Roland Duchâtelet s’en prend à l’UEFA après un investissement de 70 000 € : « Pour deux centimètres ! »

Le Stayen est prêt à accueillir la Coupe d’Europe, mais Roland Duchâtelet garde un goût amer des transformations de l’été. Le propriétaire du stade a investi plus de 600 000 € pour le mettre aux normes, dont 70 000 € pour des sièges jugés trop petits… de deux centimètres.

Saint-Trond jouera le premier match d’Europa League de son histoire, ce jeudi soir contre l’Omonia Nicosie. Les Trudonnaires pourront bien jouer dans leur stade du Stayen après que d’importants travaux de rénovation ont été réalisés cet été.

Resté le propriétaire du stade malgré la vente du club en 2017, Roland Duchâtelet a donc assumé une grande part de la responsabilité financière de ces aménagements. D’après lui, le coût total s’est élevé à un peu plus de 600 000 €. Un investissement qu’il juge logique, même s’il qualifie certaines interventions d’excessives.

Plus d’un demi-million d’euros pour la rénovation du Stayen

Un exemple reste gravé dans la mémoire de l’ancien propriétaire de STVV et du Standard de Liège. Dans la tribune nord du Stayen, tous les sièges ont dû être remplacés cet été. Non pas parce qu’ils étaient usés ou détériorés, mais parce que l’UEFA a calculé que les dossiers étaient trop bas… de deux centimètres.

« Regardez tous ces sièges neufs. Il a fallu débourser 70 000 € pour les remplacer. Pourquoi ? Parce que les dossiers des anciens sièges, qui n’avaient pourtant aucun problème, étaient trop bas de deux centimètres. Deux centimètres ! », s’est exclamé l’homme d’affaires de 79 ans dans les colonnes de nos confrères néerlandophones de Het Laatste Nieuws.

Un « détail » qui fait enrager Roland Duchâtelet

La frustration est palpable dans le chef de Roland Duchâtelet, qui précise que la tribune en question est principalement utilisée par les supporters les plus fervents du club, qui restent donc debout pendant toute la rencontre. Duchâtelet comprend donc mal la manière avec laquelle l’UEFA gère ses réglementations.

Selon lui, des changements mineurs peuvent entraîner des coûts élevés sans pour autant apporter de valeur ajoutée. « C’était déjà le cas dans le gouvernement, mais désormais, ils deviennent également des maniaques du détail dans le football », a pesté Roland Duchâtelet, qui a l’impression que certains pays sont traités différemment des autres. « Iraient-ils aussi loin dans leurs réglementations à Chypre ou en Grèce ? Je ne le crois pas », a-t-il conclu.

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