Amallah continue sur sa lancée. Je pense que l’équipe est meilleure quand il n’est pas titulaire…..en tout cas elle est plus homogène.

  4. Contre Charleroi, on devrait avoir une meilleure équipe. Nos 3 renforts seront présents. Ne parlons pas de Van Damme. Il semblerait qu’il s’agisse plus d’un pari pour la saison prochaine.

  5. Bonsoir jaime, le psy de service bientôt en Suisse ! Mais que faut t il croire dans toutes tes divagations ? Même les blondes aux gros seins interpellent finalement…. Encore heureux que tu as parfois des éclairs de lucidité, lol. J espère au moins qu on pourra encore te lire ici, où va que tu sois.

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