Le mot de « Gerouche »: ON EST MAL

Chers supporters…. Amers

Lors de mon dernier « edito », je titrais ; le standard et Euvrard sont désormais dans l’obligation de remporter les trois rencontres à venir, après 4 déconvenues presque prévisibles, notre équipe n’ayant plus droit à l’erreur. Bien mal m’en pris, car, dès la première échéance, le Standard est passé au travers, ceci face à l’avant dernière équipe au classement, peut-être même celle produisant le moins de jeu ! Un comble qui a très difficile à passer, et je vous comprends !

Moi-même, j’étais dégouté après une telle prestation, insuffisante dans tous les domaines ! Et le pire, je crois, c’est que ce n’était pas un manque de bonne volonté dans le chef des joueurs, juste un aveu d’impuissance face à une équipe bien organisée et déterminée à s’arracher sur tous les ballons, sans jamais nous laisser l’opportunité de jouer.

Et quand en plus, le sort s’acharne contre nous, un bras légèrement écarté dans notre rectangle offrant l’unique occasion de but à nos visiteurs, il doit être écrit quelque part que le Standard est maudit.

Certes, il ne doit pas être aisé, pour n’importe quelle équipe, d’affronter un tel adversaire, bien regroupé et affichant une mentalité de guerriers, leurs intentions étant évidentes dès les premières secondes du match, leurs gabarits physiques étant qui plus est bien plus impressionnants que les nôtres, et transformant la partie en véritable combat de rues !

Mais, dans ce genre de rencontre, il faut pouvoir finir le travail, à défaut d’afficher un jeu lêché, histoire de débloquer le jeu et d’obliger nos adversaires à sortir. Ce ne fut pas le cas, nos joueurs, et je citerai ici essentiellement Karamoko et Hautekiet, ne cadrant pas plus d’une fois leur reprise de la tête sur nos rares occasions et sur phases arrêtées,

En citant ces deux noms-là, presque involontairement, je mets le doigt sur notre gros problème devant ; nos attaquants, pour la plupart, sont des petits formats, bien utiles pour jouer sur les ailes et dans les espaces, inutiles sur les centres et autres déviations, par manque de poids et de présence physique.

Ce constat n’est hélas pas nouveau, au Standard, qui semble chaque année miser sur des joueurs rapides et bons techniquement mais bien trop courts dans le petit rectangle, le dernier en date, si je ne me trompe, dans notre effectif, s’appelant Christian Benteke. C’est dire si ça date !

Ne serait-t-il pas intéressant, dans le chef de la direction, de regarder du côté de Lokeren, où un certain Mabanza, ayant fait un appel du pied voici quelques temps, pourrait apporter une solution à ce problème d’efficacité récurrente sur les centres ?

Quoiqu’il en soit, et quelles que soient les circonstances atténuantes pouvant être évoquées, le Standard est au plus mal, ça ne fait plus aucun doute, car, sans mauvais jeu de mots, le DOUTE s’est installé dans toutes les têtes, alors que l’équipe affichait une réelle embellie dans le jeu lors des premières rencontres !

Où sont passées toutes ces bonnes intentions ?

Bien sûr, les mauvais résultats n’aident pas, au Standard sans doute plus que partout ailleurs, où le mécontentement est palpable, tant dans les journaux qu’en tribune, mettant encore davantage de pression sur les joueurs, mais ceux-ci devaient être conscients de ça en débarquant chez nous.

Or, et c’est ça le plus affligeant, on ne voit aucune révolte, tant sur le terrain que sur le banc, Euvrard, lui aussi, paraissant impuissant et aussi mou que ses joueurs, affichant une sorte de résignation qu’il lui est bien difficile de masquer, même en conférence de presse d’après match, où il tente à chaque fois de retenir la moindre petite satisfaction et niant l’évidence.

Bref, à ce rythme, notre équipe ne doit assurément plus regarder vers le haut mais bien vers le bas, abandonnant déjà en ce début novembre la moindre ambition de pouvoir bien figurer dans la compétition.

Dans ces conditions, il est bien normal et compréhensible que nombre d’observateurs réclament la tête de l’entraineur, englobant même dans leurs griefs les têtes de la Direction, Marc Wilmots y compris.

Je ne peux, pour ma part, me résigner à exiger de tels actes, si forts soient t’ils, conscients que, sans eux, qui s’occuperait avec autant de volonté de bien faire, de sauver le Standard ?

Il y a eu sans aucun doute des erreurs dans le recrutement, mais la chose n’est à coup sûr peu évidente au vu de nos moyens, même si certains profils nous manquent cruellement, essentiellement des joueurs capables de tirer l’équipe et de secouer les autres quand les événements ne tournent pas dans le bon sens.

Notre effectif manque à n’en pas douter de caractère, seuls sans doute Abid, Epolo, Hautekiet et …. Lawrence, voir Fossey, faisant exception !

Or, en citant Lawrence, je touche à un point sensible et montré du doigt ces dernières semaines.

Voilà un garçon, irréprochable la saison passée, quel que soit le poste où il est aligné, affichant à chaque fois une volonté sans faille et n’hésitant même plus à se porter vers l’avant pour apporter le danger, mais qui est, depuis l’entame de la saison, royalement « snobé » par son coach ! L’effectif aurait pourtant un furieux besoin d’une telle mentalité sur la pelouse, au lieu de le laisser invariablement sur le banc !

Sa polyvalence lui serait t’elle en fin de compte préjudiciable ?  Les autres alignés lui sont t’ils à ce point supérieur ?

Je ne vois en tous cas que cette seule explication, et c’est bien regrettable !

Car le Standard a toujours eu l’image d’une équipe de guerriers, le talent seul n’étant pas toujours nécessaire pour s’imposer chez nous. Force est de constater que cette qualité, le plus souvent, ce sont nos adversaires qui l’affichent !

Alors, les amis, j’ignore de quoi demain sera fait, et je n’ose imaginer une nouvelle déconvenue lors de la visite de Beveren, où l’ambiance et l’accueil réservé aux joueurs risquent encore d’être sulfureux. Les joueurs sont prévenus !

Dire qu’en plus, je serai au stade, exceptionnellement et par le plus grand des hasards, après avoir assisté la dernière fois à ce remarquable match que fut la visite de l’Antwerp, certes couronné par une victoire sur le plus petit score, mais tellement porteur d’espoir au vu du jeu développé cette fois-l. Je risque fort de voir une sacrée différence entre nos deux parutions !

Peut-être même, entre la publication de mon mot et ce vendredi, y aura-t-il du mouvement en interne, si vous voyez à quoi je fais allusion, car, cette fois, vraiment, la position d’Euvrard devient intenable, beaucoup réclamant, si pas un entraineur plus charismatique, à tout le moins une personnalité autrement plus forte et capable de secouer des joueurs devenus amorphes !

Courage les amis, le Standard, fort heureusement, n’est pas encore mort, tout juste un peu …. A l’agonie.

Gerouche

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