Le Standard a fait peur, surtout en seconde période, et a vécu « un quart d’heure horrible » face à Dender ce vendredi soir en Coupe de Belgique. Les Rouches ont toutefois assuré l’essentiel en se qualifiant pour le tour suivant, comme l’a rappelé Vincent Euvrard en conférence de presse.
Se qualifier et se rassurer. Telles étaient les deux missions du Standard, ce vendredi soir contre Dender en Coupe de Belgique. Si la première a été accomplie grâce à un score de 2-0, c’est un peu moins le cas de la deuxième, compte tenu de la terne prestation des Rouches, surtout en deuxième période.
« On a fait le travail, on a gagné, on s’est qualifiés », retenait Vincent Euvrard en conférence de presse. « C’était le plus important. On a joué une première période correcte. On dominait, on avait le match en main, on a créé beaucoup de situations dans le rectangle adverse contre une équipe qui était par moments très bas, mais qui fait ça très bien. »
« On savait qu’on allait devoir exploiter les petits espaces avec les qualités d’Adnane (Abid) et Salieu (Drammeh). On a aussi démarré la deuxième mi-temps de manière correcte avec quelques accélérations et deux frappes. Puis on a connu un quart d’heure horrible, où on a été dépassés de tous les côtés. Dans une défense à 4, contre un système à 3 ou 5, tu as un peu plus dur quand tu ne sais pas mettre de l’impact dans le camp adverse », analysait le T1 des Rouches.
Le Standard a « vraiment tremblé » contre Dender
« Là, on a vraiment tremblé. Là, tu sens que trois défaites d’affilée, ça rentre quand même un peu dans les têtes. On a changé la donne avec le passage à 5 qui était nécessaire pour avoir plus de largeur et donner plus de calme au ballon avec Tobi (Mohr) et Dimi (Lavalée) qui sont bien rentrés, et Bernard (Nguene) qui marque son but. Mais entre la 55e et la 70e, ce n’était pas bien du tout. »
Le Standard n’a donc ni convaincu les observateurs, ni rassuré ses supporters. « En Coupe, ce sont toujours des matchs compliqués. C’est top s’ils passent, mais ils viennent sans aucune pression et avec six ou sept victoires consécutives dans les jambes. Si je suis rassuré ? Pas du tout, mais je sais qu’à Genk la semaine prochaine ce sera un match totalement différent. Il faut parfois survivre un match sur phase arrêtée pour casser cette mauvaise série. Les doutes sont un peu arrivés dans les têtes, Dender l’a senti et a augmenté sa qualité de jeu. »
Mais comment, et surtout pourquoi le Standard a-t-il reculé autant ? « Si c’est psychologique ? Peut-être, mais c’est aussi qualitatif. On a commencé à avoir des pertes de balle qu’on n’avait pas avant la pause, on a fait de mauvais choix à cause d’impatience dans les passes, tu commences à perdre des 50/50, les espaces s’ouvrent. C’est beaucoup de petites choses qui font qu’eux grandissent dans le match et pas nous », a conclu Vincent Euvrard.
