Le mot de « Gerouche »: L’UNION FAIT LA FORCE

Alors que Saint Gilles bombe le torse

Et qu’au Standard la crise s’amorce

Chers supporters,

Ce match, face aux promus, je ne le sentais pas ! Je ne sais trop pourquoi, mais, malgré nos récentes victoires en déplacement, j’avais un curieux et mauvais pressentiment, comme si nos couleurs nous avaient tellement habituées, par le passé, à souffler le chaud et le froid, à relancer ceux qui sont dans le trou, même si ce n’était pas spécialement le cas des Bruxellois.

Dans les faits, nous eûmes droit à dix minutes « passables » où les hommes de Leye firent jeu égal avec leurs hôtes, et puis basta, plus rien.

Ce match me fait curieusement penser à celui vécu par les diables rouges en juin dernier, à Copenhague, face à une équipe Danoise littéralement survoltée, même si les Danois ne purent tenir ce rythme qu’une mi-temps, au contraire des Unionistes, hier. Il est vrai que si les vikings étaient parvenu à creuser l’écart avant la pause, comme ils l’auraient sans fois du le faire, on ne parlait plus du retour des Belges !

Hier soir, nous n’eûmes pas une seule action valable digne de ce nom à nous mettre sous la dent, pas un seul tir, encore moins cadré, vers la cage de Norris, une honte !

Mais comment une telle chose fut t’elle possible, alors qu’une trêve internationale se profilait dans la foulée, laissant les troupes au repos et devant dès lors tout donner avant ce long congé pour rester bien placé ?

Notre entraineur est t’il à ce point mauvais qu’il est incapable d’aligner un onze correct deux fois de suite, soit les meilleurs, les plus volontaires et déterminés sur la pelouse, d’avoir un schéma tactique cohérent sans laisser se promener les attaquants adverses à leur guise dans notre petit rectangle ?

Certes, Mbaye était privé de Layfis, son seul joueur d’expérience à l’arrière, l’encore trop jeune même si talentueux Cissako ne pouvant revendiquer le titre de cador et de maitre à jouer vis-à-vis de ses plus jeunes encore partenaires, Gavory excepté !

Était-ce toutefois une raison suffisante pour laisser par trois fois ce Van Zeir seul au second poteau, n’ayant plus qu’à pousser le cuir au fond, tous les dangers venant presque systématiquement du flan gauche de l’Union, où un certain Lapoussin faisait merveille ?

Gavory, à chaque fois spectateur passif, est ici clairement mis en cause, mais pas le seul.

Que dire du transparent Amallah, juste bon … quand on le laisse faire ?

Que penser de Raskin, l’ombre de celui qu’on admirait et aurions aimé applaudir la saison passée ?

Comment remonter le ballon quand Siquet ne réussissait aucune de ses passes, systématiquement interceptées ?

Comment utiliser Samuel Bastien, dont on ne sait toujours pas où est sa vraie place et son rôle sur le terrain ?

Pourquoi insister à vouloir renforcer un entrejeu avec deux médians récupérateurs se marchant inévitablement sur les pieds ?

En face, nous avions une équipe qui jouait, non seulement avec une envie folle, se trouvait les yeux fermés mais n’envoyait jamais un homme seul, que ce soit à l’anticipation, en défense ou en contre, ils étaient toujours au moins deux à combiner face à l’un des nôtres, au contraire de nous qui adressions des passes à des hommes seuls, la plupart du temps.

Dans ces conditions, nous étions toujours en infériorité numérique, quelque soit la zone du terrain où se trouvait le ballon.

Une seule explication à cela ; un manque de courses évident, que ce soit vers l’arrière ou vers l’avant, chacun devant se débrouiller seul pour faire la différence. IL n’y avait donc pas photo, l’équipe la plus motivée, la plus volontaire, se devait de l’emporter face à toutes ces lacunes, surtout si on ajoute que les passes, tantôt trop appuyées, mal calibrées, soit trop latérales, soit interceptées à force d’être adressées à des joueurs trop éloignés pour ne pas s’être rapprochés du porteur du ballon, n’arrivaient jamais.

Triste spectacle que celui offert par le Standard samedi soir, qui a au moins le mérite de remettre tout le groupe en cause, sans oublier l’entraineur, dont on cherche toujours à comprendre dans quel sens il va, et, pire encore, quelle est la seule évolution positive depuis son intronisation !

La question, plus que jamais, est donc celle-ci ; ce groupe est t’il incapable de faire mieux ?

Certains diront que nos victoires, même si acquises dans la douleur, ont de quoi entretenir l’espoir de jours meilleurs, que l’équipe est encore bien jeune, ce qui est vrai, mais moi, ce que je vois, ce que même les hommes censés encadrer les premiers sont souvent pris en défaut et ne portent nullement le groupe, comme devraient le faire Cimirot, Gavory, Raskin, Bastien, Amallah, peu à leur affaire !

Cette équipe manque de personnalité, sans conteste, et donc incapable de se faire violence quand les choses tournent mal, c’est une évidence. Passe encore quand le score, le résultat reste ouvert, mais dès le second but, c’est la bérézina, tout simplement.

