Que dire quand on est joueur du Standard dans la situation actuelle ? Le match contre Courtrai a montré un visage d’impuissance jamais vu cette saison de la part des Rouches, qui ne sont pas loin d’en avoir déjà fini avec leur saison s’ils ne se réveillent pas. Alexis Trouillet reste calme.
(Avec Loïc Woos.)
Tout joueur envoyé en conférence de presse dans le contexte actuel fait presque office de victime expiatoire, car qu’y a-t-il à dire après le partage concédé – de justesse ! – face au KV Courtrai, alors lanterne rouge, vendredi dernier ? Alexis Trouillet ne le sait visiblement pas lui-même.
« Si nous avions la réponse à notre irrégularité, nous mettrions les choses en place pour que les résultats du début de saison reviennent », entame le Français en conférence de presse, déjà avec lassitude.
« Oui, nous travaillons bien à l’entraînement. Nous essayons de faire les efforts, tous ensemble, au quotidien, pour renverser la situation », assure Trouillet. « Nous nous remettons beaucoup en question afin d’aller chercher les résultats nécessaires ».
Le Standard comparé à Marseille : « Je ne sais pas, mais c’est un club spécial »
Car la série de matchs qui attendait le Standard semblait initialement idéale pour relancer la machine : à la maison contre Courtrai et Beveren, puis à Lommel. Au final, Beveren dépasserait les Rouches en cas de victoire vendredi, et Lommel est actuellement classé plus haut.
« Tous les matchs étaient importants à gagner. Dans notre situation surtout, il faut aborder chaque match avec sérieux », relativise Alexis Trouillet. « C’est sûr que ce n’est pas évident, mais on continue. Si ce qui se dit à l’extérieur nous affecte ? Non, nous restons concentrés sur ce qu’il faut faire, ce qui se passe en-dehors, nous n’avons pas la mainmise dessus… Les périodes compliquées, ça arrive en football, on en est conscient ».
Mais si les joueurs souhaitent rester calme, la pression vient aussi des supporters, qui en ont logiquement assez. « On connaît le public du Standard, les attentes autour d’un club avec un tel prestige. Quand tu signes ici, tu es au courant », estime Trouillet.
« Si on peut comparer ça à Marseille ? Je ne sais pas, Marseille, c’est quand même un sacré club. Mais le Standard est un club spécial. Les gens ici sont très authentiques, ils en attendent beaucoup de toi. Quand ça ne va pas, ils te le disent. C’est aussi la force de ce club ».
