« Je n’avais que le Standard en tête » : la grande interview de retour d’Andi Zeqiri chez les Rouches

Après une saison compliquée en Pologne, Andi Zeqiri est de retour dans un environnement familier au Standard. L’attaquant suisse veut marquer la saison des Rouches de son empreinte, aider le Matricule 16 à retrouver la Coupe d’Europe et se glisser à nouveau au sein de la sélection suisse après une Coupe du monde suivie à la télévision. Il lui faudra, pour cela, d’abord se remettre en pleine forme physiquement.

Son dossier a animé les derniers jours du mercato en bord de Meuse. Andi Zeqiri est de retour au Standard, en prêt avec option d’achat. Deux jours avant le déplacement à Westerlo dans le cadre de la sixième journée de Pro League, l’attaquant suisse a été « re »présenté en conférence de presse, et s’est exprimé sur ce nouvel épisode dans sa carrière.

« Le Standard reste le Standard. Depuis le premier jour ici, j’ai senti quelque chose de spécial. Cette possibilité de revenir était une réelle excitation. Je connais les attentes qu’il y a ici et ce que mérite ce club. Mais avec le travail de la nouvelle direction et de Vincent (Euvrard), il y a beaucoup plus de qualités que lors de mon premier passage. »

Andi Zeqiri apprécie le nouveau Standard qu’il découvre

Présent dans les travées de Sclessin le week-end dernier, Andi Zeqiri a apprécié ce qu’il a vu. La prestation des Rouches tranchait avec ce qu’il avait connu sous les ordres d’Ivan Leko. « J’ai vu que les joueurs avaient faim et c’est ce que j’aime. Contre l’Antwerp, l’équipe a dominé le match, n’a pas laissé jouer et s’est créée beaucoup d’occasions. Il y a encore des progrès à faire, mais le Standard est sur une bonne lancée et il faut la garder. »

Dans ses premiers mots, l’avant-centre de 27 ans a insisté sur l’importance de la nouvelle direction. Ne serait-il pas revenu si le Standard était toujours sous les ordres de 777 Partners ? Si, car c’est surtout pour le club que je reviens, mais c’est évidemment un grand plus qu’il y ait une nouvelle direction. Le club travaille avec de bonnes personnes et ce que Marc (Wilmots) m’a montré me motive beaucoup.

Quelques jours stressants avant de signer

Une présentation des projets du club qui a bien failli ne pas être suivie d’un transfert, Andi Zeqiri ayant dû rester dans la salle d’attente dans l’espoir qu’un attaquant quitte le Standard en fin de mercato.

« Ces journées ont été un peu stressantes, même si je n’aime pas ce mot parce que cela fait partie du métier. Mais je voulais vraiment revenir ici et j’attendais ce moment avec impatience. Quand Dennis n’est pas parti, je me suis dit que c’était la vie et que ça devait se passer comme ça. Mais Marc m’a tenu au courant, une solution a pu être trouvée et j’en suis très heureux. »

Amis, Ayensa et Zeqiri ne se disputeront pas les penaltys

Et Andi Zeqiri est naturellement d’autant plus heureux que son ami Ayensa soit finalement resté. « On a créé un vrai lien au Standard et il n’a pas changé. On essaye de s’aider, il a ses qualités et moi les miennes. C’est toujours plus agréable de travailler avec un ami. »

Un ami qui a désormais pris le rôle de tireur de penaltys qui était celui du Suisse sous les ordres de Leko. « On ne va pas se battre pour ça (rires). Le plus important est l’équipe, les individus ne peuvent pas performer si le collectif ne suit pas. S’il tire, il tire. Et si c’est moi, c’est moi. Oui, il faudra déjà voir si on est tous les deux alignés. Il y a pas mal d’options offensives, ce sera au staff de décider. »

Zeqiri Andi

Le Suisse doit retrouver sa forme physique…

Une option que ne représente pas encore pleinement Andi Zeqiri, qui n’est pas au meilleur de sa forme après plusieurs mois sans jouer et qui a encore besoin de temps même s’il montre déjà de bonnes choses à l’entraînement, dixit Vincent Euvrard. Zeqiri, lui, espère ne pas perdre trop de temps.

« Je me suis entraîné pendant quelques semaines en Pologne et j’en suis à une dizaine de jours avec l’équipe. Le staff fait du très bon travail avec moi et est vigilant. Je me sens bien, la communication est bonne. Pour mon temps de jeu, le coach décidera, mais je suis prêt à jouer 20, 30 ou 60 minutes et à donner le maximum. »

… après un troisième transfert sur le « gong » du mercato

Un retard physique de début de saison qui n’est pas totalement inconnu pour Andi Zeqiri, dont le premier passage au Standard s’était déjà concrétisé dans les derniers jours du mercato et qui avait aussi rejoint la Pologne en provenance de Genk alors que la fenêtre des transferts était sur le point de fermer et que la saison avait déjà repris.

« Cela commence à être une habitude mais elle n’est pas très agréable. J’ai toujours voulu être transféré le plus rapidement possible, mais on ne peut pas toujours tout contrôler. C’est pour ça qu’il faut toujours avoir plusieurs possibilités, même si je n’avais que le Standard dans ma tête. »

Ces retards physiques ont souvent eu des raisons différentes, et celui-ci est lié à son aventure compliquée au Widzew Lodz. « Une carrière est faite de hauts et de bas et je ne garde que le positif. J’ai connu pas mal de changements là-bas, avec notamment trois entraîneurs différents en un an. Je n’ai pas reçu beaucoup d’opportunités, mais cet épisode m’a forgé mentalement. »

Zeqiri Andi

Une quête de stabilité pas encore comblée

En revenant au Standard, Andi Zeqiri espère accomplir l’objectif qu’il nous présentait il y a deux ans lors de sa première présentation en bord de Meuse : celui de trouver de la stabilité après un début de carrière mouvementé. Un objectif qui n’a pas changé.

« C’est aussi pour ça que je suis revenu, car je me sens bien ici. J’ai déjà connu pas mal de clubs, mais je me suis toujours senti très bien ici. Les gens sont comme une grande famille et sont formidables, y compris en interne, tout le monde parle le français. Cela aide à s’adapter et cela aide à se projeter. »

Andi Zeqiri clame son respect pour Marc Wilmots

Il faudra, pour cela, que l’option d’achat présente dans son prêt soit levée. « Contractuellement, Marc (Wilmots) le sait mieux que moi. Mais on espère qu’on arrivera à lever cette option. Marc est une personne que j’aime vraiment, son expérience dans le football a tout mon respect. Être accueilli par des gens comme lui est un grand plus. »

Dans des conditions bien plus favorables qu’en 2024-2025, Andi Zeqiri voudra donc marquer la saison des Rouches de son empreinte. Avec la même envie que ses partenaires : celle de permettre au Matricule 16 de retrouver l’Europe, sept ans plus tard. Et aussi, peut-être, pour retrouver la sélection suisse qu’il n’a plus connue depuis le mois de novembre et avec laquelle il a donc raté la Coupe du monde malgré ses 18 sélections.

« J’aurais aimé être sur le terrain. L’équipe nationale reste dans un coin de ma tête, je veux y retourner et c’est aussi pour ça que je suis ici. Mais cela passe après, car le plus important reste le club », a conclu Andi Zeqiri.

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