Malgré les résultats en demi-teinte, il est une recrue qui donne pleine et entière satisfaction au Standard, au moins à Vincent Euvrard, puisqu’elle ne quitte pas le onze de base. Alexis Trouillet s’est installé en sentinelle devant la défense, où son style rappelle quelques autres joueurs français passés par le club.
S’il est aligné dans un rôle de n°6, Alexis Trouillet ne manque pas de football dans les pieds, et cela se voit dès ses prises de balle et sa façon de prendre l’information. « Il y a une part d’inné là-dedans, c’est une certitude », reconnaît-il à ce sujet en conférence de presse. « On a certaines qualités de manière naturelle. Mais je travaille aussi beaucoup pour ça ».
Car en tant que milieu défensif, le rôle de Trouillet est crucial dans la tactique de Vincent Euvrard. « Il faut voir les choses hyper rapidement à mon poste, car si tu as un temps de retard, c’est catastrophique », pointe le joueur formé au Stade Rennais.
« Mais il faut trouver le bon dosage entre voir les choses vite et ne pas se précipiter. C’est mental ? Oui, mais aussi technique, car il faut que les pieds suivent. Si tu vois quelque chose, mais que tu ne sais pas le mettre en oeuvre, c’est compliqué », sourit Alexis Trouillet. « Il faut constamment être en prise d’information, puis essayer d’aller le plus vite possible dans la prise de décision ».
Alexis Trouillet connaît-il Trebel et Vainqueur ?
Si on demande aux milieux défensifs de savoir jouer au football à l’heure actuelle, la grinta reste une qualité nécessaire au Standard. « J’ai toujours été un joueur plutôt agressif, qui se donne sur le terrain. Le jeu défensif me plaît. Il faut soulager la défense, et des milieux comme Vitinha, Pedri, Verratti le font ; on en parle peut-être moins parce que c’est moins impressionnant, mais ça fait partie du poste ».
Reste l’importance de laisser s’exprimer son instinct. « C’est-à-dire qu’on met des choses en place à l’entraînement, pour avoir des repères, puis qu’il y a la réalité du moment, sur le terrain. Certaines choses doivent se faire à l’instinct », estime le natif de Saint-Priest-en-Jarez. « Le coach le sait et me laisse faire ça ».
Un mélange de physique et de talent qui peut rappeler deux anciens Rouches très appréciés du public : Adrien Trebel et William Vainqueur. « Je connais surtout Trebel car nous avons beaucoup de connaissances en commun. C’est un bon joueur. L’autre joueur que vous me citez, je le connais moins », reconnaît Alexis Trouillet.
