Après avoir raccroché les crampons cet été, Eliaquim Mangala est déjà bien occupé par sa reconversion. L’ancien défenseur du Standard est désormais entraîneur adjoint dans le staff de Saint-Etienne. Et il apprécie particulièrement cette nouvelle casquette.
Après neuf maigres apparitions dans le championnat portugais lors de la saison 2024/2025, Eliaquim Mangala s’était retrouvé sans club l’été dernier, Estoril ayant décidé de ne pas prolonger son contrat. Après plus de six mois sans club, il a retrouvé chaussure à son pied cet hiver. Mangala a ainsi signé pour un an au Deportivo Oriente Petrolero, un club de première division bolivienne.
Cette pige que personne n’avait vu venir lui aura permis de disputer cinq matchs, et même de marquer un but. L’ancien défenseur de l’Equipe de France a ainsi retrouvé du rythme dans un cadre assez exotique. Son premier match officiel depuis plus d’un an, il l’a ainsi disputé en déplacement au San Antonio Bulo Bulo, sur la pelouse de l’Estadio Carlos Villegas de Entre Ríos, stade de 17 000 personnes au milieu de la plaine bolivienne qui fait face à la Cordillère des Andes.
Eliaquim Mangala de l’autre côté de la barrière
Mais les meilleures choses ont une fin. Mangala a ainsi écourté son expérience bolivienne pour annoncer sa retraite. « C’est le moment. Ça s’arrête. C’est un ressenti que j’ai », s’est-il expliqué dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux cet été. Eliaquim Mangala se dit fier après avoir, « vécu et accompli bien plus que ce (qu’il avait) imaginé petit ».
Depuis, il ne chôme pas. L’ancien défenseur du Standard s’est ainsi reconverti comme entraîneur. Il est l’adjoint du Portugais Ian Cathro, nouveau coach de Saint-Etienne. Des retrouvailles, puisque Cathro était son coach à Estoril, Mangala avait même hérité du brassard de capitaine.
Un mentor pour les Verts, qui veulent retrouver la Ligue 1
« On avait une relation assez proche par rapport à ça. On a travaillé ensemble, ça s’est bien passé. Quand je suis parti, je me suis dit qu’un jour, on travaillerait à nouveau ensemble. C’est arrivé plus vite que prévu », rigole-t-il au micro de beIN SPORTS.
Mangala aime son nouveau rôle : « J’ai un rôle un peu plus proche des joueurs. Je connais le métier et, par rapport à la carrière, les joueurs viennent facilement vers moi. Le contact se fait naturellement ».
Chez les Verts, il est notamment amené à côtoyer avec un certain Lucas Stassin, toujours au club malgré les intérêts le concernant. Pour lui comme pour les autres jeunes du noyau, Mangala est désormais comme un grand frère.
Des premières semaines très positives
« Pour le moment ça se passe très bien. On va dire qu’à la fin de ma carrière, j’étais l’un des plus anciens. J’avais déjà un peu ce rôle entre le coach, le staff et le collectif. Maintenant, les équipes sont très jeunes. Ce rôle de relai me plaît bien et, franchement, pour le moment, ça se passe super bien », sourit celui que le Standard avait été dénicher du côté de l’Union Namur il y a maintenant près de 20 ans.
Il s’occupe toutefois plus des joueurs chargés de marquer Stassin à la culotte aux entraînements : « Je suis davantage basé sur le côté défensif. Je travaille beaucoup avec la ligne de quatre, sur les duels et le travail collectif. Après, de manière générale, le coach me parle beaucoup et me pose pas mal de questions. Mon rôle est assez ouvert, ce n’est pas uniquement ce travail défensif. Cela peut concerner l’entraînement, ce qu’on va mettre en place, les séances ou encore la mise en place tactique ».
