Le mot de « Gerouche »: FAUT T’IL EN RIRE

Chers supporters,

IL est vrai que la grimace est plus belle, à ce qu’on en dit…. Et hier soir, la prestation de notre équipe fut à ce point mauvaise qu’il vaut mieux en rire que d’en pleurer.

Voilà une élimination des œuvres de Gand, prévisible et logique, qui aura au moins le mérite de remettre les choses en place. Ce Standard là n’avait pas sa place au stade suivant de la compétition, point.

Même si l’équipe en place avait laissé entrevoir une embellie, lors des dernières rencontres, seuls les résultats restant insuffisants, cette fois, il n’en fut rien, notre entrejeu, essentiellement, étant aux abonnés absents, à croire que les joueurs avaient déjà la tête à dimanche prochain, pour une rencontre primordiale en vue …. Du maintien.

Pas sûr néanmoins qu’ils aient fait le plein de confiance, à l’image de Samuel Bastien, complètement désabusé lors de l’interview d’après match. Et ma foi, je me demande s’il n’a pas déjà trouvé là sa prochaine reconversion, face au micro, plutôt que sur un terrain de foot.

Toutefois, il faut bien lui rendre ce qui lui appartient ; Samuel est à coup sûr le joueur le plus propre dans ses interventions, parmi ceux du club et même de la pro-league toute entière. Aucune vilaine faute à lui mettre sur le dos, et pour cause …ayant revêtu le costume de Casper.

Autre satisfaction aussi, et cela mérite d’être mis en exergue : la présence indispensable de Klauss dans le petit rectangle, ce dernier étant parvenu à se procurer à lui seul la moitié des occasions de son équipe ! Chapeau bas à notre homme, vraiment.

Et puis, je m’en voudrais aussi de passer sous silence le rendement et la sobriété de Nicolas Raskin, que j’adorais encore voici quelques mois, et qui semble avoir tout compris, quand les spécialistes parlent de « jeu sans ballon ».

Désormais, il ne vise plus que les joueurs. Bien vu Nicolas !

Qui plus est, ce serait aussi faire peu de cas du match de Sélim Amallah, altruiste et opportuniste en diable, qui tente plus que jamais à vouloir tout réaliser tout seul, accomplissant à chaque fois le dribble de trop, comportement du reste hautement apprécié par son coach, qui, pour lui éviter une sortie prématurée du terrain pour cause de carte rouge menaçante, fit monter au jeu son double, à savoir Dragus, histoire de préserver sans aucun doute le schéma tactique et la dynamique !

Aussi, quand je vous dis que notre entrejeu était aux abonnés absents, ce n’est rien de le dire, les seuls qui auraient sans doute pu apporter de la présence à ce niveau ayant été laissés sur le banc, à savoir Bokadi et Cimirot, sans doute préservés en fonction du match de dimanche prochain.

Certes, face à tout ceci, il y a eu un but, et quel but ! Le tir du gauche de notre norvégien valant à lui seul le déplacement. Mais cette seule et unique action valable de sa part suffit t’elle à sauver son match, insipide et peu inspiré lui aussi ?

Et luka Elsner, dans tout ceci, quel réel impact a-t-il eu finalement sur son équipe, sur le jeu développé, depuis son arrivée ?

Comme dit précédemment, j’avais cru percevoir les signes d’une amélioration évidente, dans les combinaisons surtout, jusqu’ici inexistantes ou presque, mais force est de constater qu’il ne fait pas mieux que ses prédécesseurs, enlisés qu’il est toujours dans la recherche d’un système stable, d’une compo d’équipe à chaque fois remise en question, alors qu’il apparait de plus en plus nécessaire de construire enfin des automatismes à chaque poste, dans chaque ligne, ne fusse que pour donner un minimum de confiance aux pseudos titulaires.

Et puis, à côté de ce tableau, pas vraiment idyllique, il y a la gestion du club, aux mains de ce brave mais peu avisé Venanzi, poussé dehors vraisemblablement par la masse populaire et les résultats catastrophiques de son Standard, beau jouet qu’il s’est offert sur un coup de cœur, pour ne pas dire un coup de tête, ( En voilà un au moins qui sait la placer, contrairement à nos transparents attaquants ), jouet qu’il a au demeurant bien vite cassé, pour tenter aujourd’hui de recoller les morceaux. Mais Dieu sait combien il est parfois difficile de reconstruire sur des ruines, le mieux étant souvent de tout raser pour ériger à l’état neuf.

Fort heureusement, nous avons dans nos rangs l’homme de la situation, Noë étant certainement tout disposé à embarquer tout le monde dans son arche pour préserver l’ensemble d’un naufrage annoncé, en attendant des jours meilleurs.

Quoiqu’il en soit, notre président parle aujourd’hui de « recapitalisation », à échelle de 15 millions d’euros, à peine de quoi couvrir un déficit bien supérieur à ce montant sur une seule saison.

Pas vraiment de quoi pavoiser, là non plus, quand on sait qu’il en faudrait bien plus pour remettre le Standard sur de bons rails, avec qui plus est une Direction sportive autrement avisée et efficace.

Non, vraiment, le tableau en cette fin d’année est tout sauf édulcoré mais au contraire très réaliste et peu enviable, au grand désespoir des fervents et inconditionnels supporters que nous sommes.

La question est et demeure : comment le Standard a pu en arriver là ? Un club qui peut légitimement se vanter de posséder un des plus gros contingents de supporter du pays !

On pourrait presque parler de mauvaise blague, si la réalité n’avait pas dépassé la fiction.

Nous en sommes-là, à cette veille de fêtes, mes amis.