En attendant, au lieu de bénéficier de quelques jours de repos mérités, la crise, déjà, est certainement en train de couver à Sclessin.

Comme souvent, la solution la plus évidente serait de débouter le coach en place, mais au profit de qui et avec quel argent ?

Pire, qui aurait envie de venir entrainer le Standard, dans la situation actuelle ?

Le mieux n’est t’il pas encore de garder Leye, contre vents et marées, quitte à connaitre d’autres jours SANS, mais aussi avec quelques autres AVEC, selon les circonstances ?

Je ne suis pas Dieu, encore moins visionnaire, et donc je suis incapable de répondre à cette question.

Certes, hier, avant le coucher, j’avais envie comme vous tous de tout mettre à la poubelle, l’entraineur en tête, mais aussi la Direction.

Mais la colère est rarement bonne conseillère, alors, attendons et espérons, au moins une réaction d’orgueil, une prise de conscience collective, au risque de voir partir les seuls éléments du groupe n’ayant rien à se reprocher, à savoir Bodart et Klauss, qui, à ce rythme, pourraient fort bien, dès que l’occasion se présentera, être tentés d’aller voir ailleurs.

Nous avions convenu, à l’aube de cette saison dite, une fois encore de « transition », de faire preuve de patience vis-à-vis de notre jeune équipe. Mais la patience a des limites et ne repose sur le constat d’un engagement total de nos joueurs, surtout quand on voit que nos rivaux, eux, ne calculent pas leurs efforts et jouent en groupe.

C’est tellement beau et simple, le football, quand on a compris ça !

Alors, courage les gars, et, de grâce, ne nous en prenons pas aux jeunes qui veulent bien faire mais sont bien mal entourés.

Gérouche

 

 

 

13 thoughts on “Le mot de « Gerouche »: L’UNION FAIT LA FORCE

  1. Oui, l’union fait la force mais quand t’as un coach qui n’est pas écouté par ses joueurs, qui réclame des transferts qu’il a eu et qui ne les fait pas jouer, un président qui pense d’abord à son stade avant de penser au sportif, et qui n’a pas les moyens de ses ambitions, l’union, faut l’oublier !!!

  2. Bel article Gerouche et belle réaction UI96 ….
    le stade le stade et encore le stade … il n’y a plus que cela qui compte
    Pour les joueurs irréprochables je ne suis pas d’accord seul Klaus est à sortir du lot, Bodart et ses dégagements qui mettent l’équipe directement en difficulté j’ai pas trop aimé…
    Gavory toujours moins bon ou plutôt de plus en plus mauvais… Amallah qui drible et perd le ballon ou qui tombe au moindre coup de vent …
    Les 3 joueurs au même profil Raskin Bastien Cimirot qui se marchent sur les pieds et le coach complètement dépassé.
    Je ne sais plus trop bien quoi penser

  3. Persil, je pense que l’oignon fait la force du jet d’ail.

    Je pense depuis le début qu’on a besoin d’un meilleur cuisto et fissa fissa ! Il est grandement urgent d’engager Philippe Etchebest pour leur remonter les bretelles, les motiver et utiliser les ingrédients à disposition de la meilleurs manière que possible … et plus encore.

    Le noyau est régulièrement renouvelé, rafraîchi, et tjs le même constant d’inconstance, de manque de caractère et de consistance. Il est donc temps de faire un choix judicieux niveau coach.

    Pour commencer, je propose de désigner comme critère de compétence (toute suggestion est la bienvenue) :

    – Exigence (des joueurs et coach) de maîtriser au plus vite le français pour leur faire comprendre qu’il sont (sensés être) dans le meilleur club francophone du pays
    – Capacité à développer l’esprit de groupe, l’altruisme. Cela fait trop longtemps qu’on subit la vision d’une équipe trop dispersée, coupée en 2,3 ou … 11. On attaque et on défend ensemble. Celui qui n’adhère pas au concept > banquette.
    – Un vrai coach qui comprenne que la qualité et la fréquence des déplacements = création d’opportunités, et donc qualité de jeu et occasions. Trop longtemps qu’on subit ce « statisme » (voir catalepsie) sur le terrain.
    – Capacité à mettre les joueurs en confiance, ce qui est conditionné par un minimum de psychologie et les 2 points précédents (voir les 3).
    – Un minimum de sens tactique (pas une tactique de plateau télé)

    Je n’ai pas compris qu’on prenne un coach inexpérimenté pour gérer un saison de transition avec un groupe très inexpérimenté. J’estime qu’il s’agit d’une grosse erreur de gestion. On le sent dans le discours et la gestion de Leye. Il tâtonne, est maladroit dans son discours, pas rassurant, tactiquement inconstant, …

    Pas de sa faute, on peut comprendre son désir de relever un si beau défit. Je pense juste qu’il n’est pas la bonne personne au bon moment. J’espère bien sûr me tromper …

          1. beau petit pactole pour jouer à la baballe avec les u21
            Venanzi occupe toi du stade et des investissements immobiliers et laisse la présidence à quelqu’un qui connait le foot STP

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