Mais, fort heureusement, le covid, ou plutôt, le mutant Omicron ( Omacron sans doute pour nos amis Français ), est passé par là et est venu à notre secours, incitant nos politiciens à recourir à des stades vides dès janvier, ce qui semblait déjà promis au Standard, pour au moins trois rencontres. Alors, même si cette mesure peut paraitre injuste, incompréhensible, dégoutante même, vu le contexte avancé des vaccinations et les contrôles déployés aux entrées des stades, elle devrait au moins empêcher nos joueurs d’avoir le « trouillomètre » à zéro, à leur montée sur la pelouse, sachant que leurs supporters ne vont pas manifester leur légitime mécontentement et les conspuer au moindre centre et passe ratée, comme ils en ont pris la très fâcheuse et mauvaise habitude.

J’ajouterai pour ma part qu’il aurait suffi aux participants du codeco d’interdire la vente de boissons et autres dans et aux alentours du stade, seuls endroits ou la transmission du virus étant réellement possible, obligeant ainsi les cafés environnants à fermer leurs portes, pour permettre aux vrais supporters de continuer à se rendre au stade.

La gestion de l’épidémie n’apparait décidément pas plus avisée que celle de notre club, à bien y réfléchir.

Je vous laisse là pour ce jour, veille de fêtes, même si le cœur des supporters n’y est pas vraiment. Après tout, ce n’est que du sport, l’essentiel est ailleurs.

Gérouche

14 thoughts on “Le mot de « Gerouche »: FAUT T’IL EN RIRE

  1. Salut Gerouche
    Une seule chose compte vraiment nos familles et les gens qui nous sont chers, le Standard n’est qu’une passion (qui nous tue …lol)
    Il faut espérer une victoire contre Zulte au pied du sapin mais vu le climat actuel et l’ambiance et le moral au … top ca risque d’être un long chemin de croix dimanche, si seulement StNicolas et la Père Noel pouvaient nous aider un rien…
    Le mois de janvier sera crucial, il nous FAUT des RENFORTS et une BONNE PREPARATION hivernale, n’oublions le programme du mois de janvier on risque si rien ne change de recommencer par deux défaites…. mais il y aura du changement SVP du changement

  2. Et s’il y avait sabotage de la part de certains joueurs.
    Ces joueurs sont parfois « approchés  » pour perdre des matchs. Pourquoi ne seraient ils pas approchés par certains pour reprendre un club à bon prix……?
    On peut en rire pour ne pas en…… pleurer.

    Bonnes fêtes de Noël à tous !

  3. Je pense qu’il faut relativiser. On s’en sortira, c’est certain. Argent nous trouverons, transferts nous aurons.
    Allez, je m’éclipse . Comme tout le monde, 100.000 choses à faire aujourd’hui.

    Joyeux covid à tous.

  4. Avec les chiffres avancés par Venanzi, la recapitalisation de 15 millions permettra seulement d’éviter la faillite et rien de plus. D’autre part ces mêmes chiffres me font craindre que la trésorerie soit dans le même état que le bilan et dès lors dans l’impossibilité de payer les joueurs (d’où la vente précipitée de Siquet). Si les joueurs ne sont pas payés, il ne faut pas chercher ailleurs le manque de motivation.

    1. Joyeux Noël kich, mais, ceci dit au passage, je ne parlerai pour ma part pas de manque de motivation, juste de manque de confiance, point. Je ne pense pas que l argent soit k origine des difficultés de actuelle s.

  5. toujours les mots justes GEROUCHE, mais même avec des millions qui tombent du ciel, il nous faut des dirigeants capables de gérer le sportif. 15 millions c’est juste pour boucher les trous, et après .
    je vais encore me mettre des gens à dos mais avec les mêmes joueurs Mazzu fait d’autres résultats , vous voyez des pseudos vedettes à l’union , moi pas.
    bonnes fêtes les amis Rouches

    1. Undav un buteur tueur qu’on n’a pas chez nous Klaus est 20x moins tueur
      Lapoussin on a pareil mais 10x moins bon
      Mitoma un crack qui ne restera pas longtemps
      une défense de fer qui SAIT se RETOURNER et des défenseurs ultras rapides ils l’ont et … nous pas, leur défense est la meilleure de Belgique avec La Gantoise, en résumé ils sont simplement meilleurs que nous il n’y a pas photo, rapidité justesse et j’oubliait VanZeir
      Leur cellule de scouting est au top on devrait prendre exemple…

      1. Mwoauis, tu as à coup sûr raison pour undav, un vrai buteur que nous n avons pas. Mais ce que je vous surtout, c est 11 joueurs qui jouent bien équipe, les uns pour les autres, sans la moindre pression et suivant un schéma tactique répété, inchangé et archi maîtrisé. Tout le contraire de nous. La plupart des cadres étaient encore inconnus avant la saison… Cette équipe fait un peu pensé à celle du lierre, championne avec gerets. Une fois les joueurs dispersés, ils n ont plus rien fait. Parfois, une équipe bien gérée rend les joueurs meilleurs, mais seulement tous ensemble.

  6. Le jour de la résurrection est arrivé. Tous les signaux sont au vert. MAIS gare à la future euphorie d’après match. Notre coach devra gérer les excès. Certains se verront champions dès aujourd’hui. Nous tiendrons notre match référence dès le match terminé. Ze come back is for today! Que Zulte sorte les Pampers. N’oubliez surtout pas ce proverbe magnifique qui va nous mettre du baume au coeur et convient parfaitement à cette dernière journée footballistique de l’année:: « Quand la femme s’exprime, l’homme déprime.. ». À méditer mais je ne crois pas que ce soit vraiment nécessaire.

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